LV 200 (spécial 8 ans) : Puissance, Europe, discours | N° 200 : huit ans de La Vigie | Du jeûne stratégique | Lorgnette :Nouveau royaume

Lettre de La Vigie du 14 septembre 2022. Numéro spécial (3 articles)

Bartholomäus Spranger. 1546-1611. Anvers. Rome. Prague. Minerve vainc l’Ignorance; Vers 1593 – Vienne

Puissance, Europe, discours

Olaf Scholz à Prague et Emmanuel Macron devant les ambassadeurs viennent de prononcer chacun un discours qui évoque notamment leurs visions de l’Europe. S’il y a des convergences réelles, remarquons que les perspectives paraissent différentes. Pourtant, malgré l’apparente persistance des divisions, l’Union européenne a réussi à avancer. Sa capacité à transiger et peut-être ce qui fait sa véritable puissance.

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N° 200 : huit ans de La Vigie

Avec ce numéro 200 de La Vigie, nous avons voulu tirer le fil directeur de la transition stratégique qui a affecté toutes les questions de sécurité depuis 8 ans, de 2014 à 2022. Pour la France, trois jalons sont décisifs: 2015, année de la mise en garde du pays face au terrorisme sur le territoire national ; 2019, celle de la panne sanitaire mondiale ; et 2022, avec l’invasion russe au cœur de l’Europe. Pour cela on a consulté nos huit bilans de fin d’année dont la relecture est fort instructive : oui, nous avons bien changé de cadre stratégique et nous devrons nous y adapter.

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Du jeûne stratégique

Il est admis, que les raisons soient religieuses ou non, que la frugalité et le jeûne ont des vertus pour le corps humain. Au sens figuré, il devient urgent pour nos corps sociaux étatiques d’adopter une posture plus frugale, à tous niveaux, pour sauvegarder leur indépendance et donc leur souveraineté.

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Lorgnette : Nouveau royaume

Lors du jubilé de la reine d’Angleterre, nous avions salué le dernier témoin vivant, au niveau politique, de la Deuxième guerre mondiale (LV 194). Son décès intervient avec l’arrivée au 10 Downing Street de Liz Truss, sorte de B. Johnson en jupon. La simultanéité des deux événements marque la fin définitive d’une époque, celle d’un vingtième siècle britannique qui avait su conduire la transition de la première puissance mondiale à une puissance européenne rentrée dans le rang. Cette Angleterre fantasmée qui essaye de maintenir ses traditions dans l’adversité d’un monde qui change est à la source du narratif « soft power » des séries télévisées en vogue (The Crown, Downton Abbey, Peaky Blinders). Cette Angleterre-là n’est plus.

Nous voici entrés dans un nouveau monde, celui d’après le Brexit, celui peut-être d’une « Global Britain » (LV 165). Rien n’assure que le nouveau roi, Charles III, aura le prestige rassurant qu’avait su construire Elisabeth II. Ce charme discret de la monarchie nous a donc quittés. Mais le petit regret devant l’évanouissement du « monde d’hier », comme disait S. Zweig, est finalement la caractéristique nostalgique de tous les changements d’époque.

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LV 194 : L’Inde suit son chemin | Flottement conceptuel | Lorgnette : God save the Queen

Lettre de La Vigie du 8 juin 2022

L’Inde suit son chemin

L’Inde suscite peu d’intérêt alors que son rang dans les nations ne cesse de s’affirmer. Sa stratégie reste marquée par ses voisinages encombrants (Pakistan, Chine) mais sa tradition de non-alignement la rend rétive à l’embrigadement néo-impérial américain. Cela constitue une chance pour la France qui s’accorde assez bien avec cette puissance d’Asie du sud, accord qui va au-delà des contrats signés.

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Flottement conceptuel

De boussole stratégique en concept stratégique, le flottement est général alors que la guerre en Ukraine semble s’enliser. C’est le moment des premiers bilans chez les Européens qui se divisent sur la marche à suivre. C’est peut-être aussi pour la France celui de s’interroger sur sa posture de défense, de prendre son temps pour rechercher comment intégrer les leçons des surprises stratégiques venues de Moscou comme de Kiev.

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Lorgnette : God save the Queen

La reine d’Angleterre vient de fêter son jubilé, c’est-à-dire le 70ème anniversaire de son règne. La longévité étonne à juste titre mais pas autant que la ferveur populaire qui a entouré ces célébrations. Souverain muet, la reine a pourtant suscité l’adhésion de ses sujets grâce à une tenue et une réserve remarquables : qui n’a été impressionné par sa brève déclaration de trois minutes au moment de la pandémie de Covid, pour appeler ses compatriotes à tenir ? Cela changeait des discours fleuves tenus par d’autres dirigeants.

