Incertain Maghreb

Le Maghreb fait partie de notre voisinage immédiat et constitue le pont entre l’Europe et l’Afrique. Il est au cœur de nos intérêts. Pourtant, les cinq pays du Maghreb, pour des raisons différentes, paraissent plus ou moins à bout de souffle entre aspirations internes et pressions externes. L’attentisme répond à l’effervescence mais annonce probablement des tumultes à venir, comme l’étude des cinq pays (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie) l’illustre.

Cette page est réservée aux abonnées Membre Abonné (3 mois) et Membre Abonné (1 an).
Se connecter S’inscrire

Au Sahel, l’ennemi, c’est la piraterie du désert profitant de la disparition de l’État

Une table ronde du dernier Forum de sécurité de Marrakech[1] s’intitulait : La zone sahélo-saharienne : retour de la menace entre le terrorisme transnational  organisé et les milices armées. Ce titre est révélateur d’une hésitation : celle qui porte sur les causes du désordre persistant dans la zone sahélo-saharienne. Il pourrait en effet être reposant de clamer comme d’habitude que « c’est la faute du terrorisme ». Pourtant, dix-sept ans après les attentats du 11 septembre, il semble bien que cette explication ne suffise plus et qu’il faille trouver autre chose.

Source Continue reading “Au Sahel, l’ennemi, c’est la piraterie du désert profitant de la disparition de l’État”

Etudes Stratégique n° 4 : La France vue par ses proches

Abonné ? Téléchargez directement l’étude en cliquant sur ce lien !

La France est-elle intimidante, résolue, respectable, aimable, cohérente, fiable ? Comment est-elle perçue à l’extérieur ?

Ces questions, avec d’autres, (Quels sont les atouts stratégiques de la France ? Quels sont ses défauts et limites ? Quels accords stratégiques ou quels projets faudrait-il développer en commun ?), nous les avons posées à des chercheurs de pays proches de la France, voisins et partenaires.

 Cityscape with Eiffel Tower

Tous ont répondu sans fard, signe que la France continue de ne pas laisser indifférent, au plan stratégique. Elle demeure donc un acteur qui compte. Nous déplorons toutefois que les chercheurs américains sollicités, trop occupés par la force des débats de l’élection présidentielle américaine, aient passé leur tour : faut-il y voir un désintérêt pour la France ou l’habituel américano-centrisme ?

On lira ci-dessous ces contributions diffusées au premier semestre 2016 comme un large tour d’horizon des regards portés sur la France par des proches. On découvrira avec une certaine surprise que la principale pétition qui se dégage de ces propos parfois lapidaires est que, dans le désordre actuel, la France doit d’abord être la France, autonome, lucide, engagée et impartiale, ce qu’elle n’est sans doute plus assez.

Ainsi, pour reprendre les trois questions proposées, la plupart des auteurs reconnaissent à la France d’être la première puissance militaire européenne et qu’elle est quasiment la seule nation européenne à avoir un rôle à l’échelle du monde. A contrario, le principal reproche qu’on lui fait est de ne pas assez coopérer ou, plus exactement, de se comporter de façon unilatérale (et non intergouvernementale). La plupart des auteurs répondent enfin qu’il y a des espaces de coopération entre leur pays et la France : ici, la diversité des demandes empêche d’identifier un axe clair, ce qui suggère que la ligne stratégique de la France doit être multiple et s’orienter selon plusieurs axes (européen, africain, mondial par exemple).

Il sera bon de s’en souvenir à la relève de législature en mai 2017.

Notons enfin que chacune de ces analyses, publiées dans La Vigie au premier semestre 2016, doit être lue en conservant à l’esprit sa date de parution et les événements qui faisaient alors l’actualité. Parfois, cela peut éclairer le propos.

