Double profondeur stratégique au Sahel (M. Goumiri)

Dans le cadre de nos débats du Cercle euromaghrébin (ici), nous sommes heureux de publier cette contribution du Dr Goumiri. Merci à lui. LV

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Le concept de la profondeur stratégique est un outil opératoire de la géopolitique qui permet de comprendre les décisions et les conflits qu’imposent les grandes puissances sur la scène internationale. Il est construit sur des considérations historiques, de défense et de sécurité, économiques et culturelles et des visions à moyen et long terme.

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La Vigie n° 137 : Persistance de Boko Haram | PANG, manœuvre océanique, | Lorgnette, Conférence de Munich 2020

Lettre de La Vigie du 4 mars 2020

Persistance de Boko Haram

La (faible) attention française pour l’Afrique est concentrée sur la bande sahélo-saharienne à cause de l’opération Barkhane. Pourtant, une autre insurrection djihadiste persiste autour du lac Tchad : Boko Haram perdure en effet et a profondément muté. Face à cela, les pays de la zone ont pris des initiatives vigoureuses depuis cinq ans qui ont permis de cantonner le foyer de crise. Et si on regardait cet exemple plutôt que de s’obstiner dans une stratégie sahélienne dont on ne voit pas les fins ?

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PANG : Manœuvre océanique

Le projet de Porte-avions de nouvelle génération esquissé par le ministère des armées pour remplacer le Charles de Gaulle en 2038 n’est encore qu’un dossier industriel et technologique. Il va être bientôt précisé. Mais il reste à lui donner une vraie dimension stratégique comme pivot militaire d’une capacité de manœuvre et d’action océanique globale à l’horizon 2060 apte à protéger les intérêts de la France dans le monde d’alors.

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Lorgnette : Conférence de Munich 2020

La dernière conférence sur la sécurité de Munich avait pour thème l’Affaiblissement de l’Occident ou Westlessness (14-16 fév.). Elle a confirmé l’anomie occidentale.

Après l’entretien à The Economist (relation transatlantique, LV 129) et le discours de l’École Militaire (dissuasion, LV 136), elle a permis de compléter la vision stratégique du PR d’un monde instable qui se transforme dangereusement. Il avait réaffirmé le besoin d’une stratégie et d’une souveraineté européennes élargies dépassant les questions militaires pour notamment englober normes, technologie, infrastructure, communications, IA ou voisinages. Il a constaté l’éloignement américain, le refus allemand de la puissance, les divergences entre Européens alors que l’UE est invisible dans la gestion des crises qui engagent sa sécurité et affectent ses valeurs. Parmi les enjeux débattus à Munich, la Syrie ne figurait pas à l’agenda alors que la crise humanitaire cristallise différence de priorités et compétition entre puissances, recours à l’économie ou aux migrants comme armes politiques. Espérons que la réunion d’urgence des ministres des AE de l’UE sera l’occasion d’un réveil salutaire.

JOCV

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Persistance de Boko Haram (LV 137)

La (faible) attention française pour l’Afrique est concentrée sur la bande sahélo-saharienne à cause de l’opération Barkhane. Pourtant, une autre insurrection djihadiste persiste autour du lac Tchad : Boko Haram perdure en effet et a profondément muté. Face à cela, les pays de la zone ont pris des initiatives vigoureuses depuis cinq ans qui ont permis de cantonner le foyer de crise. Et si on regardait cet exemple plutôt que de s’obstiner dans une stratégie sahélienne dont on ne voit pas les fins ?

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Sahelistan, poil aux dents (Le Cadet n° 67)

Les articles se multiplient, en France mais surtout à l’étranger, unanimes quant à l’échec annoncé de Barkhane – car il est inutile de se bercer de périphrases.

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Le sommet de Pau n’aura rien apporté, et la conférence de presse n’aura été qu’un déroulé de formules creuses. Ce ne sont pas 220 soldats français de plus ni même les drones Reaper qui vont nous faire gagner la guerre dans cette zone immense où la France n’a jamais été que tolérée par des peuples plus ou moins nomades qui n’avaient pas désarmé même du temps de la colonisation (relire Terre des hommes de Saint-Exupéry). C’est notamment ce que rappelle un essai paru récemment [1] : nous ne sommes au Sahel que les instruments d’un jeu africain sur lequel nous pensons encore peser, cultivant une nostalgie coloniale assez déplacée, finalement fiers de ce mot de Françafrique qui nous donne le rôle du vilain mais nous fait croire encore à un statut de moyenne puissance, et nous essayant comme les Américains au nation building.