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Pourtant, ce n’est pas ce rôle exemplaire tenu par une personnalité exceptionnelle au cours de ces 70 ans qui compte. C’est l’hommage au dernier être humain qui a approché de près la gestion politique de la Seconde guerre mondiale. Elle n’avait aucun pouvoir de décision à l’époque, il est vrai, mais déjà la conscience d’une mobilisation nationale pour résister à l’ennemi.

Ce souvenir reste marquant dans l’Angleterre contemporaine qu’on ne peut comprendre si on ignore cet orgueil d’avoir su résister avec la sueur, le sang et les larmes. Elisabeth II est aussi le témoin de ce moment-là, de cette union sacrée des peuples britanniques. Que Dieu vous garde !

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La Vigie n° 183 : De 2021 à 2022, encore l’incertitude ! | Mésentente cordiale | Lorgnette : Nobels sud-africains

Lettre de La Vigie du 5 janvier 2022

De 2021 à 2022 : Encore l’incertitude !

L’année 2022 s’annonce encore très incertaine : une Amérique banale, une Russie déclassée, une Chine crispée, un Moyen-Orient hésitant, une Afrique en panne et une Europe indécise ne favorisent pas de grands bouleversements stratégiques. La rivalité sino-américaine demeure le principal facteur structurant. Quant à la France, il faudra passer l’élection présidentielle pour y voir clair.

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Mésentente cordiale

Avec 2021 s’est achevée l’année voulue comme celle du renouveau du leadership du Royaume-Uni sur les affaires du monde. Tandis que le 1er janvier 2022 marquait le premier anniversaire de l’entrée en vigueur effective du Brexit, que retenir de ces douze mois ? Qu’en déduire pour l’avenir de la relation franco-britannique et la normalisation de la relation entre l’UE et le Royaume-Uni ?

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Lorgnette : Nobels sud-africains

Deux prix Nobel sud-africains viennent de décéder à un mois d’intervalle.

Frederik de Klerk, dernier président blanc de l’Afrique du Sud, avait mis fin à l’apartheid et organisé une transition pacifique vers un régime démocratique qui avait permis aux Noirs d’accéder au pouvoir. Il avait obtenu le prix Nobel de la paix en 1993 avec Nelson Mandela. C’est lui qui change la doctrine du Parti National à partir de 1989, légalise les partis noirs et libère Mandela en 1990. L’abolition officielle de l‘apartheid a lieu en 1991. Il meurt le 11 novembre 2021.

Desmond Tutu est un évêque anglican noir qui, venu d’un milieu modeste, prêche la réconciliation entre les peuples. Son combat pour la non-violence lui fait obtenir en 1983 le prix Nobel de la paix. Il préside la Commission de vérité et réconciliation qui permet de faire la lumière sur bien des crimes et qui évite l’affrontement que tous prévoyaient à l’issue du changement de régime. Il n’hésita pas à dénoncer les dérives des successeurs de Mandela, notamment J. Zuma. Il est mort le 26 décembre 2021.

Deux hommes de bien qui vont manquer à l’Afrique du Sud qui connaît aujourd’hui bien des tourments. Puissent leurs successeurs être à la hauteur.

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Crédit photo : gr37 on VisualHunt.com

Mésentente cordiale (LV 183)

Avec 2021, s’est achevée l’année voulue comme celle du renouveau du leadership du Royaume-Uni sur les affaires du monde. Tandis que le 1er janvier 2022 marquait le premier anniversaire de l’entrée en vigueur effective du Brexit que retenir de ces douze mois ? Qu’en déduire pour l’avenir de la relation franco-britannique et la normalisation de la relation entre l’UE et le Royaume-Uni ?

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La Vigie n° 165 : Global Britain | Quelles alliances pour la France ? | Lorgnette : Europe sur canapé

Lettre de La Vigie datée du 14 avril 2021

Global Britain

Trois mois après l’entrée en vigueur du Brexit, le gouvernement britannique a publié, en mars, deux documents chargés d’afficher le cap et d’allouer les moyens d’une stratégie interministérielle intégrant les politiques de sécurité, de défense et de développement avec la politique étrangère du pays. Cet exercice a permis au Premier ministre, Boris Johnson, de préciser le sens à donner au concept Global Britain, apparu au lendemain du référendum scellant le départ du Royaume-Uni de l’UE, en 2016. La connaissance de ces document est indispensable pour apprécier l’avenir d’une relation UK/UE à construire et plus particulièrement celle à développer entre la France et le Royaume-Uni, liés par des intérêts communs, un traité de sécurité bilatéral, une alliance au sein de l’OTAN et qui, selon les domaines, sont alliés, partenaires ou rivaux.

