La Vigie n° 202 : Raspoutitsa d’automne | Carré stratégique transatlantique | Lorgnette : la rue iranienne gronde

Lettre de La Vigie du 12 octobre 2022

Raspoutista d’automne

A l’automne 2022, saison des premiers froids et des bourbiers, on relève les multiples enlisements qui affectent la France stratégique: l’impasse totale et inquiétante de la guerre en Ukraine qui sature le paysage euro-atlantique, les marécages où s’enlisent des relations intercontinentales à la fois radicales et sceptiques et enfin le marais budgétaire du modèle d’armée futur et des investissements de sécurité à consentir pour la sécurité de la France et des Français. Un automne déjà bien embourbé.

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Carré stratégique transatlantique

De Moscou à Washington, de Prague à Berlin, les enjeux stratégiques transatlantiques se sont altérés au cours du mois passé. De la guerre en Ukraine aux questions de dissuasion, d’une Europe élargie au-delà de l’UE à la prégnance des questions économiques, tout indique une montée des tensions.

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Lorgnette : La rue iranienne gronde

Encore une fois, l’Iran connaît des manifestations massives, après celles de 1999, 2009, 2017 et 2019. Les spécialistes nous disent que cette fois, les choses sont différentes, que la nouvelle génération est connectée, que plus personne ne croit à la possibilité de réformer le régime, que les femmes sont partie prenante.

Ce qui n’a pas changé, c’est la répression du régime qui déploie ses escadrons de gardiens de la révolution et autres bassidjis. L’armée reste en retrait et pourrait décider du sort du pays, si les affrontements persistaient.

Personne ne croit plus en effet à la légitimité du régime théocratique en place à Téhéran. Pour autant, il a su interpréter les intérêts du pays et mener une politique étrangère active malgré l’hostilité américaine et séoudienne, avec des succès réels, notamment dans son environnement proche. Une chute du régime ne mettrait probablement pas fin aux rivalités géopolitiques régionales.

Mais l’observateur s’interroge : au XXIe siècle, un mouvement populaire révolutionnaire, même massif et durable, peut-il mettre à bas une tyrannie ? Les exemples soudanais ou biélorusses ne plaident pas en ce sens. Nous verrons bien.

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Crédit photo : awestomestories

LV 192 : Intensité, symétrie, seuil, modèle | Jeu d’équilibre turc | Lorgnette : Irlande unie ?

Lettre de La Vigie du 11 mai 2022

Intensité, symétrie, seuil, modèle

D’un point de vue théorique, que nous dit la guerre en Ukraine ? Beaucoup évoquent la haute intensité. Il s’agit plutôt de la symétrie, qui entraîne des effets de seuil mais aussi des mélanges technologiques d’armes anciennes et d’objets nouveaux. Un fin diagnostic doit être effectué qui questionne notre modèle d’armée.

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Jeu d’équilibre turc

Le régime turc tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir, mais l’économie fait cruellement souffrir l’homme de la rue depuis un an, et la crise ukrainienne ne fait que réduire les marges de manœuvre, en rendant la position diplomatique vis-à-vis de la Russie délicate. Alors que R. Erdogan s’efforce d’améliorer ses relations extérieures, la seule échappatoire devrait être une présence accrue en Libye, où les hydrocarbures représentent une planche de salut pour la Turquie, loin de la Russie et de l’Iran.

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Lorgnette : Irlande unie ?

Le Brexit (LV 135) pose depuis son adoption la question de l’avenir du Royaume-Uni (LV 105). Si beaucoup pensaient que le délitement du royaume viendrait de l’Écosse (LV 71), les récentes élections en Irlande du Nord indiquent une deuxième cause possible. En effet, le parti nationaliste Sinn fein (en faveur d’une réunification avec l’Irlande) les a gagnées (27 sièges sur 90) quand son adversaire unioniste, le DUP, n’en a obtenu que 25. Le Sinn fein va donc former le gouvernement, le DUP désignant un vice premier ministre selon les accords du Vendredi saint (1988). Les négociations s’annoncent ardues.

Le résultat des élections tient d’abord à des causes sociales, à l’inflation et à la division du DUP à la suite des accords du Brexit qui ont entériné un accord compliqué pour l’Irlande du Nord, « protocole » régissant les dispositions douanières (il prévoit une libre circulation avec la république d’Irlande mais des contrôles avec la Grande-Bretagne). C’est donc la question européenne qui est posée à Londres, une nouvelle fois. Il reste que ce vote ouvre la voie, si les choses se pérennisent, à un référendum pour l’unification d’ici quelques années.