Guerre contre le terrorisme, guerre préemptive, bataille de l’avant : voilà qu’on nous ressort la panoplie de Bush-le-petit, comme si les batailles perdues et les guerres ratées depuis 2001 n’avaient servi à rien. Sommet du vocabulaire d’importation, le concept de « Sahelistan », un mot (pour citer Robespierre, dans un tout autre contexte), inventé par des fripons pour faire peur aux imbéciles. Il est censé désigner un gigantesque no-man’s-land, sans ressource immédiatement négociable comme le pétrole, sans eau, sans infrastructure, sans débouché par la mer si ce n’est la Libye, mais dont la constitution serait un danger mortel pour l’Europe, à l’image de l’État islamique en Syrie et en Irak.

Sauf que ces pays présentent à l’inverse des facilités dans tous les domaines ci-dessus rappelés. Et surtout qu’ils n’ont pas constitué un front avancé dans la lutte contre les djihadistes – que la très fine manœuvre de Trump contre la Perse nous force désormais à récupérer – puisque ceux-ci sont nos propres gamins endoctrinés religieusement dans nos mosquées, partis pour d’emblée revenir, la grâce divine ne leur étant pas tombée dessus sur le chemin de Damas mais dans les rues de Seine Saint-Denis comme le rappellent deux autres ouvrages parus ce mois-ci [2].

Les Américains et les Européens l’ont bien compris qui nous laissent nous débrouiller au Sahel, puisque le risque que les Peuls, Dogons ou Touaregs provoquent des troubles en France est le même que celui de voir les Talibans faire des attentats sur les Grands boulevards : à peu près égal à zéro. Et si question religieuse il y a à régler, ce n’est pas au « Sahelistan », c’est à domicile.

Le Cadet

[1]           Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Une guerre perdue. La France au Sahel. J.C. Lattès, 2020.

[2]           Bernard Rougier (dir.), Les territoires conquis de l’Islamisme, PUF, 2020.

            Hugo Micheron, Le jihadisme français : Quartiers, Syrie, prisons, Gallimard, 2020.

La Vigie 134 : Nouvelles stratégies militaires | Habile Azerbaïdjan | Lorgnette : Sahel, pas de Pau

Lettre de La Vigie du 22 janvier 2020

Nouvelles stratégies militaires

La stratégie militaire doit articuler aussi bien la stratégie nucléaire que la réponse aux adversaires asymétriques. Sans s’attarder aux concepts à la mode (Guerre hybride, A2/AD), constatons le retour à des préoccupations de guerre de haute intensité, que l’on avait oubliées. L’opposition entre pairs ou quasi-pairs revient à l’ordre du jour, sans obérer pour autant les autres priorités. 2020 constitue une opportunité pour réfléchir calmement avant l’agitation de la prochaine campagne présidentielle et de la LPM qui suivra.

Habile Azerbaïdjan

L’Azerbaïdjan se trouve ainsi aux confins de l’Europe et de l’Asie, du monde russe et du Moyen-Orient, il intéresse aussi bien la Chine que les États-Unis. Pays musulman, chiite et laïque, il vient de présider le Mouvement des Non-Alignés. Riche d’un pétrole abondant, il ne gâche pas cette rente et réussit, grâce à une diplomatie habile, à faire valoir ses intérêts malgré le contentieux persistant avec l’Arménie voisine à propos du Haut-Karabakh. Autant d’exceptions qui vaudraient presque valeur de modèle et suscitent en tout cas l’intérêt.

Lorgnette : Sahel, pas de Pau

La France a convoqué les dirigeants des cinq pays du G5 Sahel à un sommet à Pau la semaine dernière. Elle leur intimait, en quelque sorte, de confirmer leur souhait de voir la France intervenir dans la région, notamment au travers de l’opération Barkhane. Il s’agissait de trouver un appui politique alors que la présence française est couramment décriée dans l’opinion publique régionale. Bref, obliger lesdits gouvernements à sortir de leur duplicité. En échange, la France annonça l’envoi de 220 hommes supplémentaires et le recentrage de l’opération sur la région des trois frontières.