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Quelles alliances pour la France ?

Poser la question des alliances ne revient pas tellement à savoir avec qui ou contre qui s’allier qu’à déterminer pour quoi le faire. Certes, les institutions héritées du XXe siècle demeurent utiles pour la France, qu’il s’agisse de l’Onu, de la francophonie, de l’Alliance atlantique ou de l’Union européenne. Pourtant, aucune ne répond à la stratégie intégrale nécessaire face à une nouvelle conflictualité sous le seuil. Il faut donc compléter ces instruments par d’autres alliances, plus fugaces et moins structurées, mais ductiles.

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Lorgnette : Europe sur canapé

La récente rencontre entre la Turquie et les représentants européens a tourné à la farce. À l’issue de la rencontre, le président du Conseil, Charles Michel, est allé s’asseoir dans un fauteuil face à R. Erdogan alors que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se retrouvait à l’écart sur un sofa.

Les commentateurs ont beaucoup critiqué le dirigeant turc, soupçonné d’avoir manigancé cette mauvaise manière. Ce fut ensuite M. Michel qui fut critiqué, accusé de machisme. Pour le coup, la faute en revient surtout à l’Union. R. Erdogan a pour habitude de ne mettre qu’un fauteuil à ses côtés lorsqu’il reçoit un chef d’État et il aurait pu difficilement en mettre deux, au risque de paraître dominé. De plus, il cherche en ce moment à se réconcilier avec les Européens.

Hiérarchiquement en effet, le président du Conseil est au-dessus du président de la Commission. On peut certes critiquer les services protocolaires européens qui n’ont pas décelé l’incident ni prévenu les dirigeants européens. Surtout, l’Union a eu tort de venir à deux. Elle a ainsi montré ses faiblesses et son organisation compliquée.

Dans le cas présent, l’alambiquage byzantin était européen, non du côté turc.

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Crédit photo :  Bart Heird on Visualhunt.com

Global Britain (LV 165)

Trois mois après l’entrée en vigueur du Brexit, le gouvernement britannique a publié, en mars, deux documents chargés d’afficher le cap et d’allouer les moyens d’une stratégie interministérielle intégrant les politiques de sécurité, de défense et de développement avec la politique étrangère du pays. Cet exercice a permis au Premier ministre, Boris Johnson, de préciser le sens à donner au concept Global Britain, apparu au lendemain du référendum scellant le départ du Royaume-Uni de l’UE, en 2016. La connaissance de ces document est indispensable pour apprécier l’avenir d’une relation UK/UE à construire et plus particulièrement celle à développer entre la France et le Royaume-Uni, liés par des intérêts communs, un traité de sécurité bilatéral, une alliance au sein de l’OTAN et qui, selon les domaines, sont alliés, partenaires ou rivaux.

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La Vigie n° 157 : Bilan 2020 | Manœuvres numériques | Lorgnette : Brexit, finalement

Lettre n° 157 de La Vigie datée du 23 décembre 2020

AMR 2020 : bilan d’une année qui a mis le monde en panne

En un an un grave accident sanitaire a submergé la planète et mis le monde entier en panne. Et l’année 2020 va entrer la liste des grands millésimes stratégiques du siècle, aux côtés de 1945, 1989 et 2001. Certes les tensions qui ont présidé au monde d’avant la pandémie ont surnagé mais la donne stratégique a profondément muté, de nouvelles dialectiques émergent mais on ne voit poindre aucun équilibre possible à l’horizon. Voici un point de fin d’année sur cet épisode hors norme.

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Manœuvres numériques

Ce mois de décembre voit crépiter plusieurs affrontements cyber de haute intensité : qu’il s’agisse de sabotage, de subversion ou d’espionnage, les puissances s’affrontent dans l’espace numérique, à un degré rarement connu. Le cyberespace est bien en conflictualité permanente, mais sous le seuil. Pour autant, d’autres affrontements surgissent, cette fois-ci entre États et puissances privées du numérique : que ce soit aux États-Unis ou dans l’Union européenne, des initiatives juridiques visent à mettre au pas ces nouveaux opérateurs aux moyens démesurés et aux ambitions inconnues.

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Lorgnette : Brexit, finalement

La négociation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur les modalités du Brexit a déjoué toutes les échéances envisagées. On nous avait dit qu’on ne pourrait dépasser octobre, puis novembre avec le couperet du 31 décembre. Les deux parties sont allées bien au-delà puisque le l’accord n’a toujours pas été prononcé le 22 décembre. C’est impressionnant.

