La Vigie n°146 : États francs-tireurs | Il n’y a plus d’Occident | Lorgnette : Hong-Kong maîtrisé

Lettre de La Vigie du 8 juillet 2020

États francs-tireurs

L’ordre international westphalien, qui se voulait égalitaire, a fini par dégénérer en la loi du plus fort: certains États, par effet de levier, vont tenter de compenser leur faiblesse en adoptant un modèle original qui doit garantir leur survie. Nous les appellerons les “francs-tireurs” et proposons ici une typologie de leurs stratégies.

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Il n’y a plus d’Occident

L’Occident était à la fois une civilisation, un mode de pensée marqué par le doute et la science, une domination du monde et un dispositif géopolitique concentré sur l’alliance entre l’Europe et l’Amérique. Mais l’Amérique comme l’Europe sont en profond désarroi tandis que le lien entre les deux rives de l’Atlantique se défait inexorablement. L’Occident n’est plus, sinon comme une rémanence d’un monde ancien mais déjà disparu. Prenons en conscience pour construire un nouveau dispositif.

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Lorgnette : Hong-Kong maîtrisé

La Chine a finalement décidé de reprendre en main l’enclave de Hong-Kong, malgré un statut spécial négocié en 1997 qui devait durer cinquante ans. La théorie du « un pays deux systèmes » vient de voler en éclat avec un quart de siècle d’avance.

Cette décision ne surprend pas vraiment même si Pékin prend un risque, celui de voir s’affaisser la place financière et commerciale que constituait HK et de ternir son image. Mais les manifestations incessantes, à l’heure où le pouvoir chinois se raidit depuis plusieurs années face aux difficultés, constituait un défi intérieur qui ne pouvait plus durer. En effet la Chine a d’abord l’obsession du maintien de son unité, garantie par des rythmes de croissance soutenus et qui s’étiolaient, tendance accélérée avec la pandémie. Ainsi faut-il d’abord percevoir la décision chinoise. Pour autant Pékin s’est senti assez fort pour défier la communauté internationale et notamment les États-Unis.

Au-delà, cela conforte la mauvaise image donnée par la Chine qui s’est répandue dans le monde au cours des six derniers mois. Elle semble ne pas en tenir compte, sûre de sa puissance et négligente envers le reste du monde, conformément à son attitude ancestrale.

Il reste désormais à surveiller Taïwan.

JOCV

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Crédit photo :jean louis mazieres on Visual Hunt / CC BY-NC-SA

Friedrich Nerly. 1807-1878. La Piazzetta au clair de Lune. La Piazzetta in the moonlight. Cologne. Wallraf Richartz Museum

Il n’y a plus d’Occident (LV 146)

L’Occident était à la fois une civilisation, un mode de pensée marqué par le doute et la science, une domination du monde et un dispositif géopolitique concentré sur l’alliance entre l’Europe et l’Amérique. Mais l’Amérique comme l’Europe  sont en profond désarroi tandis que le lien entre les deux rives de l’Atlantique se défait inexorablement. L’Occident n’est plus, sinon comme une rémanence d’un monde ancien mais déjà disparu. Prenons en conscience pour construire un nouveau dispositif.

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L’altérité à son comble (LV 142)

La crise sanitaire mondiale provoque de multiples tensions, des distanciations stratégiques comme des gestes barrières tactiques. Lé dérèglement s’accentue et s’affiche désormais. Ce qui pourrait être en cause dans ce brutal raidissement, c’est le rejet massif des manières fortes occidentales et la péremption d’un modèle sociétal euro-atlantique dont la coronacrise a montré la fragilité. Une altérité antagoniste défie la prétention universelle qui gouverne le monde. La France doit se préoccuper d’une relance de l’état d’organisation du monde pour y préserver sa place.

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Le pari perdu de l’universel ? (J. Dufourcq)

Ce texte a été publié une première fois en 2009 dans le numéro 40 de la revue Agir (société de stratégie). Il n’a rien perdu de son actualité. LV.

LE PARI PERDU DE L’UNIVERSEL ?

