La Vigie n° 165 : Global Britain | Quelles alliances pour la France ? | Lorgnette : Europe sur canapé

Lettre de La Vigie datée du 14 avril 2021

Global Britain

Trois mois après l’entrée en vigueur du Brexit, le gouvernement britannique a publié, en mars, deux documents chargés d’afficher le cap et d’allouer les moyens d’une stratégie interministérielle intégrant les politiques de sécurité, de défense et de développement avec la politique étrangère du pays. Cet exercice a permis au Premier ministre, Boris Johnson, de préciser le sens à donner au concept Global Britain, apparu au lendemain du référendum scellant le départ du Royaume-Uni de l’UE, en 2016. La connaissance de ces document est indispensable pour apprécier l’avenir d’une relation UK/UE à construire et plus particulièrement celle à développer entre la France et le Royaume-Uni, liés par des intérêts communs, un traité de sécurité bilatéral, une alliance au sein de l’OTAN et qui, selon les domaines, sont alliés, partenaires ou rivaux.

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Quelles alliances pour la France ?

Poser la question des alliances ne revient pas tellement à savoir avec qui ou contre qui s’allier qu’à déterminer pour quoi le faire. Certes, les institutions héritées du XXe siècle demeurent utiles pour la France, qu’il s’agisse de l’Onu, de la francophonie, de l’Alliance atlantique ou de l’Union européenne. Pourtant, aucune ne répond à la stratégie intégrale nécessaire face à une nouvelle conflictualité sous le seuil. Il faut donc compléter ces instruments par d’autres alliances, plus fugaces et moins structurées, mais ductiles.

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Lorgnette : Europe sur canapé

La récente rencontre entre la Turquie et les représentants européens a tourné à la farce. À l’issue de la rencontre, le président du Conseil, Charles Michel, est allé s’asseoir dans un fauteuil face à R. Erdogan alors que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se retrouvait à l’écart sur un sofa.

Les commentateurs ont beaucoup critiqué le dirigeant turc, soupçonné d’avoir manigancé cette mauvaise manière. Ce fut ensuite M. Michel qui fut critiqué, accusé de machisme. Pour le coup, la faute en revient surtout à l’Union. R. Erdogan a pour habitude de ne mettre qu’un fauteuil à ses côtés lorsqu’il reçoit un chef d’État et il aurait pu difficilement en mettre deux, au risque de paraître dominé. De plus, il cherche en ce moment à se réconcilier avec les Européens.

Hiérarchiquement en effet, le président du Conseil est au-dessus du président de la Commission. On peut certes critiquer les services protocolaires européens qui n’ont pas décelé l’incident ni prévenu les dirigeants européens. Surtout, l’Union a eu tort de venir à deux. Elle a ainsi montré ses faiblesses et son organisation compliquée.

Dans le cas présent, l’alambiquage byzantin était européen, non du côté turc.

JOCV

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Crédit photo :  Bart Heird on Visualhunt.com

L’efficacité des sanctions européennes : , une « puissance normative » piégée dans la Méditerranée orientale (Th. Karathanasis)

Sur un sujet un peu technique, nous sommes heureux de publier ce texte de Theodoros Karathanasis, Doctorant, Centre d’Etudes sur la Sécurité Internationale et les Coopératives Européennes (CESICE), ORCID de l’unviersité de Grenoble. Partant du cas des incursions turque dans la ZEE exclusive de CHypre, il évoque l’efficacité de la politique européenne de sanctions. Merci à lui. LV.

Source

« Le moment est venu d’agir maintenant et d’envisager aussi des sanctions contre la Turquie », a déclaré Manfred Weber le 23 juillet 2020 en s’exprimant lors d’une session extraordinaire du Parlement européen sur les conclusions du sommet. Continue reading “L’efficacité des sanctions européennes : , une « puissance normative » piégée dans la Méditerranée orientale (Th. Karathanasis)”

La Vigie n° 148 : Emprunts, démocratie, Europe | Algérie et France, asymétries et potentiels | Lorgnette : Covid et politique | Lectures de Vacances

Lettre de La Vigie n° 148

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Emprunts, démocratie, Europe

Le récent accord de l’UE sur l’endettement commun a été magnifié par les enthousiastes comme un historique pas de géant, par les sceptiques comme contraire aux intérêts du pays. Loin d’être un moment hamiltonien (un saut fédéral), il s’agit simplement d’un accord très long à négocier, qui a mis à jour les déchirures européennes mais a eu le mérite d’exister, tout petit pas mais petit pas quand même. Il reste qu’on regrettera, une fois encore, l’absence de démocratie réelle, sans même parler de ce flamboyant panache français qu’on peut à la fois lire comme le reste d’un sens de l’universel et comme la preuve d’une candeur indécrottable, pour le meilleur et pour le pire.