220 hommes, cela fait un renforcement de 5 % : personne ne croira que cela peut modifier le rapport de force. Quant à la concentration sur les trois frontières, c’est un changement au mieux opératif, il n’a certainement pas de signification stratégique. Pour le reste, rien ne change et l’enlisement se poursuivra. Car on poursuivra les vieilles lunes convenables et inefficaces depuis des décennies sans modifier les comportements politiques des gouvernants de la région : et si on les mettait en face de leurs responsabilités ?

JOCV

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Crédit photo : CERI Sciences Po, http://ceriscope.sciences-po.fr/node/112

LV 131 : Sahel : juste avant les décombres | Médor et gaz | Lorgnette : défis de la DG Défense

Lettre de La Vigie du 11 décembre 2019

Sahel : juste avant les décombres

Les motifs avancés par les uns (intérêts économiques) ou les autres (lutte contre le terrorisme) peinent à convaincre de la stratégie française au Sahel. Du coup, parce que nous définissons mal l’ennemi, nous piétinons, sachant que les autorités de la région n’ont pas les mêmes priorités que la France. Cette addition de mauvaises perceptions, de faux semblants, de mauvais calculs et de quiproquos entrave beaucoup d’initiatives. Il est temps de reposer un vrai diagnostic et de repartir du bas.

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Médor et gaz

La géopolitique de la Méditerranée orientale est aujourd’hui stimulée par l’abondance du gaz naturel qu’on a récemment trouvé dans ses fonds marins. Les équilibres de la région en sont d’autant plus modifiés que la liquéfaction en GNL de ce gaz permet désormais sa production, sa diffusion et son stockage in situ, moyennant certes de lourds investissements. Cette évolution rapide crée une dynamique stratégique de compétitions, d’alliances et de coopération qui a un fort impact non seulement sur les riverains mais aussi sur la région proche du Levant voire sur l’économie verte dont elle modifie la donne régionale.

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Lorgnette : défis de la DG défense

La nouvelle Commission européenne enfin installée présente ses innovations. Parmi celles-ci, une « DG industrie de la défense et de l’espace », baptisée Défis (Defense Industry & Space) et déjà nommée « DG Défense » comme la PECSD qui fut vite érigée en défense européenne. Mais la défense collective relève toujours de l’Otan pour la plupart des États membres de l’UE (LV 129), ce qu’a rappelé la présidente de la Commission.

Issue de la partition de la DG Industrie, cette DG sera pour les industriels de défense de l’UE un stimulant et un arbitre. On la voit comme le fer de lance d’une reconquête par les Européens de leur autonomie stratégique, une étape décisive sur la route d’une Union de sécurité et de défense, bien évidemment complémentaire de l’Otan. Avec la Coopération structurée permanente des 25/27, le FEDEF de 13 G€ sur 7 ans et Galileo, on aura ainsi un catalogue de structures qui viendront compléter le COPS, l’EMUE, l’AED et préparer l’armée européenne que certains voient se profiler.

Pour contrer la menace russe et relever le défi chinois ? On jugera sur pièce. Mais ce qui a manqué jusqu’ici, ce sont la volonté et la stratégie ; les structures ne les remplaceront pas.

JOCV

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Source photo : Hibr on Visual hunt / CC BY-NC-SA

Sahel : juste avant les décombres (LV 131)

Les motifs avancés par les uns (intérêts économiques) ou les autres (lutte contre le terrorisme) peinent à convaincre de la stratégie française au Sahel. Du coup, parce que nous définissons mal l’ennemi, nous piétinons, sachant que les autorités de la région n’ont pas les mêmes priorités que la France. Cette addition de mauvaises perceptions, de faux semblants, de mauvais calculs et de quiproquos entrave beaucoup d’initiatives. Il est temps de reposer un vrai diagnostic et de repartir du bas.

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LV 123 (numéro double) : Lassitude | Miscellanées | Soudan : fin de parties ? | Commander l’espace | Vignettes de lecture

Lettre (double de La Vigie du 31 juillet 2019)

Lassitude stratégique

Face aux approximations et incohérences, la lassitude gagne le stratégiste. Il doit rappeler quelques évidences : le faux concept d’armes de destruction massive, qui mêlent dans un fourre-tout des armes spéciales tactiques et des armes de supériorité stratégique ; les vicissitudes de l’arms control ; enfin, la confusion stratégique de l’inclusivité, nouveau dogme stratégique français qui mélange tout sans rien réellement décider.

