La Vigie n° 166 : Fin de l’État ? | Posture stratégique de l’Italie | Lorgnette : Domino tchadien

Lettre de La Vigie datée du 28 avril 2021

Fin de l’État ?

Il nous semble évident de vivre dans un État. Pourtant, l’organisation étatique moderne est le résultat d’un long processus et l’État de droit contemporain n’est pas une constante. Aujourd’hui, les États sont remis en cause par divers moyens, ce qui les fragilise et décrédibilise. Comment dès lors renforcer la légitimité de l’État ?

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Posture stratégique de l’Italie

L’Italie contemporaine, héritière de trois Rome, est fondamentalement méditerranéenne et existentiellement européenne. Ces déterminants ne l’empêchent pas d’avoir une alliance très profonde avec les États-Unis tout en conservant une relation spéciale avec la Russie. En Europe, elle entretient une relation compliquée avec l’Allemagne, fruit d’une expérience multiséculaire. Le Brexit provoquant une remise à jour des équilibres européens, la période est favorable à un rapprochement entre Paris et Rome, malgré les frictions récentes et pour peu que la France oublie sa condescendance.

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Lorgnette : Domino tchadien

La mort violente (dans des circonstances troubles) d’Idriss Déby, le président tchadien, constitue un tremblement de terre géopolitique. Il est d’abord intérieur car en bon despote, il n’avait pas préparé sa succession. Sans même parler de la représentation des aspirations populaires, son système aura du mal à se perpétuer et devrait relancer les rivalités entre clans. Rappelons que la conquête du pouvoir s’est toujours faite par les armes, notamment par les tribus du Nord.

Mais c’est surtout l’équilibre régional et le dispositif sécuritaire français qui sont fragilisés. Dans le dispositif militaire laissé en Afrique après la Guerre froide, N’Djamena a toujours occupé une place de choix grâce à sa position centrale. Elle s’est plus que jamais renforcée à la suite des troubles dans la bande sahélo-saharienne qui se succèdent depuis une décennie et notamment de l’intervention au Mali. Rappelons que le PC de l’opération Barkhane est justement situé à N’Djamena et que les troupes tchadiennes étaient les seules efficaces du G5 Sahel sur lequel Paris fonde tant d’espoir. Par effet de domino, tous les pays de la région peuvent désormais chuter. C’est une mauvaise nouvelle.

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Crédit photo : pixabay

Posture stratégique de l’Italie (LV 166)

L’Italie contemporaine, héritière de trois Rome, est fondamentalement méditerranéenne et existentiellement européenne. Ces déterminants ne l’empêchent pas d’avoir une alliance très profonde avec les États-Unis tout en conservant une relation spéciale avec la Russie. En Europe, elle entretient une relation compliquée avec l’Allemagne, fruit d’une expérience multiséculaire. Le Brexit provoquant une remise à jour des équilibres européens, la période est favorable à un rapprochement entre Paris et Rome, malgré les frictions récentes et pour peu que la France oublie sa condescendance.

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La Vigie n° 161 : Peur et stratégie | Bastion algérien | Lorgnette : Asie et démocratie

Lettre de La Vigie datée du 17 février 2021

Peur et stratégie

La peur est désormais omniprésente dans nos sociétés. Elle témoigne à la fois d‘un grand confort mais aussi d’une profonde inquiétude. Or, cette attitude refuse d’envisager le progrès et ne voit que les dangers, là où il faudrait prendre des risques. La peur est défaitiste et entrave tout projet stratégique.

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Bastion algérien

Tout près de nous l’Algérie semble figée dans une situation d’enlisement général qui inquiète tous ses proches. La fin de non-recevoir du rapport Stora, l’effervescence de ses voisins et la retenue prudente de ses grands partenaires sont autant de symptômes d’une transition stratégique introuvable.

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Lorgnette : Asie et démocratie

La répression à Hong Kong l’été dernier (LV 146 et 155) a mis en lumière un tendance que l’on observe sur l’ensemble du continent asiatique : le recul de la démocratie.

