Assises de la recherche stratégique : Dissuasions (avec La Vigie)

La dissuasion est une notion ancienne que l’ère nucléaire a rendue incontournable dans les analyses stratégiques. La dynamique des conflits, les calculs stratégiques du XXème siècle ne peuvent être appréhendés en omettant le paradigme nucléaire. Au moment où de nouvelles polarités bouleversent la scène stratégique internationale, alors qu’émergent des menaces hybrides, que se structurent d’autres types de conflits, notamment dans l’espace Cyber, la question de l’articulation de la dissuasion nucléaire avec l’environnement géostratégique global est posée. Dans un monde sans bloc, dans un contexte de guerres civiles ou de conflits régionaux, comment la dissuasion peut-elle encore jouer son rôle d’équilibre ? De quoi la dissuasion dissuade-t-elle ? N’assistons-nous pas à une prolifération des formes de dissuasion ? Dissuasion ou dissuasions ?
Des interrogations qui seront abordées lors de nos prochaines Assises nationales de la recherche stratégique, le 06 décembre à l’Ecole militaire. Les inscriptions sont encore possibles, avant leur imminente clôture !

La Vigie, partenaire du CSFRS, y participera puisqu’elle modérera la dernière table-ronde, sur la contestation de l’ordre nucléaire, avec notamment MM. Eric DANON (MEAE), Corentin BRUSTLEIN (IFRI), Jean-Marie COLIN (ICAN FRANCE) et Mme Tiphaine de CHAMPCHESNEL (IRSEM), juste avant l’intervention de clôture du CEMA, le GA F. Lecointre.

Au plaisir de vous y rencontrer. D’ici là, vous pouvez relire notre dernier article sur la question, “La dissuasion contestée”, paru dans le numéro 103 et que vous pouvez lire en lecture gratuite ici.

JDOK

 

Stratégie autre ?

Comment concevoir aujourd’hui une “stratégie autre” ? On peut partir des critères usuels de la stratégie répartis selon deux axes : l’articulation des fins, des voies et des moyens ; et celle des différents niveaux de stratégie (stratégie générale, stratégie militaire, stratégies de milieu). Or, les documents officiels (Livre Blanc, revue stratégique) évoquent assez peu les fins et beaucoup les voies et moyens. Comment identifier les fins sous-jacentes à la grande stratégie de la France ? cela permet-il dès lors d’identifier de nouvelles voies et donc, éventuellement, une adaptation des moyens ? Réfléchir aux alternatives permet de confirmer ou d’amender les stratégies existantes, dans l’effort constant de mise à jour qu’elles nécessitent.

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La Vigie n° 103 : Instable Allemagne – La dissuasion contestée – Lorgnette : Des civils que l’on a armés

Lettre La Vigie n°103- 24 octobre 2018. Nouvelle procédure !

Instable Allemagne

Contrairement à l’image qu’on s’en fait, l’Allemagne est aujourd’hui dans une profonde instabilité. Elle est évidemment politique mais aussi économique, sociale et stratégique. Dès lors, elle revient plus que jamais à ses seuls intérêts géopolitiques, aussi bien dans l’espace européen que dans le champ mondial. Elle reste donc très méfiante envers d’improbables avancées européennes qui ne lui paraissent pas constituer la solution à ses problèmes. La France doit comprendre le retour de cette question allemande avant de s’engager dans une stratégie flamboyante qui ne correspond pas aux attentes de son partenaire.

Lien vers Instable Allemagne

La dissuasion contestée

La dissuasion nucléaire a contribué à la régulation stratégique des tensions mondiales pendant la guerre froide et après. Mais elle est aujourd’hui moins opérante et de plus en plus souvent contestée, détournée voire remplacée par d’autres modes conflictuels qui en invalident progressivement la pertinence. Inventaire de ces contestations.

Lien vers La dissuasion contestée

Lorgnette : Des civils que l’on a armés

Certains, annonçant les cérémonies du centenaire de la Victoire, se méfient de l’aspect militaire de la chose et ne voient dans les combattants de 1914 que des « civils que l’on a armés ». Cela démontre une réelle incompréhension de leur engagement.