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Lorgnette 1 : Miscellanées politiques

Le premier semestre fut fertile en réflexions politiques, celles suscitées par le traité de Versailles ou le 75ème anniversaire du D-day. On prit aussi plaisir à lire les Conversations Tocqueville qui traitaient cette année du futur des nations et les débats autour du Brexit et du désordre européen. Comme souvent il s’agit de passé et d’avenir dont le présent peine à cerner les contours. Mais si l’histoire ne se répète jamais, elle se continue toujours. L’ignorer serait une faute. L’Etat-nation du XXe siècle se transforme en Etat connecté du XIXe siècle. Mais alors que garder du passé ? Quels acquis européens, communautaires et stratégiques, préserver ? Quelles leçons tirer des rendez-vous et des paix manqués ? Le temps de l’héroïsme collectif des peuples est passé mais leur dispersion dans des trajectoires singulières ne sera pas un progrès. En Europe plus qu’ailleurs on a expérimenté les désastres interétatiques. Il faut d’autres règles du jeu sur le continent eurasiatique, pour gérer nos nations culpabilisées par la mondialisation inclusive. Alors au lieu de prétendre à l’innocence, i.e. à une justice sans force, essayons d’être un peu plus forts, même au risque d’être un peu moins justes (Pierre Manent).

Soudan : fin de partie ?

La mort du président tunisien rappelle que la pression populaire peut changer le système. La victoire algérienne en football temporise le blocage de cette pression. Enfin, l’accord au Soudan donne l’illusion que le système est en train de changer : ce n’est probablement qu’une illusion, le régime dual mis en place permettant probablement la prolongation du système de pouvoir.

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Lorgnette 2 : Commander l’espace

La France va bientôt se doter d’un commandement spatial militaire : La nouvelle stratégie spatiale récemment exposée prévoit une vraie force spatiale (nouveaux satellites de surveillance, nano-satellites, petits lanceurs réactifs, lasers de puissance). Tout serait lancé à partir de 2023 (prochain quinquennat). 700 M€ sont dégagés sur l’actuelle LPM, 1,5 G€ sur la suivante. La doctrine serait alignée sur celle de la dissuasion : doctrine active mais non offensive et « non engagement en premier », afin de protéger et défendre nos intérêts spatiaux. Bien sûr, on fera cela dans un cadre européanisé (personne ne note le retard allemand en la matière). Le nouveau commandement spatial sera installé à Toulouse tandis que la loi sur les opérations spatiale de 2008 sera revue afin de permettre une véritable spécificité militaire.

Cette nouvelle stratégie prend acte de la course aux armements qui est en train de se dérouler, motivée à la fois par la multiplication d’acteurs étatiques (Japon, Chine, Inde) mais aussi privés. Le spatial était placé entre la dissuasion et le renseignement : il prend désormais son autonomie. L’Armée de l’Air en a la charge.

Vignettes de lecture :

Les défis chinois (E. de La Maisonneuve) – La mesure de la force (M. Motte) – Vision(s) du monde (Ch. Grataloup) – La puissance au XXIè siècle (P. Bühler) – L’orthodoxie (N. Kazarian) – L’affolement du monde (Th. Gomart) – L’archipel français (J. Fourquet) – Le désert et la source (R. Cagnat) – La France et l’Otan en Syrie (R. Hureaux) – Les guerriers de l’ombre (JC Notin) – Bable minute zéro (GP Goldstein) – Pièfge au levant (R. Pietrini) – La bombe d’Alger (M. Bowman) – Les invasions allemandes (N. Isigny).

JDOK

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Soudan : fin de partie ? (LV 123)

La mort du président tunisien rappelle que la pression populaire peut changer le système. La victoire algérienne en football temporise le blocage de cette pression. Enfin, l’accord au Soudan donne l’illusion que le système est en train de changer : ce n’est probablement qu’une illusion, le régime dual mis en place permettant probablement la prolongation du système de pouvoir.

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Tensions au Soudan

Un de nos correspondants, connaissant bien la région, nous envoie cette analyse que nous trouvons très pertinente . Merci à lui. JDOK

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Comme à chaque fois en Afrique, c’est l’envolée du prix du pain et de l’essence couplé à un chômage et une corruption étatique qui aura mis le feu aux poudres. Cette fois-ci c’est au Soudan, troisième plus grand pays d’Afrique à la triste et violente histoire.

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