La Vigie n° 195 : Espoirs et crainte en Norvège | Au salon du canon | Lorgnette : Espoir colombien

Lettre de La Vigie du 22 juin 2022

Espoirs et crainte en Norvège

La Norvège est un pays indubitablement européen, même s’il n’est pas membre de l’UE. Allié dans l’Otan, ce pays relativement proche est en réalité largement méconnu en France. Cela est bien dommage, car la posture stratégique norvégienne est en réalité très proche de la France, à savoir de cultiver une certaine indépendance au milieu de notre système d’alliances. Il serait dans notre intérêt mutuel de nous en rapprocher.

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Au salon du canon

Le salon Eurosatory de l’armement terrestre a connu une participation en forte hausse, en quantité comme en qualité. La guerre en Ukraine a poussé l’attention notamment sur les canons et les drones, posant implicitement la question de la gestion de la troisième dimension. Le discours du président Macron, annonçant une « économie de guerre », ouvre de nombreux débats à l’orée d’une nouvelle législature.

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Lorgnette : Espoir colombien

Le résultat des élections présidentielles en Colombie est inédit : le candidat G. Petro est de gauche, ce qui est inhabituel dans ce pays, où les élites ont toujours réussi à faire désigner des présidents de droite, partisans d’une ligne dure dans le combat contre les narcotrafiquants ou les groupes innombrables de guérilleros dans la jungle amazonienne. Or, le président nouvellement élu est lui-même un ancien guérillero… Sa vice-présidente, F. Márquez, est issue de l’immigration africaine, une première dans ce pays d’Amérique du Sud.

Ce choix est radicalement nouveau dans ce pays en proie à de nombreuses difficultés et comme au Chili (LV 185), ce duo cristallise tous les espoirs des si nombreux « Nadies », les « personnes », les « Nemo »… tous les pauvres, marginalisés, laissés-pour-compte. Le duo présidentiel de gauche sera-t-il à la hauteur des espérances ? Le risque est que les espérances soient un peu irréalistes, à court et moyen terme.

Cela dit, saluons la manœuvre démocratique qui reste porteuse d’espoir malgré tout : les peuples ont la liberté de choisir et d’exprimer leur volonté. Le vote porte bien un message. Un message d’espoir.

JOCVP

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Crédit photo : Cyrus Smith NW on VisualHunt.com

Au salon du canon (LV 195)

Le salon Eurosatory de l’armement terrestre a connu une participation en forte hausse, en quantité comme en qualité. La guerre en Ukraine a poussé l’attention notamment sur les canons et les drones, posant implicitement la question de la gestion de la troisième dimension. Le discours du président Macron, annonçant une « économie de guerre », ouvre de nombreux débats à l’orée d’une nouvelle législature.

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LV 193 : Technologiser les armées | Quelle issue à la guerre ? | Lorgnette : la défense de Taïwan

Lettre de La Vigie du 25 mai 2022

Technologiser les armées

La technologisation des armées modernes, censée leur donner un avantage important sur leurs ennemis, montre des signes d’essoufflement avec la campagne d’Ukraine. Déjà menacées par la réponse asymétrique des engins improvisés, ces armées doivent aussi faire face à une tension sur leurs composants élémentaires. Les approvisionnements et leur acheminement ne semblent plus pouvoir être protégés dans un conflit aux répercussions mondiales.

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Quelle issue à la guerre ?

Traditionnellement, les guerres se concluaient par des traités de paix car l’ennemi n’était pas diabolisé. Depuis le XXe siècle, l’ennemi est souvent dépeint comme le mal qu’il faut annihiler : il paraît donc difficile de traiter avec lui. Pourtant, la guerre impose le plus souvent de se terminer et cela passe par des négociations : il faut savoir terminer une guerre.

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Lorgnette : La défense de Taïwan

Le président américain J. Biden a répondu nettement à une question sur l’engagement militaire américain en cas d’une attaque de Taïwan par la Chine : « oui, c’est ce à quoi nous nous sommes engagés » a-t-il dit lundi. Cette déclaration sort de l’ambiguïté usuelle : depuis le Taiwan relation act de 1979, Washington avait toujours laissé une incertitude quant à la nature de son soutien à Taïpei mais aussi de son respect de la doctrine chinoise d’« une seule Chine ».