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Crédit photo : MichaelGubi on VisualHunt

Jeu d’équilibre turc (LV 192)

Le régime turc tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir, mais l’économie fait cruellement souffrir l’homme de la rue depuis un an, et la crise ukrainienne ne fait que réduire les marges de manœuvre, en rendant la position diplomatique vis-à-vis de la Russie délicate. Alors que R. Erdogan s’efforce d’améliorer ses relations extérieures, la seule échappatoire devrait être une présence accrue en Libye, où les hydrocarbures représentent une planche de salut pour la Turquie, loin de la Russie et de l’Iran.

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La Vigie n° 187 : L’Est de « l’Ouest » | Guerre en Ukraine [ Lorgnette : le facteur nucléaire GRATUIT

Lettre de La Vigie du 2 mars 2022

Compte-tenu de l’actualité, La Vigie met ce numéro en lecture gratuite. N’hésitez pas à vous abonner pour nous soutenir.

L’Est de l’Ouest

L’Europe n’a pas défini sa frontière orientale faute d’avoir entrepris sa réunification à la fin de l’ère soviétique. Peu à peu la Russie nouvelle a été mise au ban de l’Europe et l’enjeu ukrainien est devenu la cause du récent coup de force de Moscou pour démilitariser Kiev. De son côté la Turquie kémaliste tournée vers l’Europe a laissé la place à une Turquie frériste, déployée tous azimuts aux marches de l’Europe, de l’Asie de l’Ouest et en Afrique. Turquie et Russie sont des compétiteurs d’une Union européenne qui ne sait plus penser son Est, qui est aussi l’Est de l’Ouest.

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Guerre en Ukraine

La guerre entre la Russie et l’Ukraine suscite toute les attentions. Il convient de revenir brièvement sur ses causes, lointaines ou proches, sur les facteurs ayant conduit personnellement V. Poutine à décider de l’agression, aux buts dans la guerre et aux buts possibles de guerre, enfin aux réactions mondiales, tant de l’Alliance atlantique que des pays tiers ou surtout de la Chine.

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Lorgnette : Le facteur Nucléaire

Cette crise a bien évidemment une dimension nucléaire. En effet, l’agression russe de l’Ukraine est une guerre conventionnelle menée dans un cadre dissymétrique (l’Ukraine ne peut gagner sur le terrain). Elle change des conflits asymétriques que nous connaissions depuis deux décennies qui opéraient sous le seuil d’une certaine intensité. Dans le cas présent, ce seuil a été franchi. Mais il n’agit pas seulement dans les domaines terrestres, aériens et maritimes : les autres domaines des opérations multi-milieux et multi-champs (M2MC) sont également ouverts : spatial, cyber, électromagnétique, cognitif…

Ce faisant, ce conflit pose la question d’un autre seuil, celui qui le surplombe et le sépare du domaine nucléaire. En effet, l’agression physique sollicite la mécanique de l’escalade. C’est pourquoi V. Poutine a posé rapidement cette limite en menaçant de représailles toute tentative de contrer militairement son offensive. Notre ministre des Affaires étrangères a répondu que l’Alliance était aussi une alliance nucléaire. Il s’agit-là du rappel de la rhétorique qui définit la grammaire de la dissuasion. C’est un autre signe du retour à une nouvelle Guerre froide en Europe.

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Crédit photo :Ministère de la défense d’Ukraine

La Vigie n° 185 : Chili pionnier | Fébrilité stratégique | Lorgnette : impasse libanaise

Lettre de La Vigie du 2 février 2022

Chili pionnier

Le Chili, ce pays du bout du monde, est d’abord déterminé par sa géographie. Isolé, il est à la fois américain, océanien et antarctique. Il a une expérience politique originale qui connaît en ce moment de nouveaux développements. Il est également un enjeu de la rivalité sino-américaine puisqu’il a des échanges économiques avec les deux pays. Négligé par la France, il pourrait pourtant devenir un partenaire du Pacifique.

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Fébrilité stratégique

Le puzzle stratégique se complique avec les crises autour de l’Ukraine et de Taïwan. La fébrilité règne et révèle la place prise par l’altérité stratégique irréductible que véhicule la rivalité installée entre États-Unis et Chine et l’ambiguïté stratégique que facilite le recours aux activités de déception et d’intimidation. Quelle place pour l’autonomie stratégique dans l’interdépendance qui se renforce ? Pour la France en Europe, une incitation à hâter une réunification raisonnable du continent européen qui tarde .