Rappelons donc que depuis la Révolution française, la citoyenneté est associée à la Nation en armes pour défendre le pays. L’armée, depuis deux siècles, est une armée de citoyens même si temporairement, elle a pu faire appel à des professionnels. À partir du moment où l’on porte un uniforme d’une armée régulière, on est un soldat, peu importe le statut. On défend la France en soldat et c’est bien ainsi que l’entendaient les 1,4 millions de soldats français morts sur les champs de bataille. Ce serait les insulter que de voir dans ces patriotes de simples « civils que l’on a armés ». C’étaient des citoyens qui ont saisi les armes mises à disposition par le gouvernement pour se défendre contre l’envahisseur. C’étaient ipso facto des militaires même si, comme Cincinnatus, ils retournèrent ensuite à leurs champs.

Ne pas les célébrer comme des soldats serait une faute grave.

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Instable Allemagne

Contrairement à l’image qu’on s’en fait, l’Allemagne est aujourd’hui dans une profonde instabilité. Elle est évidemment politique mais aussi économique, sociale et stratégique. Dès lors, elle revient plus que jamais à ses seuls intérêts géopolitiques, aussi bien dans l’espace européen que dans le champ mondial. Elle reste donc très méfiante envers d’improbables avancées européennes qui ne lui paraissent pas constituer la solution à ses problèmes. La France doit comprendre le retour de cette question allemande avant de s’engager dans une stratégie flamboyante qui ne correspond pas aux attentes de son partenaire.

Lien vers La dissuasion contestée, autre article du numéro 103.

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La dissuasion contestée

La dissuasion nucléaire a contribué à la régulation stratégique des tensions mondiales pendant la guerre froide et après. Mais elle est aujourd’hui moins opérante et de plus en plus souvent contestée, détournée voire remplacée par d’autres modes conflictuels qui en invalident progressivement la pertinence. Inventaire de ces contestations.

Lien vers Instable Allemagne, autre article du n° 103

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La Vigie n° 102 : Le SNU prend son temps – L’Ouzbékistan et le grand jeu – Lorgnette : reflux

Lettre La Vigie n°102- 10 octobre 2018. Nouvelle procédure !

La Vigie fait évoluer la procédure de lecture ; autrement dit, vous pouvez désormais :

  • lire directement à l’écran les articles (pour peu que vous en ayez acquis les droits, soit par achat unitaire à 2,5 €, soit par abonnement : découverte à 17€, annuel à 70 €, organisations à 300 €)
  • ou lire en pdf comme avant (si vous êtes abonnés)

Pour cela, les abonnés n’ont comme d’habitude qu’à saisir leur login et mot de passe (enregistrez les sur votre ordinateur, que ce soit plus pratique pour vous) et lire l’un puis l’autre à l’écran, ou avoir l’option de lire le numéro en pdf (aller dans la page archive pour le télécharger). Les nouveaux lecteurs peuvent quant à eux s’abonner ou acheter l’article à l’unité.

Ce billet de présentation vous donne les résumés (avec lien vers les articles proprement dits) et, nouveauté, la lecture libre de la lorgnette ! Nous espérons que ces nouvelles facilités aideront votre confort de lecture.

Le SNU prend son temps.

La mise au point du SNU est laborieuse, c’est que l’enjeu est d’importance puisqu’il vise à une resocialisation de la France pour renforcer la cohésion nationale. Pour atteindre cet objectif essentiel qui doit prendre sa place dans la formation des jeunes, il faut développer un système tout entier fondé sur un large parcours de préparation débouchant sur un appel à la responsabilité citoyenne à la majorité civile. Le développer et le mettre en œuvre prendra du temps.

Lien versLe SNU prend son temps

L’Ouzbékistan et le grand jeu

L’Asie centrale connaît des évolutions rapides, marquées notamment par le changement de cours en Ouzbékistan. En se réconciliant avec le Tadjikistan, en organisant un forum régional, en proposant une approche commune sur l’Afghanistan face à l’apparition des affiliés de l’État Islamique, Tachkent montre un dynamisme intéressant. Mais sans nul doute, même si le contrôle politique demeure vigoureux, l’Ouzbékistan cherche à relancer son économie et surtout à profiter du projet Chinois de nouvelles routes de la soie : pour Tachkent, cela consiste à renouer avec un passé glorieux qui durant plus d’un millénaire a assuré la prospérité de la région.

