Trump et le Moyen-Orient (LV 118)

Certains battent les tambours de guerre à Washington contre l’Iran. Est-ce à dire que le conflit est inéluctable ? Probablement pas pour deux raisons : d’abord, D. Trump n’est pas partisan des engagements militaires : s’il est brutal, ce n’est pas un faucon à la différence de beaucoup dans l’établissement. Au fond, il veut faire monter les enchères pour pousser les Iraniens à négocier en position de faiblesse un nouvel accord. Pas sûr que ceux-ci tombent dans le piège… Car Trump devient prévisible…

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Où va l’Arabie saoudite ? De Al-Saoud à Al-Salman… (Pr. A. Mekkaoui)

De nombreux observateurs occidentaux suivent avec intérêt, et parfois une certaine angoisse, les changements radicaux entrepris par le Prince héritier et nouvel homme fort de l’Arabie saoudite, car le récent tournant majeur opéré dans l’ordre de succession du royaume s’y traduit d’une manière révolutionnaire et rapide.

La famille Al-Saoud va être phagocytée par le clan d’Al-Soudar ; cette dernière se divisera en deux en fondant une nouvelle dynastie héréditaire appelée les Al-Salman. Le mode adelphique a disparu au profit d’un système politique plus ouvert aux composantes de la société saoudienne qui étaient marginalisées depuis la création de ce jeune État de 1932. C’est aussi un glissement risqué à cause de la purge en profondeur d’un système archaïque. De plus l’émergence du Prince Mohamed Ben Salman comme moteur de ce changement radical a été validée par les plus grandes puissances, les États-Unis, la Russie et la Chine.

Arabie saoudite: Mohammed ben SalmaneSource

Depuis janvier 2017, le Prince héritier a lancé trois réformes globales, une restructuration du champ religieux, une réforme en profondeur du système politique et développé une vision économique ambitieuse.

Dans cette perspective, énumérons les principaux chantiers en cours.

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Pour Riyad, l’Iran est un ennemi bien commode

Il ne faut pas sur interpréter l’antagonisme entre Ryad et Téhéran.

Pour Riyad, l’exécution de Nimr al-Nimr est logique. Tout le monde ne voit que l’opposition à l’Iran, supposée constitutive de l’identité saoudienne ; peu remarquent que sur 47 exécutions, 46 ont concerné des jihadistes, pour la plupart liés à al Qaida.

Source

Le message est d’abord interne, à destination de la population du royaume, tandis que la guerre au Yémen piétine et que l’économie patine (baisse du prix du pétrole, budget en déficit, augmentation des prix). Il s’agit d’abord de rassembler chez soi en utilisant une technique antique, celle de la mobilisation contre un ennemi extérieur. Continue reading “Pour Riyad, l’Iran est un ennemi bien commode”