La Vigie n° 110 : L’impact démographique | OTAN : la discorde chez l’ami | Lorgnette : Traité d’Aix-la-chapelle

Lettre de La Vigie n° 109 (30 janvier 2019)

L’impact démographique

L’impact stratégique de la révolution démographique qui a vu la population de la planète tripler depuis la fin de la deuxième guerre mondiale est considérable. En faire le tour, c’est évaluer la nouvelle géopolitique des peuples, s’interroger sur la trajectoire africaine et s’inquiéter de la pertinence résiduelle d’une gouvernance mondiale que cette révolution a bousculée. Lien vers l’article

OTAN : la discorde chez l’ami

L’Alliance atlantique était née de la guerre, face à la menace soviétique. Elle s’était ensuite recyclée, entre unification européenne et modèle expéditionnaire. Mais les menaces à l’est ou au sud ne suffisent plus à maintenir sa cohésion, tandis que la désunion européenne et l’instinct anti-atlantiste de D. Trump la dissolvent profondément. L’Alliance semble au bout du rouleau. Lien vers l’article

Lorgnette : Le traité l’Aix-la-chapelle

Est-ce une préparation trop confidentielle, une utilité trop modeste, une formulation trop désuète ou une adoption à un bien trop mauvais moment politique qui aura fait de ce traité un objet de questionnement, voire de dérision ? Est-ce la fragilité politique des signataires bousculés dans leurs équilibres de politique intérieure qui a fait de cette signature sans relief un moment maussade et décrié ? Est-ce la forte incertitude qui se répand sur la trajectoire stratégique de l’UE à l’heure d’un Brexit confus et d’une Otan sans ressort (voir article) qui fait de cette alliance renforcée entre deux acteurs majeurs de l’Europe un succédané stratégique ? À moins que l’accumulation perverse de rumeurs fracassantes et d’émotions indignées (Alsace-Lorraine, conseil de sécurité …) ait voulu attirer l’attention sur une relation qui se tend ou se vide de sens ?

Toujours est-il que ce nouveau traité n’a pas l’intensité de celui de l’Élysée qu’il veut rénover et que sa formulation souvent laborieuse ne contient guère de dispositions nouvelles, ni de structures décisives. C’est un marqueur de plus mais sans supplément d’âme. En avait-on besoin maintenant ? C’est toute l’Europe stratégique qu’il faut repenser et avec tous, d’urgence. Au travail, le vrai.

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Crédit photo :toehk on VisualHunt.com / CC BY-SA

JDOK

L’impact démographique (LV 110)

L’impact stratégique de la révolution démographique qui a vu la population de la planète tripler depuis la fin de la deuxième guerre mondiale est considérable. En faire le tour, c’est évaluer la nouvelle géopolitique des peuples, s’interroger sur la trajectoire africaine et s’inquiéter de la pertinence résiduelle d’une gouvernance mondiale que cette révolution a bousculée.

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N° 37 : Ennemis en Europe | Anciennes et nouvelles pistes | Stratégie 2017 : vu de Bruxelles

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Des ennemis en Europe

Ennemi. Le mot a été prononcé par un ministre européen à l’encontre d’un autre pays européen. Le journal Le Monde rapportait ainsi, vendredi soir, que « le ministre de l’intérieur grec a été très dur. Il a reproché longuement à l’Autriche d’avoir organisé, la veille, sans l’inviter, une réunion des Balkans. Il a dénoncé une démarche ennemie ». La crise des réfugiés est-elle donc si grave que le mot « ennemi » peut désormais avoir cours entre États européens, ceux-là même qui affirmaient que « l’Union, c’est la paix » ? On peut bien sûr mettre l’emploi de ce mot au compte de la tension, de la fatigue ou de tout autre état psychologique. Mais justement, les mots traduisent l’inconscient. Nous en sommes donc là : un stade où les différends politiques dominent tout, où l’animosité prend le pas sur la discussion. Terrible échec d’un modèle européen qui n’apporte plus de solution aux crises du moment. […]

Anciennes et nouvelles pistes

Un an avant la campagne présidentielle qui décidera d’un projet pour la France dont on souhaite qu’il permette la relance stratégique du pays, on est confronté à un dilemme pesant. De deux choses l’une, soit la marche du monde impose à la France d’assumer sa relégation stratégique et une forme de cogestion européenne de l’impuissance sécuritaire, sociale et économique (voir plus haut) ; soit un sursaut collectif réactive la voie réactionnaire classique du raidissement national, politique, policier et militaire. Habituée aux politiques éclairées de progrès, la France risque d’être bien en peine de se déterminer en matière de défense si elle se contente mimétiquement des vieilles recettes. Comment sécuriser cette fragile France-là ? Comment la sortir des turbulences ? Ces questions seront difficiles à traiter sans vision stratégique, sans volonté politique et sans mesures d’urgence : il nous faudra donc les réunir dans une même main. […]

Stratégie 2017 : vu de Bruxelles (André Dumoulin)

Le principal atout de la France est qu’elle est devenue la première puissance militaire de l’Europe occidentale. Son histoire, sa culture stratégique, ses intérêts mondiaux se traduisent par une série d’engagements opérationnels et une capacité d’entrer en premier de façon réactive dans les théâtres d’opération. Elle aide les plus petits États européens alliés à débattre de leur propre implication diplomatique, politique et militaire, et du degré de soutien coopératif à accorder à Paris. Elle les pousse à prendre position sur les questions de solidarité, de partage de risques, de tâches et de zones d’action. Elle garantit de fait le haut du spectre de la défense européenne commune par sa dissuasion nucléaire. […]

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