La Vigie n° 118 : La France et son armée nouvelle | Trump et le Moyen-Orient | Déception sud-africaine

Lettre de La Vigie du 22 mai 2019

 

La France et son armée nouvelle

La relation entre la France et ses forces armées évolue. Une armée globale émerge, intégrée, combattante, interarmisée, servie par un haut commandement expérimenté soutenant une politique dont la centralisation présidentielle est contrainte à la courte vue par un mandat court. La préservation des éco-systèmes des différentes armées est essentielle pour alimenter cette nouvelle armée tout comme l’entretien d’un écosystème stratégique militaire de niveau stratégique pour préserver la posture militaire de la France sur le long terme.

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Trump et le Moyen-Orient

Certains battent les tambours de guerre à Washington contre l’Iran. Est-ce à dire que le conflit est inéluctable ? Probablement pas pour deux raisons : d’abord, D. Trump n’est pas partisan des engagements militaires : s’il est brutal, ce n’est pas un faucon à la différence de beaucoup dans l’établissement. Au fond, il veut faire monter les enchères pour pousser les Iraniens à négocier en position de faiblesse un nouvel accord. Pas sûr que ceux-ci tombent dans le piège… Car Trump devient prévisible…

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Lorgnette : Déception sud-africaine

Vingt-cinq ans après la fin de l‘Apartheid en 1994, l’Afrique du sud a connu de nouvelles élections, marquées par une victoire attendue mais décevante de l’ANC, le parti héritier de N. Mandela. Il obtient certes 57 % des voix (en baisse de 4,5 %) mais il s’agit plus d’un vote d’habitude que de conviction, encore moins de résultats.

Le résultat a été accueilli par une gêne discrète et silencieuse : voici en effet la première puissance d’Afrique qui s’écroule lentement dans tous les domaines, notamment économique avec un taux de chômage « officiel » de 28 % et un PIB en chute libre. Le pays n’a pas procédé aux investissements nécessaires pour entretenir son parc industriel et minier et la sécurité est une des pires d’Afrique, continent qui a pourtant des références en la matière.

Certes, le nouveau dirigeant, C. Ramaphosa qui a succédé dans l’urgence en 2018 à Jacob Zuma a réussi à passer sous silence l’énorme scandale de corruption qui touchait ce dernier. La nouvelle élite s’est plus montrée prédatrice que réformatrice. La réforme annoncée de la terre risque de casser le dernier secteur fonctionnant encore un peu. Derrière la déception pointe l’inquiétude. Peu le disent…

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Crédit photo : Ministère des armées (ici)

JDOK

Trump et le Moyen-Orient (LV 118)

Certains battent les tambours de guerre à Washington contre l’Iran. Est-ce à dire que le conflit est inéluctable ? Probablement pas pour deux raisons : d’abord, D. Trump n’est pas partisan des engagements militaires : s’il est brutal, ce n’est pas un faucon à la différence de beaucoup dans l’établissement. Au fond, il veut faire monter les enchères pour pousser les Iraniens à négocier en position de faiblesse un nouvel accord. Pas sûr que ceux-ci tombent dans le piège… Car Trump devient prévisible…

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La rivalité entre les États-Unis, la Chine et la Russie (J. Shapiro)

Nous sommes heureux d’accueillir ce texte de Jeremy Shapiro, directeur d’études au sein du cabinet Geopolitical Futures (le nouveau cabinet de G. Friedmann). Il l’a prononcé l’autre jour, au festival de géopolitique organisé par nos amis de Limes, à Gênes. Nous remercions donc aussi bien J. Shapiro que Limes à cette occasion. JDOK

Avant de commencer, je dois féliciter l’Italie pour sa récente décision d’approuver l’initiative One Belt One Road de la Chine. J’ai entendu dire que l’Italie annoncera son soutien lorsque le président chinois Xi Jinping viendra en visite à la fin du mois. Je viens du Texas, aux États-Unis. J’aimerais que nous soutenions l’initiative One Belt One Road de la Chine dans notre pays également. Nous sommes Américains, et nous sommes Texans aussi, donc nous aimons l’essence, les armes à feu et les grands chapeaux et nous nous sentons très importants. Si la Chine investissait dans la construction d’un nouveau train à grande vitesse au Texas et aidait à construire de nouveaux ports à Houston, à la Nouvelle-Orléans et dans d’autres villes, cela améliorerait nos horribles problèmes de circulation. Je pourrais aussi rendre visite à ma famille plus régulièrement. Ce serait merveilleux.