S’agit-il d’une nouvelle sortie auxquelles J. Biden nous a habitués, usant de mots et d’expressions souvent peu diplomatiques ? En tout cas, son administration a tenu à corriger les propos du président. Plusieurs interprétations sont possibles : il y a divergence de vue entre le président et son administration, ou bien à la suite de l’Ukraine le président veut assurer ses alliés de la solidité de son soutien ou, encore plus subtil, être ambigu dans la sortie de l’ambiguïté envers la Chine.

Une dernière hypothèse n’est pas mentionnée mais est inquiétante : J. Biden se laisse aller à parler sans consulter son entourage, un reproche que l’on avait longtemps fait à son prédécesseur. Ce serait inquiétant.

JOCVP

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Technologiser les armées (LV 193)

La technologisation des armées modernes, censée leur donner un avantage important sur leurs ennemis, montre des signes d’essoufflement avec la campagne d’Ukraine. Déjà menacées par la réponse asymétrique des engins improvisés, ces armées doivent aussi faire face à une tension sur leurs composants élémentaires. Les approvisionnements et leur acheminement ne semblent plus pouvoir être protégés dans un conflit aux répercussions mondiales.

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La Vigie 168 : Du nouveau au Moyen-Orient I Dissuasion inversée I Lorgnette : Rafale en rafales

Lettre de La Vigie datée du 26 mai 2021

Du nouveau au Moyen-Orient

Le théâtre moyen-oriental évolue très rapidement. En effet, l’Arabie Séoudite semble mener une remise à zéro de sa politique extérieure, reprenant langue avec le Qatar et la Syrie, approfondissant son dialogue avec l’Irak et ouvrant même les ponts avec l’Iran. Pendant ce temps-là, Joe Biden avance prudemment dans sa reprise des négociations avec Téhéran, tandis qu’Israël se retrouve dans une impasse.

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La dissuasion inversée

La pensée stratégique française de la dissuasion nucléaire est traditionnellement dominée par une vision, extrêmement réaliste. La dissuasion du faible au fort est efficace et évidente. En réalité, des calculs purement matériels ne suffisent pas à expliquer l’usage, mais surtout le non-usage de la bombe nucléaire en premier depuis 1945. Il faut prendre notamment en compte des facteurs normatifs comme celui du “tabou nucléaire”: qui est véritablement dissuadé de faire quoi ? La question est plus ouverte qu’il n’y paraît.

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Lorgnette : Rafales en Rafales

Dassault vient de vendre une trentaine de chasseurs Rafale supplémentaires à l’Égypte, ainsi qu’une douzaine à la Croatie, tandis qu’on annonce une vente prochaine à l’Indonésie. Cette rafale de succès surprend, quand on se souvient des difficiles débuts commerciaux de l’appareil. Pourquoi l’avion se vend-il si bien aujourd’hui ?

Observons une reprise générale de l’équipement militaire à travers le monde d’autant que beaucoup de pays doivent renouveler leurs flottes, ce qui n’était pas le cas il y a 20 ans. L’offre russe est moins intéressante et beaucoup de pays ont souhaité prendre leurs distances avec les États-Unis, à la suite des excès de D. Trump. Dès lors, l’alternative européenne plaît. Le Rafale cumule plusieurs avantages : plus cher que le Gripen mais doté de capacités bien supérieures, il a été conçu pour être mis à niveau régulièrement et offre aujourd’hui une polyvalence que l’Eurofighter n’a pas.

Un avion national peut donc trouver son chemin commercial et la coopération internationale ne constitue pas forcément une nécessité économique indispensable : à rappeler au moment de dures négociations sur le SCAF !

JOCV

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Crédit photo : dalbera on VisualHunt.com

L’Industrie de défense italienne entre coopération transatlantique et défense européenne (A. Gauthier)

Nous sommes heureux d’accueillir ce texte d’un jeune étudiant en Master 2 à Science Po Aix, Axel Gauthier, qui s’est spécialisé sur les questions italiennes. IL nous donne ici un tableau précis de l’industrie de défense italienne. LV

L’Industrie de défense italienne entre coopération transatlantique et défense européenne. Un double pari risqué.

Source

La politique industrielle de l’Italie en matière de défense est profondément enracinée dans son établissement institutionnel, militaire et industriel ; et le changement inattendu de gouvernement qui s’est produit en septembre 2019 est aussi susceptible de l’influencer dans ses choix.

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