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Algérie-France, asymétries et potentiels

L’Élysée a confié à un universitaire le soin d’une mission sur la Guerre d’Algérie, un universitaire algérien étant chargé d’une mission similaire à Alger. Ces deux exercices paraissent un peu vains tant ils se focalisent sur une seule période. Surtout, d’un côté les Français ne veulent plus en entendre parler et sont tournés vers autre chose tandis que le sujet est pour l’exécutif algérien un droit de tirage moral imprescriptible depuis l’origine, même si la population du pays est connectée au monde et rêve surtout qu’on lui parle d’avenir et non du passé. Il vaudrait mieux préparer l’avenir et imaginer la façon dont on pourra faire mieux converger les destinées des deux rives.

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Lorgnette : Covid et politique

Finalement, la Covid aura des effets politiques plus profonds qu’escomptés. En Israël, des milliers de manifestants défilent contre B. Netanyahou, accusé d’avoir déconfiné trop rapidement et de ne pas installer de mesures sociales face à la crise économique. En Biélorussie, en prévision des élections du 9 août prochain, un trio de femmes réunit des foules et met en cause le règne absolu de l’autocrate, accusé de n’avoir pris aucune mesure contre la pandémie. Aux États-Unis, la bascule que nous décelions (LV 140) semble se confirmer à mesure de l’explosion de l’épidémie et des réactions erratiques de D. Trump, qui semble en bien mauvaise posture pour sa réélection. Toutefois, rien n’est joué mais le sortant a pris du retard. En Écosse enfin, les pro-indépendance estiment que leur pays a fait mieux que le Royaume-Uni et les sondages donnent régulièrement en tête le oui à la séparation.

Autant de signes qui démontrent que le traitement inefficace par les hommes d’État de la crise du COVID peut avoir des effets durables, y compris sur les équilibres politiques. Ce n’est pas surprenant.

Lectures de vacances (Gratuit)

Pour ce sixième numéro d’été, voici quelques lectures hétéroclites pour vous distraire ou vous aider à approfondir des sujets complexes dont la pandémie du Covid 19 nous a appris à retrouver le goût et la nécessité. Bonne lecture de ces 17 recensions. N’oubliez pas de vous réabonner et de nous diffuser largement.

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Crédit photo : German Federal Government/Bergmann

 

Emprunts, démocratie, Europe (LV 148)

Le récent accord de l’UE sur l’endettement commun a été magnifié par les enthousiastes comme un historique pas de géant, par les sceptiques comme contraire aux intérêts du pays. Loin d’être un moment hamiltonien (un saut fédéral), il s’agit simplement d’un accord très long à négocier, qui a mis à jour les déchirures européennes mais a eu le mérite d’exister, tout petit pas mais petit pas quand même. Il reste qu’on regrettera, une fois encore, l’absence de démocratie réelle, sans même parler de ce flamboyant panache français qu’on peut à la fois lire comme le reste d’un sens de l’universel et comme la preuve d’une candeur indécrottable, pour le meilleur et pour le pire.

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La Vigie 135 : L’Europe et son Sud | Le Brexit et la fin de l’UE | Lorgnette : Coronavirus : chinois ?

Lettre de La Vigie du 5 février 2020

L’Europe et son Sud

Longtemps considéré comme pré carré des pays européens méridionaux, le rivage du Sud de la Méditerranée et son hinterland deviennent aujourd’hui un enjeu qui concerne tous les pays européens, quels qu’ils soient. Seule une stratégie multilatérale à long terme permettra de résoudre les crises nombreuses de cette région qui menacent l’Europe.

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Le Brexit et la fin de l’UE

Le Brexit est donc entré dans la loi et un pays a, pour la première fois, quitté l’Union Européenne. Certes, il reste encore quelques mois de négociation pour régler les détails des relations futures mais l’essentiel est dit. L’UE perd bien plus qu’un 28ème de ses membres : outre la taille (population, PIB) ou la contribution au budget commun (qui aura des répercussions sur la solidarité envers les pays plus pauvres, souvent les derniers entrés), elle perd un acteur stratégique. Si le Royaume-Uni y perdra peut-être, l’UE voit avec son départ le commencement de la fin.

