ES n°7 : Fronts de guerre

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Voici notre première étude stratégique de l’année: De l’Afghanistan au Yémen, de la Syrie au Mali, de multiples fronts de guerre opposent des intérêts de toute nature. La Vigie les a étudiés sous les deux angles géopolitiques et stratégiques. Il nous a paru intéressant de mettre ces textes en perspective, de façon à pouvoir comparer les acteurs et leurs agissements.

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On s’aperçoit que plusieurs dynamiques s’entrecroisent : il y a bien sûr la question djihadiste, sous toutes ses formes ; mais elle n’est pas la seule, contrairement à ce qui est couramment seriné dans les médias grand public. Nous discernons aussi d’autres motivations de la part des combattants « rebelles » : trafics et « libération nationale » comptent autant que l’idéologie islamiste radicale, qui sert souvent de paravent commode à des intérêts plus touffus. De l’autre côté, les pouvoirs en place utilisent largement la lutte contre le djihadisme pour faire valoir leurs propres intérêts, que ce soit sur un mode défensif (sauver le régime) ou offensif (faire valoir une position géopolitique). Au fond tous ces conflits ont lieu dans des États qui sont rarement des Nations : mais peut-être la guerre est-elle la forge de ces nations ?

Cette complexité qui apparaît au cas par cas se révèle évidemment en confrontant les cas répertoriés : signe d’un monde plus complexe que les simplifications abusives, signe aussi de la nécessité d’une lecture attentive et distanciée, ce qui est la motivation principale de La Vigie. Bonne lecture (30 p.), JDOK

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Sommaire

Alep, Sanaa, Washington

Après la chute de l’EI

L’avenir de la Syrie

Irak : et maintenant ?

Libye écartelée

Libye, l’horizon s’éclaircit

Afghanistan toujours confus

Yémen, cœur arabique

L’épreuve malienne

Étude stratégique n° 5 (gratuit): La régionalisation de la sécurité en Afrique, le cas du Sahel

J. Dufourcq vient de publier dans le dernier hors série de Res militaris un article sur La régionalisation de la sécurité en Afrique, l’exemple du Sahel. Res Militaris est une revue en ligne de sciences sociales consacrée aux questions militaires et de sécurité. Ce HS, paru en décembre 2016, est dirigé par Martine Cuttier, de la faculté de Toulouse, est intitulé :  “France : opérations récentes, enjeux futurs“. Vous pouvez le lire gratuitement ici.

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Résumé

Les questions de sécurité en Afrique ont, comme partout, des racines socio-économiques et ethno-politiques. La géographie les a compliquées dans la zone de transition sahélienne entre Afrique blanche méditerranéenne et Afrique noire subsaharienne. Les pays riverains du Sahel qui ont hérité de l’histoire des comportements économiques et des réflexes sécuritaires de coopération-compétition sont aujourd’hui soumis à un faisceau de menaces qu’ils ont bien du mal à traiter collectivement. Longtemps ingouverné, le Sahel s’est en fait constitué en terrain de chasse libre depuis une vingtaine d’années et est soumis aujourd’hui à des tensions multiples. Il pourrait aussi devenir une sorte de laboratoire d’une coopération vertueuse de la dizaine de pays que leur périphérie saharienne préoccupe. Pour la France qui y entretient un réseau de bases et y conduit des opérations militaires souvent à son corps défendant, faire en permanence la pesée des risques africains et agir sans relâche pour le développement sécurisé et durable du Sahel sont deux obligations de sécurité nationale.

Introduction                                                                                                      p. 2

I . Contrastes africains                                                                                  p. 2

II . Problématique sécuritaire de la frontière en espace complexe : le Sahel p.6

III. Sahel, ravage sud du Sahara, nœud régional                              p. 6

IV. Dix riverains autour d’un même espace : retour théorique   p. 9

V. La sécurité des Etats à façade sahélienne : bilan sécuritaire  p. 10

VI. Sécurité et développement durable du Sahara : propositions p. 11

Pour finir                                                                                                               p. 12

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Étude La Vigie n°3 -La France, l’État et la sécurité publique

À la suite de l’attentat de Nice (que La Vigie a évoqué ici et ici) puis de l’assassinat du père Hamel, le débat français estival s’est enflammé, une fois encore, autour de la question de la sécurité. Constatons que les esprits ont très rapidement évolué depuis deux ans. La Vigie a apporté sa pierre à ce débat, au gré d’une douzaine d’articles. Nous avons jugé utile en cette rentrée de les réunir en une Étude stratégique dédiée intitulée “La France, l’État et la sécurité publique“. Elle est ouverte par un préambule qui permet à la fois de rappeler le cadre général de l’action et de dresser les points de conclusion auxquels nous sommes parvenus. Vous aurez ci-dessous le préambule en lecture libre. Pour acquérir l’ensemble de l’étude stratégique, cliquez ici. JDOK

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160828 ES n°3

Préambule

            Les révolutions sont parfois silencieuses.  La France en connait une depuis près de 25 ans mais sans l’avoir bien identifiée et encore moins nommée.