Navires chinois escortant un bâtiment américain en mer de Chine méridionale. ©Belga

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La Vigie n° 95 (gratuit) – 23 mai 2018 : Trump, l’Iran et l’impuissance européenne – L’impossible régulation – Vu de la Lorgnette : Populisme irakien

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Lettre n° 95,  La Vigie du  23 mai 2018

 

Photo credit: IAEA Imagebank on VisualHunt.com / CC BY-NC-ND

 

Trump, l’Iran, l’Europe

La décision de Donald Trump de se retirer de l’accord nucléaire iranien n’a surpris que les crédules. Il confirme une promesse de campagne et met en œuvre sa politique de remise en cause de l’état du monde. Elle a bien sûr des conséquences au Moyen-Orient et sur l’ordre nucléaire. Elle a surtout des effets économiques très profonds qui affectent d’abord les Européens. Ceux-ci sont à l’heure de vérité, s’apercevant que l’État voyou n’est pas celui qu’ils croyaient. Réagiront-ils avec fermeté ou démontreront-ils, encore une fois, leur impuissance ?

 

L’impossible régulation

La régulation nucléaire stratégique a mis du temps à s’établir dans le monde bipolaire de la guerre froide. La dérégulation a commencé à la fin de celle-ci avec la multipolarité, les tolérances et les exceptions et les truquages. Elle s’amplifie avec le retrait américain de l’accord iranien qui menace la sortie de l’impasse coréenne, ignore la nécessaire valorisation de l’électronucléaire, renvoie des pays à rassurer vers une prolifération nucléaire militaire rampante. Le désarmement nucléaire n’est pas pour demain.

Lorgnette :  Populisme irakien

Photo credit: IAEA Imagebank on Visualhunt / CC BY-SA

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De la “décertification” de M. Trump (TFN)

Certification de l’accord nucléaire iranien, au-delà de la communication politique

1 – La question nucléaire iranienne, centrale dans la communication politique n’est pas le cœur du problème Iranien. Si l’Iran est confiné d’un point de vue économique c’est pour une raison très différente : ce pays est le laboratoire de la contre-mondialisation. S’il dérange, c’est qu’il a mis au point un système idéologique extrêmement élaboré prônant le rétablissement des frontières, la perpétuation des identités et désignant comme ennemi le mondialisme et son moteur.

Iran: Trump garde l'accord sur le nucléaire mais va imposer d'autres sanctionsSource

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N° 76 – 30 août 2017 : Libye, l’horizon s’éclaircit | Questions atlantiques | Trump et l’Afghanistan

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Libye : l’horizon s’éclaircit

La Libye a brièvement occupé les manchettes en juillet, à l’occasion d’une rencontre organisée à Paris entre deux des principaux protagonistes de la scène politique libyenne. Un peu plus tard, les opérations de sauvetage en Méditerranée centrale ont également suscité l’attention, avec le code de bonne conduite imposé par les autorités italiennes aux ONG secourant les migrants. À terre comme en mer, on commence à deviner quelques éclaircies.  […]

Questions atlantiques

Couvrant à peu près le cinquième de la planète (par la surface et la population riveraine), largement ouvert sur les deux hémisphères, le théâtre atlantique a connu de fortes tensions stratégiques au XXe siècle pour la sûreté de la navigation dans sa partie nord. D’abord pour assurer le ravitaillement intensif de l’Europe pendant la Première Guerre mondiale, puis gagner la bataille de l’approvisionnement stratégique de l’Angleterre et de l’URSS pendant la Seconde ; enfin, pour garantir pendant la guerre froide les « reinforcement /replenishment », les ReRe, ce lien transatlantique vital pour la sécurité de l’Europe. À la fin de la guerre froide, la disparition de l’URSS lui a fait perdre son caractère essentiel et le centre de gravité stratégique de l’Atlantique s’est déplacé au Sud, vers l’ouvert de Gibraltar et les zones troublées du Golfe de Guinée.    […].

Lorgnette : Trump et l’Afghanistan

JDOK

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N° 70 : Où va Trump ? | De la paix durable ? | Attaques à Londres

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Où va Trump ?

Nous avions réagi à l’élection de Donald Trump (cf. LV 55 et 56) pour ensuite l’évaluer en silence : il paraissait opportun de délaisser les imprécations si fréquentes et d’observer. Maintenant que sa première tournée internationale est achevée et que l’on commence à en voir les premiers effets, il est temps de caractériser cette politique. Car malgré ce que disent « les médias », elle a sa cohérence : le constater ne signifie pas qu’on l’approuve, mais plutôt qu’il est de bonne méthode d’étudier la stratégie de l’autre si l’on veut prendre l’avantage. Or, les indignations indignées (et fatigantes) ne contribuent pas au nécessaire réalisme. Certes, D. Trump détone face aux mœurs feutrées des élites transatlantiques. Il ne manque pas pour autant de finesse ni surtout de ligne politique. […]

De la paix durable

Repartons de la conclusion de notre précédent numéro : il faut réapprendre à penser la paix si l’on veut savoir faire la guerre. De même que la guerre a muté, sinon dans ses finalités, au moins dans ses formes, la paix a cédé la place à une crise permanente d’intensité variable, tensions brutales et détentes provisoires. Quel espace lui reste-t-il ? Est-elle autre chose que le silence des armes, un intervalle, une pause entre deux conflits ? Beaucoup de bons auteurs ont traité cette question ancienne. Il est vrai que la grande guerre et la vraie paix sont mortes ensemble, selon la belle formule du général Beaufre, il y a plus de cinquante ans. De même, on a mieux compris depuis la fin de la guerre froide que leurs syntaxes se métamorphosaient (cf. LV 16, 29, 35, 46, 69). Pareillement personne n’a oublié ces mauvaises paix qui laissaient intacts les problèmes et suscitaient de nouvelles guerres, comme après la Première Guerre mondiale celles de l’ex Empire ottoman, ou ces paix qui ont mal soldé les guerres de décolonisation, Quant à la fin de la Guerre froide, elle a ouvert une ère de dégel de tensions et de violences multiples. On le voit aujourd’hui dans les Balkans, l’Europe orientale, le Levant, le Sahel … […].