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Lorgnette : impasse libanaise

Le Liban poursuit son affaissement national, atteignant cette fois des niveaux inconnus de dégradation. Il vivait depuis longtemps sur une illusion, celle d’un pacte national qui aurait ses racines en 1943. La guerre civile de 1975 et la montée en puissance du Hezbollah, pseudo-État, avaient déjà mis à mal ce mirage. La réalité d’une corruption clanique, se diffusant largement jusqu’aux plus bas échelons de la société, constitue le facteur fondamental du dépérissement du pays du Cèdre. Plusieurs chocs sont venus contrecarrer l’illusion du retour à la normale que certains observaient dans les années 2000 : d’une part la guerre civile syrienne qui a projeté au Liban 1,7 Mh de réfugiés (25% d’une population de 6,8 Mh) ; d’autre part, les États du Golfe, soutiens traditionnels de la classe politique, ont cessé leur appui. Aussi la gigantesque explosion qui frappe le port de Beyrouth à l’été 2020 a montré le roi nu et accéléré l’implosion de l’État.

Il s’ensuit une longue dégradation d’abord économique et financière, mais aussi juridique et bientôt sécuritaire. La société se délite, stade ultime du dépérissement étatique. Ce processus visible au Proche-Orient comme en Afrique marque la fin du modèle occidental de l’État.

JOCV

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Crédit photo : Miradortigre on Visualhunt

Géopolitique du Reis (Josseran T.)

Nous sommes heureux d’accueillir ce texte de Tancrède Josseran, spécialiste émérite de la Turquie. Attaché de recherche à l’Institut de Stratégie de Comparée (ISC) il a notamment dirigé le numéro 124 de la revue Stratégique sur la Turquie. Merci à lui. LV

La politique étrangère d’Ankara déroute. Depuis l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan (2002), elle a connu d’incessants va-et-vient. Tour à tour candidate à l’Union Européenne, élève modèle du FMI, héraut d’un « islam modéré », Ankara marche désormais sur les brisées des démocraties illibérales et regarde vers l’Eurasie. Ce jeu de bascule déconcerte.

Source

Est-il le produit des caprices d’un vulgaire démagogue assoiffé de pouvoir ? Erdogan serait-il juste un homme de coup dépourvu de toute vision d’ensemble ? Rien n’est plus discutable. En dépit de toutes les oscillations d’une politique drossée par les embruns d’un monde en ébullition et des emportements du Reis [le chef], il existe un objectif jamais démenti : faire ou refaire de la Turquie une puissance globale. En réalité tout est lié : le projet islamo-conservateur coiffe l’activisme extérieur qu’en politique réaliste Erdogan sait ajuster aux circonstances.

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La Vigie n° 173 : Sur les fronts | Lorgnette : Voyage géopolitique au Maroc | Lectures d’été

Lettre de La Vigie du 4 août 2021

Sur les fronts

Alors que la « pause estivale » occulte l’actualité internationale en France, les affaires sérieuses continuent de se dérouler ailleurs. Voici donc une série d’instantanés stratégiques sur les frictions du monde : Tunisie, Afghanistan, Yémen, Polynésie, Pegasus, Sahel.

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Lorgnette : Voyage géopolitique au Maroc

Mer, montagne et désert, le Maroc offre de multiples visages. Sultanat puis royaume pluriséculaire à l’histoire brillante et au riche patrimoine, c’est un pays à visiter pour comprendre les enjeux du Maghreb et de l’Afrique. Découvrez le Maroc en novembre prochain avec le Pr Kader Aberrahim et nos partenaires de Conflits et d’Ictus Voyages. Voici donc le premier voyage d’étude géopolitique de La Vigie !

Lors de ce périple, vous serez accompagnés de guides francophones ainsi que de Kader Abderrahim, professeur à Science Po, directeur de recherche associé à La Vigie  et auteur à Conflits. Il a notamment publié une Géopolitique du Maroc dont nous avons rendu compte (ici). Deux rencontres avec des personnalités marocaines sont prévues, à Marrakech et Tanger, pour échanger sur les grands enjeux géopolitiques du pays. Outre les sites historiques du Maroc, une visite commentée de Tanger Med, premier port d’Afrique, est également organisée. Renseignements et inscriptions ici.

Les transports sont effectués en autocar grand tourisme et les nuitées assurées en hôtel 4 étoiles.

Lectures d’été

Pour votre été, nous vous proposons de lire : Le versant du soleil (R. Frison-Roche) – It doesn’t take a hero (HN Schwarzkopf) – Unité 8200 (D. Alfon) – Quand la France commence-t-elle ? (B. Lançon) – Guerres invisibles (Th. Gomart) – Non-retour ( Jusseaume et alii).

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Crédit photo : actu fr

LV 173 : Sur les fronts

Alors que la « pause estivale » occulte l’actualité internationale en France, les affaires sérieuses continuent de se dérouler ailleurs. Voici donc une série d’instantanés stratégiques sur les frictions du monde : Tunisie, Afghanistan, Yémen, Polynésie, Pegasus, Sahel.