C’est celle de sa défense nationale. Continue reading “Étude La Vigie n°3 -La France, l’État et la sécurité publique”

Étude stratégique n°2 (gratuit) : Évolutions de la politique française en Syrie

Pour lire gratuitement cette étude stratégique de La Vigie, cliquez sur ce lien. Version anglaise

Cette étude a été menée en collaboration avec le King Faisal Center for Research dans le cadre de son projet de recherche « The Middle East Strategy Project ». Rendue le 2 janvier 2016, nous la publions aujourd’hui. Elle est co-publiée par La Vigie et le KFCR.

Évolutions de la politique française en Syrie

Hollande

Longtemps les observateurs ont glosé sur la « politique arabe de la France », lancée en son temps par le général De Gaulle, qui prônait une sorte de troisième voie à l’écart des deux autres. C’est elle qui justifia une approche particulière de la question palestinienne (longtemps la seule question sensible au Proche Orient) puis, un peu plus tard, de la question libanaise (notamment au cours de la guerre civile de 1975 à 1990).

Face au nouvel ordre des choses qui fit suite à la fin de la division Est-Ouest, aux guerres du Golfe successives, à l’espoir puis à l’échec des négociations israélo-palestiniennes, cette politique perdit de sa clarté et de sa consistance. Les positions changèrent encore plus rapidement au début des années 2010 : d’une part, avec l’appui français tardif aux révoltes arabes (ce qui entraîna une position ferme sur la guerre civile syrienne), mais aussi, sous couvert du primat donné dès 2007 mais amplifié en 2012 à une diplomatie économique, par la recherche d’alliances approfondies avec les riches pays du Golfe, d’abord le Qatar puis l’Arabie Saoudite.

Cette dynamique est en train d’évoluer brutalement à nouveau à la suite des attentats qui frappèrent Paris en 2015, d’abord l’attaque ciblée contre Charlie hebdo mais surtout l’attaque indiscriminée du 13 novembre qui causa 130 morts à Paris. On assiste depuis à un brusque revirement de la politique française sur la question syrienne, qui affecte en profondeur « la nouvelle politique arabe » de la France. […]

Plan

I : Du passé au passif

11- Passé et contexte

12-      Les 1001 chemins de la posture française, 2011-2015

13-      Un brusque revirement

II : Organiser le changement de posture : activisme diplomatique

21- Cadre multilatéral : quelle légitimité ?

22-      Alliances bilatérales : coaliser les coalitions ?

23-      Alliances moyen-orientales

III: Limites et perspectives

31-      Guerre et politique

32-      Quels buts politiques ?

Photo credit: UN Women Gallery via Visual hunt / CC BY-NC-ND

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Étude stratégique La Vigie n° 1 : De la retenue russe en Syrie

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Extrait de l’étude stratégique présente dans cette lettre :

De la retenue russe en Syrie

Beaucoup a été dit sur l’annonce par Vladimir Poutine du retrait partiel de ses forces en Syrie. Un mot réunit les analyses et leurs points de vue divers : surprise. Là-dessus, tout le monde s’accorde, Poutine a surpris la communauté internationale. Voici peut-être les premières leçons : la capacité de la direction russe non seulement à maîtriser le temps stratégique mais aussi à gérer ses déclarations publiques ; et l’autisme des analystes. Cela relativise grandement les propos de ceux qui affirment que la Russie n’a pas de soft power. Disons qu’il diffère du soft power occidental, parce que s’il dispose de moins de moyens massifs, il réussit pourtant à changer la donne. Or cette leçon peut être tirée de l’ensemble du dispositif russe en Syrie. Car Moscou, avec finalement des moyens limités (qu’on les compare simplement aux moyens américains ou de la coalition qu’ils actionnent), réussit à obtenir des gains réels. S’il est facile de dire qu’il n’a pas tout obtenu (moyen fréquent de dévaloriser le succès), constatons pourtant qu’il a obtenu beaucoup et vite, là où on lui prédisait seulement l’échec et l’enlisement. Pour autant, une appréciation mesurée de la situation ne peut se contenter de cette seule évaluation, puisque beaucoup d’incertitudes demeurent, qu’elles aient trait aux acteurs mais aussi aux événements en cours. De même, alors que la plupart des commentaires occidentaux se sont focalisés sur la place de la Russie dans l’ordre international (façon de discuter ses rapports avec un Ouest fantasmé), finalement peu de choses ont été dites sur les conséquences locales et régionales, pourtant la priorité de Moscou. […]

Poutine Lavrov

Source image : http://en.kremlin.ru/events/president/news/51511

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