Lorgnette : Attaques à Londres

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Source image : Kentuckyguard via VisualHunt / CC BY-NC-ND

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N° 67 : Où va la Turquie ? | Autre chose, autrement | Corée du Nord et États-Unis

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Où va la Turquie ?

Trois jours après le premier tour de l’élection présidentielle, parler d’autre chose que de la France tient de la gageure, surtout après la pauvre campagne que nous avons eue. Cela étant, il n’est que voir l’intérêt inquiet que cette élection a suscité de par le monde pour relativiser aussitôt l’opinion malsaine de tous ceux qui se complaisent à décrire la France comme une puissance marginale. Pour autant, elle est loin d’être la puissance influente qu’elle pourrait être et devrait donc être. Cela étant noté, décentrer le regard permet de mieux apprécier, par contraste, ce qui advient chez nous. Le récent « référendum » qui s’est tenu en Turquie illustre que si notre démocratie est bien malade, les choses paraissent pires ailleurs. Le système turc semble très fragile […]

Autre chose, autrement

Une période vient de s’achever en France. C’est autre chose que les Français attendent et autrement qu’ils veulent vivre en France. Le dernier attentat sur les Champs-Élysées puis le premier tour présidentiel ont rappelé cette évidence. On ne peut plus vivre installés dans la précarité culturelle, économique, sécuritaire et la subir avec la patiente vertu des victimes désignées. On ne peut pas continuer à appliquer avec obstination des politiques publiques tenues en échec depuis quinze ans. On ne peut pas non plus s’en remettre à d’autres pour redéfinir nos points d’équilibre intérieur ni s’exonérer d’ambition nationale au motif que la crise est générale autour de nous. On peut encore moins dénoncer des commanditaires extérieurs quand les assassins sont citoyens français et quand on fraie avec ceux qui les soutiennent. […].

Lorgnette : Corée contre États-Unis

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Source image : Alain Bachellier via VisualHunt / CC BY-NC-SA

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Syrie : la nuit des dupes cachait un coup de billard (Th. de La Neuville)

Nous sommes heureux de publier cette courte analyse d’un de nos chercheurs associés, Thomas Flichy de La Neuville. Merci à lui. JDOK.

1 – La frappe de l’autre nuit montre le retour en force des néo-conservateurs au sein de l’appareil d’Etat américain. Ceux-ci étaient en compétition avec les isolationnistes pro-russes mais ont réussi à éliminer successivement le général Flynn puis Steve Bannon. Donald Trump leur a donné un gage symbolique cette nuit. Ceci va satisfaire les lobbys de l’armement qui craignaient par dessus tout, la fin des guerres américaines. Ceci va également satisfaire Israël dont les Etats-Unis se sont rapprochés. La frappe permet enfin de rassurer l’électorat américain qui était gêné par le rapprochement américano-russe. Elle lui donne l’illusion que l’Amérique demeure encore forte et indépendante. (cliquez ci-dessous pour lire la suite)

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Expulsion des agents russes: un règlement de compte entre Obama et Trump ?

En cette fin d’année, la presse grand public nous sollicite ! Après les Échos il y a deux jours, le Figaro aujourd’hui (lien ici), à la suite de la controverse Obama/Poutine. JDOK

FIGAROVOX/TRIBUNE.-Jean Dufourcq, amiral (2S), voit dans l’expulsion d’agents russes la volonté de Barck Obama de gêner les premiers pas de Donald Trump, en empêchant un rapprochement avec la Russie.


Jean Dufourcq, contre-amiral en 2e section, est aujourd’hui est Rédacteur en chef de La Vigie, lettre d’analyse stratégique. Il est membre honoraire de l’Académie de marine et ancien rédacteur en chef de la Revue Défense Nationale.

Par un décret présidentiel, Barack Obama vient de prendre des mesures de rétorsion contre la Russie accusée d’avoir mené des cyberattaques contre les États-Unis pour influencer le cours de l’élection présidentielle américaine. Il s’agit d’une des dernières décisions du président partant qui donne l’impression de profiter de sa fin de mandat pour lâcher des coups qu’il avait longtemps retenus: c’est ce que suggère aussi la récente abstention aux Nations-Unies lors d’un vote condamnant la colonisation israélienne. Quelle est la portée de ces mesures antirusses ?

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