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La Vigie N° 171 : Doter la France d’une grande stratégie | Les jeux de la guerre et du hasard | Lorgnette : Iran et négociations

Lettre de La Vigie datée du 7 juillet 2021

Doter la France d’une grande stratégie

La discontinuité dans la trajectoire mondiale qu’a causée la pandémie invite la France à repenser le cadre stratégique de son action actuelle; faute de cohérence européenne suffisante, elle doit se doter d’une vision nationale à long terme et définir les axes d’une grande stratégie de longue haleine pour laquelle six facteurs clés à hiérarchiser et combiner sont proposés au lecteur.

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Les jeux de la guerre et du hasard

La stratégie est chose trop sérieuse pour qu’on n’y dédie pas tout son temps. Les jeux constituent un moyen foisonnant pour s’y consacrer. En ces temps où nous ne cessons d’être surpris par notre environnement, il serait temps d’être sérieux et, enfin, de jouer.

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Lorgnette : Iran et négociations

En Iran, Ebrahim Raissi a été élu président de la République le 19 juin dernier, au terme d’une campagne molle qui a suscité une abstention record, signe de la désaffection des électeurs et peut-être de la mise à l’écart de tous les candidats réformateurs. La presse l’a qualifié d’ultraconservateur. Le système l’a probablement sélectionné d’abord pour sa capacité à maintenir : il est conservateur au sens premier. Il reste que ce pays appauvri et corrompu souffre des sanctions imposées par D. Trump et que durant sa campagne, M. Raissi n’a cessé d’affirmer sa volonté d’obtenir la levée des sanctions.

C’est l’objet des négociations de Vienne, qui sont au cœur de l’attention du nouveau président américain (LV 168). Aussi ne faut-il pas s’étonner du dernier rapport de l’AIEA qui indique que l’Iran a « débuté les étapes nécessaires à la production d’uranium métal enrichi ». Cela ne surprend personne mais vient à point pour mettre la pression sur les autorités iraniennes et les inciter à négocier.

Ainsi, une nouvelle direction iranienne paraît en mesure de pouvoir discuter avec la nouvelle direction américaine. Espérons que le conservatisme de M. Raissi laissera place à un fin pragmatisme pour transiger.

JOCV

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Crédit photo : Intermines

La Vigie 168 : Du nouveau au Moyen-Orient I Dissuasion inversée I Lorgnette : Rafale en rafales

Lettre de La Vigie datée du 26 mai 2021

Du nouveau au Moyen-Orient

Le théâtre moyen-oriental évolue très rapidement. En effet, l’Arabie Séoudite semble mener une remise à zéro de sa politique extérieure, reprenant langue avec le Qatar et la Syrie, approfondissant son dialogue avec l’Irak et ouvrant même les ponts avec l’Iran. Pendant ce temps-là, Joe Biden avance prudemment dans sa reprise des négociations avec Téhéran, tandis qu’Israël se retrouve dans une impasse.

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La dissuasion inversée

La pensée stratégique française de la dissuasion nucléaire est traditionnellement dominée par une vision, extrêmement réaliste. La dissuasion du faible au fort est efficace et évidente. En réalité, des calculs purement matériels ne suffisent pas à expliquer l’usage, mais surtout le non-usage de la bombe nucléaire en premier depuis 1945. Il faut prendre notamment en compte des facteurs normatifs comme celui du “tabou nucléaire”: qui est véritablement dissuadé de faire quoi ? La question est plus ouverte qu’il n’y paraît.

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Lorgnette : Rafales en Rafales

Dassault vient de vendre une trentaine de chasseurs Rafale supplémentaires à l’Égypte, ainsi qu’une douzaine à la Croatie, tandis qu’on annonce une vente prochaine à l’Indonésie. Cette rafale de succès surprend, quand on se souvient des difficiles débuts commerciaux de l’appareil. Pourquoi l’avion se vend-il si bien aujourd’hui ?

Observons une reprise générale de l’équipement militaire à travers le monde d’autant que beaucoup de pays doivent renouveler leurs flottes, ce qui n’était pas le cas il y a 20 ans. L’offre russe est moins intéressante et beaucoup de pays ont souhaité prendre leurs distances avec les États-Unis, à la suite des excès de D. Trump. Dès lors, l’alternative européenne plaît. Le Rafale cumule plusieurs avantages : plus cher que le Gripen mais doté de capacités bien supérieures, il a été conçu pour être mis à niveau régulièrement et offre aujourd’hui une polyvalence que l’Eurofighter n’a pas.

Un avion national peut donc trouver son chemin commercial et la coopération internationale ne constitue pas forcément une nécessité économique indispensable : à rappeler au moment de dures négociations sur le SCAF !

JOCV

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Crédit photo : dalbera on VisualHunt.com