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Lorgnette : Coronavirus : chinois ?

L’épidémie de Coronavirus surprend l’observateur. Aussi bien pour son traitement en Chine, qui témoigne de la fébrilité du gouvernement alors que le rythme de croissance s’étiolait et que la reprise en main préalable voulait permettre au président Xi de mieux contrôler. La crise suscite un mécontentement populaire qu’il faut suivre avec attention, surtout si le pou-voir ne réussit pas à endiguer l’épidémie.

Accessoirement, on observe un mouvement massif de quarantaines : il s’agit de villages, de quartiers, de villes entières et même de pays, comme en témoigne la réduction drastique des relations avec la Chine et les fermetures des frontières. On peut y voir la nouvelle phase de la mondialisation, telle que nous la connaissons depuis dix ans : alors que les échanges se sont multipliés incroyablement (y compris de maladies), voici que la réaction aux effets négatifs réside dans la fermeture et le rapatriement local : ici protectionnisme, là isolement sanitaire d’un pays suspect. Le coronavirus est symbolique des temps géoéconomiques et au-delà, géopolitiques. Souhaitons que cette maladie soit contrôlée avant de tout contaminer.

JOCV

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Crédit photo :(Mick Baker)rooster on Visualhunt.com / CC BY-ND

La Vigie n° 119 : Innovation et Prospective | Armée européenne ? | Lorgnette : Changement d’ère au Japon

Lettre de La Vigie du 5 juin 2019

Innovation et prospective

Innovation et prospective sont deux méthodes pour appréhender le futur. Elles contribuent à la stratégie, de façon différente. Elles ne sont pas exclusivement technologiques, contrairement à une perception courante. Utiles, elles doivent aussi laisser la place à un changement d’approche de la pensée stratégique : une innovation, au fond.

Armée européenne ?

L’armée européenne intéresse de nouveau même si elle reste une conjecture bien à l’étroit entre Otan et UE. Malgré de multiples tentatives, elle ne pourra sans doute émerger que d’une réflexion approfondie sur l’espace géostratégique européen. Mais elle pourrait déjà s’amorcer par une coordination de voisinage sécuritaire local dans le cadre souple d’une garde européenne.

Lorgnette : nouvelle ère au Japon

Un calendrier constitue aussi une représentation du monde. Les musulmans datent leurs années de l’Hégire, les Japonais parlent en ères… Ainsi, le Japon vient de changer d’ère impériale à l’occasion de l‘avènement du nouvel empereur, Naruhito, qui succède à son père Akihito. Le pays du soleil levant passe donc de l’ère Heisei à l’ère Reiwa, que l’on peut traduire par « belle harmonie », qui se veut annonciatrice d’un nouveau printemps.

Pourtant, ce changement constitue toujours un défi, tant le Japon paraît immuable. Devenu le pont entre l’Extrême-Orient et l’Occident, ancré dans le camp occidental, rétrogradé en 3me puissance économique mondiale (montée de la Chine et 30 ans de conjoncture défavorable), le conservatisme dirigeant maintient la société japonaise très loin des standards occidentaux.

Paradoxalement, elle se retrouve à l’unisson de la nouvelle humeur internationale qui est indubitablement très attentive aux racines à préserver face à l’uniformisation de la mondialisation. Cette permanence va de pair avec la technologie de pointe et une certaine économie de marché. Une formule à observer car elle annonce peut-être le printemps.

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Crédit photo :saigneurdeguerre on Visual hunt / CC BY-NC-SA

JDOK

Armée européenne ? (LV 119)

L’armée européenne intéresse de nouveau même si elle reste une conjecture bien à l’étroit entre Otan et UE. Malgré de multiples tentatives, elle ne pourra sans doute émerger que d’une réflexion approfondie sur l’espace géostratégique européen. Mais elle pourrait déjà s’amorcer par une coordination de voisinage sécuritaire local dans le cadre souple d’une garde européenne.

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The European army generates interest again even if it remains a tight conjecture between NATO and EU. Despite multiple attempts, it will probably emerge only from a deep reflection on the European geostrategic space. But it could already begin with a local security neighborhood coordination within the flexible framework of a European guard.