D’un côté, on ne peut qu’admirer Boris Johnson qui aura su cacher son intention jusqu’au bout : personne ne savait vraiment s’il voulait un accord ou seulement un prétexte pour justifier un hard Brexit à son opinion publique. Peut-être même n’avait-il pas choisi, attendant le résultat de l’élection américaine pour se décider. Il reste qu’il a su préserver jusqu’au bout sa liberté de manœuvre et donc peser en permanence sur le contenu de la négociation.

De l’autre, la solidité de l’UE est, elle aussi, remarquable. Alors que Londres espérait pouvoir fissurer le bloc européen, celui-ci a tenu contre vents et marées et a résisté à la pression britannique. Cela prouve des nerfs collectifs éprouvés qu’il faut saluer. Quant au Brexit, nous verrons d’ici dix ans quels en seront les effets réels sur les deux parties.

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La Royal Navy face aux effets budgétaires du BREXIT et du COVID19 (E. Lambert)

Nous sommes heureux d’accueillir un nouvel auteur, très bon connaisseur du système de défense britannique. Son analyse précieuse nous permet d’ouvrir la rentrée. Merci à lui. LV

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Outre les pertes humaines, la crise sanitaire et sa gestion par le gouvernement de Sa Majesté a provoqué un tremblement de terre financier et une crise économique qui va durement affecter pour les cinq à six prochaines années le Royaume-Uni. Alors que gouvernement britannique est intervenu à grande échelle – et à l’encontre de la politique traditionnelle conservatrice – pour accompagner ses citoyens et tenter de maintenir les finances publiques, l’économie du Royaume-Uni tangue dangereusement sous les effets combinés du Brexit et de la pandémie.

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La Vigie 135 : L’Europe et son Sud | Le Brexit et la fin de l’UE | Lorgnette : Coronavirus : chinois ?

Lettre de La Vigie du 5 février 2020

L’Europe et son Sud

Longtemps considéré comme pré carré des pays européens méridionaux, le rivage du Sud de la Méditerranée et son hinterland deviennent aujourd’hui un enjeu qui concerne tous les pays européens, quels qu’ils soient. Seule une stratégie multilatérale à long terme permettra de résoudre les crises nombreuses de cette région qui menacent l’Europe.

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Le Brexit et la fin de l’UE

Le Brexit est donc entré dans la loi et un pays a, pour la première fois, quitté l’Union Européenne. Certes, il reste encore quelques mois de négociation pour régler les détails des relations futures mais l’essentiel est dit. L’UE perd bien plus qu’un 28ème de ses membres : outre la taille (population, PIB) ou la contribution au budget commun (qui aura des répercussions sur la solidarité envers les pays plus pauvres, souvent les derniers entrés), elle perd un acteur stratégique. Si le Royaume-Uni y perdra peut-être, l’UE voit avec son départ le commencement de la fin.

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Lorgnette : Coronavirus : chinois ?

L’épidémie de Coronavirus surprend l’observateur. Aussi bien pour son traitement en Chine, qui témoigne de la fébrilité du gouvernement alors que le rythme de croissance s’étiolait et que la reprise en main préalable voulait permettre au président Xi de mieux contrôler. La crise suscite un mécontentement populaire qu’il faut suivre avec attention, surtout si le pou-voir ne réussit pas à endiguer l’épidémie.

Accessoirement, on observe un mouvement massif de quarantaines : il s’agit de villages, de quartiers, de villes entières et même de pays, comme en témoigne la réduction drastique des relations avec la Chine et les fermetures des frontières. On peut y voir la nouvelle phase de la mondialisation, telle que nous la connaissons depuis dix ans : alors que les échanges se sont multipliés incroyablement (y compris de maladies), voici que la réaction aux effets négatifs réside dans la fermeture et le rapatriement local : ici protectionnisme, là isolement sanitaire d’un pays suspect. Le coronavirus est symbolique des temps géoéconomiques et au-delà, géopolitiques. Souhaitons que cette maladie soit contrôlée avant de tout contaminer.

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Crédit photo :(Mick Baker)rooster on Visualhunt.com / CC BY-ND

Le Brexit et la fin de l’UE (LV 135)

Le Brexit est donc entré dans la loi et un pays a, pour la première fois, quitté l’Union Européenne. Certes, il reste encore quelques mois de négociation pour régler les détails des relations futures mais l’essentiel est dit. L’UE perd bien plus qu’un 28ème de ses membres : outre la taille (population, PIB) ou la contribution au budget commun (qui aura des répercussions sur la solidarité envers les pays plus pauvres, souvent les derniers entrés), elle perd un acteur stratégique. Si le Royaume-Uni y perdra peut-être, l’UE voit avec son départ le commencement de la fin.

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