Ainsi, aux Philippines, R. Duterte a été élu en 2016 et son populisme ne cesse de menacer les acquis démocratiques. La Thaïlande connaît depuis plusieurs mois des manifestations régulières contre le roi Rama X qui visent peu à peu à sortir de la traditionnelle monarchie constitutionnelle pour peser plus directement sur les affaires du pays. Le 1er février dernier, un coup d’État en Birmanie a mis au pas le gouvernement d’Aung San Suu Kyi qui a été elle-même arrêtée.

Cette évolution s’opère sous une double influence : d’une part, l’exemple chinois qui montre la manière forte, depuis longtemps au Tibet, plus récemment au Xinjiang contre les Ouïgours et à Hong Kong ; d’autre part l’épuisement du modèle démocratique occidental, que ce soit sous l’ère américaine de D. Trump ou sous les prestations peu convaincantes des Européens.

Augmentons notre vertu avant de donner des leçons au monde entier car si notre modèle n’attire plus, c’est notre responsabilité.

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Bastion algérien (LV 161)

Tout près de nous l’Algérie semble figée dans une situation d’enlisement général qui inquiète tous ses proches. La fin de non-recevoir du rapport Stora, l’effervescence de ses voisins et la retenue prudente de ses grands partenaires sont autant de symptômes d’une transition stratégique introuvable.

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Que nous dit Erdoğan ? (LV 156)

R. Erdoğan est aujourd’hui dépeint par certains comme le principal adversaire de la France. La provocation est un art qu’il faut décoder pour ne pas tomber dans son piège. Le dirigeant turc est un habile politique qui a su se maintenir au pouvoir depuis plus de quinze ans et change désormais son assise intérieure. Cela motive une grande partie de son actuelle politique extérieure, dont le point de friction majeur se trouve en Méditerranée orientale. Bien le diagnostiquer permet d’envisager la conduite stratégique à tenir.

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L’efficacité des sanctions européennes : , une « puissance normative » piégée dans la Méditerranée orientale (Th. Karathanasis)

Sur un sujet un peu technique, nous sommes heureux de publier ce texte de Theodoros Karathanasis, Doctorant, Centre d’Etudes sur la Sécurité Internationale et les Coopératives Européennes (CESICE), ORCID de l’unviersité de Grenoble. Partant du cas des incursions turque dans la ZEE exclusive de CHypre, il évoque l’efficacité de la politique européenne de sanctions. Merci à lui. LV.

Source

« Le moment est venu d’agir maintenant et d’envisager aussi des sanctions contre la Turquie », a déclaré Manfred Weber le 23 juillet 2020 en s’exprimant lors d’une session extraordinaire du Parlement européen sur les conclusions du sommet. Continue reading “L’efficacité des sanctions européennes : , une « puissance normative » piégée dans la Méditerranée orientale (Th. Karathanasis)”

Turbulente rentrée (LV 150)

L’été a permis au Français de retrouver une certaine normalité. Le monde, quant à lui, a plutôt aggravé les tensions : entre une inquiétante Amérique, une Chine ambiguë, une Afrique qui va toujours mal, une Méditerranée qui s’échauffe, un Est européen douloureux, la rentrée est turbulente et agitée. Convenons que notre diplomatie a du mal à ordonner ces désordres et à imprimer des lignes claires.

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La Vigie n° 147 : Pays média, pays réel | Au sud | Lorgnette : Ministère de la mer

Lettre de La Vigie du 22 juillet 2020

Pays média, pays réel

Les médias contemporains sont décevants, pris dans l’étau de l’instantanéité, de l’émotion, de l’indignation morale. Ils contribuent donc largement à l’ère de “post-vérité” et constituent désormais une classe déconnectée et assujettie. Pire, ils éloignent les responsables politiques de leur mission de long terme et renforcent les dérives de polarisation, au risque de la radicalisation et donc de la division. Le stratégiste ne peut rester indifférent à cette évolution délétère.

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Au sud

Un vide stratégique s’est installé en Méditerranée dont la Turquie et la Russie ont tiré parti en arbitrant à chacune leur façon l’inextricable question libyenne. C’est le moment pour les Sud-européens de prendre la main et de conduire avec leurs vis-a-vis une stratégie véritablement transméditerranéenne pour préserver leurs intérêts et contribuer au développement et à la sécurité d’un flanc Sud porteur de risques qui se rapprochent.