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La fragmentation de l’espace européen peut-elle causer une instabilité globale ? (R. Leray)

René Leray a été un conseiller de Jacques Delors quand celui-ci dirigeait la commission. Il dirige un groupe de recherche à l’université Saint-Louis à Bruxelles et reste passionné par les questions de géopolitique européenne. Nous le remercions de nous avoir confié le texte d’une allocution prononcée le 24 avril dernier au forum Réalités  de Tunisie. JDOK.

Source

Il s’agit d’un thème actuel et important mais difficile à appréhender tant il est vaste et multidimensionnel et tant la position de l’observateur et l’ampleur de la période d’observation et d’analyse peuvent aisément conduire à des interprétations partielles, partiales, voire erronées.

Je me limiterai donc à quelques réflexions basées sur mon expérience européenne. Continue reading “La fragmentation de l’espace européen peut-elle causer une instabilité globale ? (R. Leray)”

La Vigie n° 115 : Europe et fantasme | Figures stratégiques libres | Lorgnette : Manifestations en Afrique

Lettre de La Vigie (10 avril 2019)

Europe et fantasme

Les pro-européens français, incluant les fédéralistes, sont sincèrement persuadés que cette option sert l’intérêt du pays. Il s’agit pour eux de profiter de l’Europe comme multiplicateur de puissance mais aussi de composer avec leur complexe d’infériorité envers l’Allemagne. L’UE serait ainsi le seul moyen de tenir face à une mondialisation sauvage. Si ça n’a pas réussi jusqu’à présent, c’est qu’on n’est pas allé assez loin ni assez fort, non par erreur de méthode et de calcul stratégique. Autrement dit, ils répondent à leur hantise du déclin en voulant se fonder dans une UE vue comme une “plus grande France”, ce qu’elle n’est pas, à l’évidence.

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Figures stratégiques libres

Comment se présente pour la France les rapports de puissance avec ses voisins européens, mais aussi avec la Chine, la Russie et les États-Unis, le triangle stratégique qui domine actuellement la scène internationale? Peut-elle se contenter de la réponse européenne et s’abriter derrière la méthode multilatérale?

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Lorgnette : Manifestations en Afrique

Les Gilets jaunes inspirent les peuples. Voici donc une vague de manifestations pacifiques qui sont en train de changer le cours de l’histoire. Le cas est évident en Algérie, où les masses populaires, jetées dans les rues, ont réussi à forcer le départ du président Bouteflika, en attendant celui des autres. Mais c’est vrai aussi au Soudan où, depuis quatre mois et dans l’inattention générale, le peuple manifeste contre le régime d’Omar el Béchir. Non loin, de grandes manifestations ont eu lieu au Mali contre le président IBK (pourtant réélu l’an dernier), déplorant l’inefficacité des forces internationales et la corruption du système. Enfin, au Venezuela l’opposant J. Guaido tient tête au président Maduro grâce à ses partisans dans la rue.

Il n’est pas dit que tous ces mouvements réussissent à faire fléchir les pouvoirs en place. Constatons simplement leur multiplication, dans des sociétés très diverses et aux systèmes politiques variés. Et rappelons-nous que des mouvements similaires, en Europe de l’Est, avaient suscité la chute des régimes socialistes, les transitions vers les droits civiques et donc la fin de la Guerre froide. Nous sommes donc peut-être en face d’un mouvement plus profond qu’il n’y paraît. À surveiller.

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Crédit photo :Visual Hunt : https://visualhunt.com/photo/15320/

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Europe et fantasme (LV 115)

Les pro-européens français, incluant les fédéralistes, sont sincèrement persuadés que cette option sert l’intérêt du pays. Il s’agit pour eux de profiter de l’Europe comme multiplicateur de puissance mais aussi de composer avec leur complexe d’infériorité envers l’Allemagne. L’UE serait ainsi le seul moyen de tenir face à une mondialisation sauvage. Si ça n’a pas réussi jusqu’à présent, c’est qu’on n’est pas allé assez loin ni assez fort, non par erreur de méthode et de calcul stratégique. Autrement dit, ils répondent à leur hantise du déclin en voulant se fonder dans une UE vue comme une “plus grande France”, ce qu’elle n’est pas, à l’évidence. Cliquez pour lire tout l’article.

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