Lien versOuzbékistan, le grand jeu“,

Lorgnette :

Trois rapprochements entre frères ennemis, trois négociations méritent notre attention : entre Kosovo et Serbie, Éthiopie et Érythrée, entre les deux Corées. Trois situations de crise ouverte dans lesquelles la France a été impliquée et qui engagent ses intérêts stratégiques. On connaît la nouvelle donne inter-coréenne après le sommet de Singapour du 10 juin entre présidents américain et nord-coréen : le rapprochement se poursuit. Mais a-t-on observé, bien plus près de nous, la perspective esquissée entre Kosovars et Serbes : un échange de territoires avec rectification de frontières (l’échange de la région serbe au Nord de Mitrovica et la région Sud albanaise de la vallée du Présovo) pour solde de tout compte entre ces deux communautés qui se firent la guerre ? Nouvelle forme d’épuration ethnique ? Ouverture de la boite de Pandore balkanique ? Plus loin, en Mer rouge, l’Éthiopie se désenclave économiquement en nouant avec l’Érythrée un accord de paix et d’amitié. Les investisseurs affluent et la carte de la Corne de l’Afrique se rationalise en s’apaisant. Qui l’eût dit il y a un an ? Qui eût également prédit l’accord Vatican-Chine ?

JDOK

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Photo crédit :  dalbera on Visual Hunt / CC BY

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Sammy Oussedik, l’économiste élégant, le militant distingué

Sammy Oussedik était un participant actif et brillant de notre cercle euromaghrébin (voir ici). Son décès brutal nous attriste. Merci à Kader de la nécrologie amicale qu’il a bien voulu rédiger. JDOK

http://img.over-blog-kiwi.com/0/93/22/34/20160511/ob_c32ab1_d-le-modele-rente-corruption-redistrib.jpg

Source

La mort brutale de Sammy Oussedik à 56 ans, dans la nuit du 24 au 25 mai 2018, à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, d’une septicémie nous laisse interdits.

D’Alger à Paris

Sammy Oussedik était économiste de formation, titulaire d’un DEA en Sciences Politiques, et diplômé de l’IEP Lyon en Finances et Economie. Il a été conseiller de la GP Banque, rachetée par la suite par Natixis et responsable du Pôle études et conseil à la Société Générale d’Alger. Après avoir dirigé plusieurs banques publiques en Algérie entre 1989 et 1992, il avait quitté son pays définitivement en 1994. La guerre fratricide emportait le peu d’esprits libres qui avaient conservé la foi dans leur pays ; Sammy était de ceux-là jusqu’à ce qu’il soit directement menacé. A Paris, il retrouve un cousin par alliance, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie. Ensemble, ils élaborent un projet de création de banque pour la Méditerranée. Le projet tourne court et Sammy vit de consultance pour la Banque mondiale et l’Unesco. Il était également président de la commission Afrique du Conseil français des investisseurs en Afrique.

Sammy Oussedik avait créé le Cercle Ptolémée, qui par ses débats fructueux tentait d’apporter un éclairage sur la géographie humaine de l’Algérie « tendre et cruelle ». En 2015, il lance le mouvement Ibtykar (fondations), un mouvement citoyen et politique dont il était le coordinateur général. Il souhaitait que les Algériens s’emparent de la plateforme numérique qu’il avait mise en place pour dire leurs attentes et agréger les idées.

D’ici à Ailleurs

Dans le sillage de son père, militant nationaliste, Sammy vivait la politique d’abord comme un socle de valeurs dans lequel l’éthique tenait une place centrale, plus que l’idéologie. Ce sur quoi, nous avions une divergence. Je prétendais que ce sont les idées qui articulent notre humanisme et guident notre engagement. Nous avions des discussions interminables sur l’avenir de l’Algérie. Il était d’un optimisme constant. Moi d’un pessimisme de raison. De nos deux tempéraments, une grande fraternité était née, depuis notre première rencontre au tout début des années 1990 à Alger. Une complicité de cœur et d’esprit.

Sammy avait une élégance naturelle, une distinction très britannique et se sentait d’ici comme d’ailleurs. Une synthèse de son éducation et de son expérience personnelle. Dans la vie publique, comme dans la vie privée il était soucieux de rassembler ce qui est épars.