Bonne lecture. JDOK

La France stratégique vue de :

 

  1. Tunis (Abderaouf Ounaies)-                                     6 janvier 2016
  2. Grande-Bretagne (Julian Lindley-French)-          20 janvier 2016
  3. Madrid (Felix Arteaga)-                                            3 février 2016
  4. Rome (Ferdinando San Felice di Monteforte)-    17 février 2016
  5. Belgique (André Dumoulin)-                                    2 mars 2016
  6. Bucarest (Gheorge Ciascai)-                                     16 mars 2016
  7. Rabat (Jawad Kerdoudi)-                                          30 mars 2016
  8. Varsovie (Andrzej Szeptycki)-                                  13 avril 2016
  9. Stockholm (Lars Wedin)-                                          27 avril 2016
  10. Beyrouth (Georges Corm)-                                        11 mai 2016
  11. Bamako (Moussa Mara)-                                           25 mai 2016
  12. Berne (Alexandre Vautravers)-                                 8 juin 2016
  13. Moscou (Anna Dudar)-                                              22 juin 2016
  14. Berlin (Detlef Puhl)-                                                   6 juillet 2016
  15. Alger (Abdennour Benantar)-                                  20 juillet 2016
  16. Zagreb (Jugo Joz)-                                                      Inédit

Photo via Rob Potvin via VisualHunt.com

Pour lire les articles en entier, connectez-vous ou achetez l’étude dans la boutique !

 Attention, vous devez avoir le logiciel Acrobat Reader installé sur votre poste pour lire notre lettre (format .pdf).

 

 

 

N° 47 : Après Nice | Varsovie : un sommet ambigu | Stratégie 2017 vu d’Alger

Abonné ? Téléchargez directement la lettre en cliquant sur ce lien !

Extrait des articles présents dans cette lettre :

47 Nice

Après Nice

Nous y voilà, nous sommes « après Nice », après cette attaque meurtrière des badauds du feu d’artifice niçois du 14 juillet sur la Promenade des Anglais. Les rendez-vous républicains sont plus dangereux que les fêtes du football ! On peut y mourir. La sécurité du pays et la vie de la population ne sont plus garanties, pas même en état d’urgence, pas même après un impeccable défilé sur les Champs Élysées. La DGSI l’annonçait : tout est utilisable par des « fous de Dieu » pour tuer massivement. Après les voitures piégées, les ceintures d’explosifs, les engins explosifs improvisés, les avions détournés, la fusillade aveugle, voici le camion fou lancé dans la foule. La batterie des mesures en vigueur n’a pas empêché un criminel local d’endeuiller la fête nationale. Faisons face au monde réel ! […]

Varsovie, un sommet ambigu

Que penser du Sommet de Varsovie ? Faut-il n’y voir que les déclarations verbeuses ? Retenir l’obsession russe ? Remarquer au contraire une volonté d’apaisement ? Noter surtout l’incertitude face au Sud ? Tout cela à la fois, bien sûr. Mais pour commencer, un peu de pédagogie. Beaucoup voient en effet dans l’OTAN une organisation pugnace et puissante. Or, si elle est utile, c’est passivement, non activement. Au fond, les Alliés ne demandent pas aujourd’hui à l’OTAN de faire des choses, simplement d’être là, au cas où. On ne lui demande pas de transformer l’environnement de sécurité, juste de demeurer une boite à outils que l’on conserve dans un coin et dont on se servira au besoin. Il s’ensuit une démarche un peu paranoïaque de la part de l’Alliance : affirmer à chaque sommet qu’on fait quelque chose d’important alors que l’objectif consiste surtout à se perpétuer. […]

Lorgnette : Quoi après l’Europe ? (19 septembre)

Stratégie 2017 : vu d’Alger (Abdennour Benantar)

On peut se demander si le principal atout de la France n’est pas la perception qu’ont les autres – ce qui ne correspond pas nécessairement à la réalité – de son rôle dans le monde comme une puissance ne s’alignant pas forcément sur les positions américaines, une puissance ayant une autre voix, une autre voie. […]

Pour lire les articles en entier, connectez-vous ou achetez le numéro dans la boutique !

Source image : http://rr.sapo.pt/noticia/59272/terror_em_nice_tres_dias_de_luto_na_promenade_des_anglais?utm_source=rss

 Attention, vous devez avoir le logiciel Acrobat Reader installé sur votre poste pour lire notre lettre (format .pdf).