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Lorgnette : ministère de la mer

Après deux tentatives infructueuses (81/83 et 88/91), la récente création d’un ministère de la Mer porte les espoirs d’un secteur dynamique au service d’une stratégie maritime globale. Les atouts maritimes de la France sont connus (LV 145), tout comme les écueils sur lesquels se sont échoués les ministères précédents.

La grande complexité ainsi que la transversalité des questions maritimes nécessite un rôle ministériel et politique fort, s’appuyant sur les acquis, alors qu’enjeux et opportunités offertes par les océans sont considérables :

  • bien commun à protéger, étudier et exploiter durablement ;
  • prospérité économique et développement de notre société tirés de nos ZEE par un engagement éco-responsable ;
  • intégration de nos filières maritimes, pour entraîner le monde dans le sillage de notre croissance bleue, en bâtissant une force économique et écologique innovante (pêche, alimentation, construction, transport, propulsion, énergies marines, ports, secteur fluvial) ;
  • garantir la sécurité et la sûreté de nos activités et de nos espaces maritimes au regard du droit international.

Ces objectifs tirés du discours du PR (Montpellier, 3/12/19) transparaissent dans les attributions du nouveau ministère (15/7/20). Puisse-t-il devenir, avec l’aide de tous, l’accélérateur stratégique recherché.

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Crédit photo : Kris Olin on Visual hunt / CC BY-NC-SA

Au sud (LV 147)

Un vide stratégique s’est installé en Méditerranée dont la Turquie et la Russie ont tiré parti en arbitrant à chacune leur façon l’inextricable question libyenne. C’est le moment pour les Sud-européens de prendre la main et de conduire avec leurs vis-a-vis une stratégie véritablement transméditerranéenne pour préserver leurs intérêts et contribuer au développement et à la sécurité d’un flanc Sud porteur de risques qui se rapprochent.

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La Vigie 135 : L’Europe et son Sud | Le Brexit et la fin de l’UE | Lorgnette : Coronavirus : chinois ?

Lettre de La Vigie du 5 février 2020

L’Europe et son Sud

Longtemps considéré comme pré carré des pays européens méridionaux, le rivage du Sud de la Méditerranée et son hinterland deviennent aujourd’hui un enjeu qui concerne tous les pays européens, quels qu’ils soient. Seule une stratégie multilatérale à long terme permettra de résoudre les crises nombreuses de cette région qui menacent l’Europe.

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Le Brexit et la fin de l’UE

Le Brexit est donc entré dans la loi et un pays a, pour la première fois, quitté l’Union Européenne. Certes, il reste encore quelques mois de négociation pour régler les détails des relations futures mais l’essentiel est dit. L’UE perd bien plus qu’un 28ème de ses membres : outre la taille (population, PIB) ou la contribution au budget commun (qui aura des répercussions sur la solidarité envers les pays plus pauvres, souvent les derniers entrés), elle perd un acteur stratégique. Si le Royaume-Uni y perdra peut-être, l’UE voit avec son départ le commencement de la fin.

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Lorgnette : Coronavirus : chinois ?

L’épidémie de Coronavirus surprend l’observateur. Aussi bien pour son traitement en Chine, qui témoigne de la fébrilité du gouvernement alors que le rythme de croissance s’étiolait et que la reprise en main préalable voulait permettre au président Xi de mieux contrôler. La crise suscite un mécontentement populaire qu’il faut suivre avec attention, surtout si le pou-voir ne réussit pas à endiguer l’épidémie.

Accessoirement, on observe un mouvement massif de quarantaines : il s’agit de villages, de quartiers, de villes entières et même de pays, comme en témoigne la réduction drastique des relations avec la Chine et les fermetures des frontières. On peut y voir la nouvelle phase de la mondialisation, telle que nous la connaissons depuis dix ans : alors que les échanges se sont multipliés incroyablement (y compris de maladies), voici que la réaction aux effets négatifs réside dans la fermeture et le rapatriement local : ici protectionnisme, là isolement sanitaire d’un pays suspect. Le coronavirus est symbolique des temps géoéconomiques et au-delà, géopolitiques. Souhaitons que cette maladie soit contrôlée avant de tout contaminer.

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