Il aimait la poésie. Souvent surgissaient dans nos discussions des mots, des souvenirs ou des lieux à partir desquels nous devions improviser un poème. Je ne suis pas très doué pour l’improvisation. Il avait le talent de dire de belles choses, avec des mots simples. Il aimait Aragon. Il aimait écouter et comprendre. Il voulait le meilleur pour l’Algérie, il voulait apporter son énergie à cette vaste entreprise. Heureusement, il n’était pas seul à mener ce combat. D’autres prendront la balle au rebond. Il y a toujours un après, il y a toujours un ailleurs.

Où que tu sois Sammy, ton esprit nous inspire.

A Toi, mon Ami, mon Frère, levis est terra.

Kader A. Abderrahim

La Vigie 99 bis – 10 août 2018 (gratuit) : Retour sur le premier semestre 2018. Lorgnette : Lancer de drones

Ce numéro vous propose le sommaire des articles publiés dans la Vigie, que ce soit dans la lettre bimensuelle ou sur le site en libre lecture. Outre un article de présentation et le sommaire proprement dit, une lorgnette vous est proposée.

Source

Ce numéro est d’accès gratuit.

Le prochain numéro (le 100 !) sera publié le 5 septembre. D’ici là, quelques articles seront proposés sur le site.

Pour lire les articles en entier, connectez-vous ou téléchargez ce numéro (cliquez)  Ce numéro est GRATUIT. Cela peut toutefois vous inciter à prendre un abonnement découverte (18 € pour trois mois) ou un abonnement annuel (voir la boutique). C’est également une façon de nous soutenir…

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Étude n° 8 : Où vont nos voisins européens ?

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Étude stratégique n° 8, du  5  mai 2018

Nous avions écrit une étude stratégique reprenant les avis de nos principaux voisins européens au sujet de la France (ES n°4 de novembre 2016). Ce tour d’horizon nous paraissait nécessaire avant l’élection présidentielle.Il nous a paru utile de retourner le regard et de regarder les horizons stratégiques de nos principaux voisins. Comme toujours, il en manquera. De même, les esprits sourcilleux s’étonneront de voir, dans cette revue titrée sur l’Europe, les États-Unis de M. Trump ou la Turquie : disons que nous préférons ce terme de grande Europe à la notion d’Occident qui nous semble encore plus malaisée.

On s’aperçoit de beaucoup de points communs : des démographies pas toujours solides, des économies qui repartent lentement, surtout des troubles politiques qui partout empoisonnent la vie publique et démontrent que le modèle hérité du XXe siècle est à bout de souffle. Cela entraîne des à-peu-près stratégiques qui sont patents.

Mais la tendance semble bien être le retour à des fondamentaux, ceux de l’intérêt national. C’est à la fois rassurant (car on raisonne sur des bases connues) et inquiétant (tant cela montre l’irréalisme de certaines postures actuelles). Là gît la source d’un vrai danger, d’autant plus vif qu’il est peu étudié.

Bonne lecture,

JDOK

SOMMAIRE

  • Où va l’Allemagne ?                                                                                                          p. 3
  • Où va le Royaume-Uni ?                                                                                                  p. 6
  • Où va Trump ?                                                                                                                   p. 9
  • Où va la Turquie ?                                                                                                             p. 12
  • Où va la Pologne ?                                                                                                             p. 15
  • Où va l’Italie ?                                                                                                                    p. 18
  • Europe, unité, régions                                                                                                      p. 21

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Crédit photo : Miradortigre on VisualHunt / CC BY-NC

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N° 84 bis (gratuit) – 27 décembre 2017 : Le monde a changé – Index 2017 – Lorgnette : S’étonner

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Le monde a changé

Le monde a changé. Il lui faut une grammaire stratégique durable qui n’est en fait que la gestion aussi raisonnée que possible d’un chaos structurel et fluide. Voici le retour des circonstances du monde, selon le mot de De Gaulle. […]

Index 2017 

En 2017, La Vigie a publié 91 articles qui sont répertoriés dans cet index. […]

Lorgnette : S’étonner

Ce numéro est gratuit. Vous pouvez le télécharger ici : Nous espérons que cela vous incitera à vous abonner, que ce soit en mode découverte (trois mois, 18 €) ou mieux encore annuel (70 € pour les particuliers, 300 € pour cinq licences pour les organisations). Merci par avance de votre soutien et de votre intérêt.

JDOK

Source photo : La Vigie (c)

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