Le pari de l’universel sous-tend nos valeurs, guide nos actions. Ce parti pris fonde et légitime en général implicitement les secondes par les premières. Certes il est exprimé explicitement dans les religions du Livre et les sagesses judéo-chrétiennes comme dans les idéologies modernes qui, depuis les Lumières, les ont remplacées dans leur rôle premier de régulateur politique et social. C’est en général au nom d’un bien supérieur, d’une vérité absolue, universelle, – ou universalisable -, que l’on agit, pour le meilleur et pour le pire, mais avec l’assurance d’un progrès garanti dont on accepte de payer le prix, avec le confort d’une finalité indiscutable qui tolère et justifie l’emploi de moyens contingents. Car si, aujourd’hui comme hier, la fin permet de justifier les moyens, c’est qu’elle intègre plus ou moins directement ce parti pris d’universel qui caractérise le monde occidental.

Source

Il n’est pas besoin de relever ici qu’aucune langue commune d’usage supplétif n’est venue véhiculer l’universalité occidentale, aucun modèle unificateur effacer les civilisations existantes, que la diversité et la pluralité ont continué à cohabiter avec l’universalisme sous-jacent[1]. Le pari de l’universel n’a pas introduit l’uniformité. Le parti pris des valeurs n’a introduit ni morale collective ni éthique commune de l’action.

Nul besoin non plus de rappeler les obscurantismes que cette posture générale a favorisés et qui ont écrit des pages sombres dans nos sociétés. Nul besoin également de relever que d’autres civilisations en Afrique, en Inde, en Chine, aux cosmogonies plus diversifiées, aux références mieux démultipliées et à la temporalité moins linéaire, sans échapper aux autoritarismes, n’ont en général pas succombé à ces formes sophistiquées de totalitarisme développé au nom d’un bien supérieur.

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La Vigie n° 138 : Virus et stratégie | L’Europe et son Ouest | Guerre au virus ?

Lettre de La Vigie du 18 mars 2020

Virus et stratégie

Le Covid-19 nous rappelle des notions oubliées, comme le “Bactériologique” du NRBC. Diverses stratégies de réponse ont été mises en œuvre (fixer, bloquer, freiner) qui mettent en tension la normalité des systèmes face au chaos. La crise accélère le tournant en cours de la mondialisation car, au-delà de la dure crise économique qui vient, de nouveaux cadres d’une régulation différente devront être installés. La crise n’est pas que sanitaire, elle nous ramène à l’essentiel.

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L’Europe et son Ouest

La relation de l’Europe avec l’Ouest ne concerne pas seulement les riverains de la façade atlantique, tous les pays européens se positionnent face à l’Ouest, avec des stratégies différentes. La principale question dans la relation transatlantique est la relation avec Washington, au-delà de l’Alliance atlantique.

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Lorgnette : Guerre au virus ?

Lors de son allocution télévisée du 16 mars, le Président de la République a appelé à la mobilisation nationale face à la pandémie de Covid-19. Il ne s’agit pas ici de critiquer les mesures d’exception qui ont été prises et qui correspondent à une situation hors norme. En revanche, le PR a déclaré à six reprises que « nous sommes en guerre », précisant une seule fois qu’il s’agissait d’une guerre sanitaire. La recherche de l’effet théâtral pour mobiliser la population peut agacer. Elle témoigne de l’absence de réflexion sur la guerre.

À La Vigie, nous nous élevons régulièrement contre l’expression abusive de « guerre contre le terrorisme », importée sans réflexion d’outre-Atlantique et sans cesse employée, faute de désigner un ennemi qui est d’abord politique. Dans le cas présent, l’ennemi est un virus ! Si nous sommes en guerre, le PR va-t-il donc convoquer le Parlement pour mettre en œuvre l’article 35 de la Constitution (La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement) ?

Ce n’est que de l’emphase, nous dira-t-on : une figure de style. Mais la guerre n’est pas figure de style ni artifice de communication. La communication ne tient pas lieu de stratégie.

JOCV

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L’Europe et son Ouest (LV 138)

La relation de l’Europe avec l’Ouest ne concerne pas seulement les riverains de la façade atlantique, tous les pays européens se positionnent face à l’Ouest, avec des stratégies différentes. La principale question dans la relation transatlantique est la relation avec Washington, au-delà de l’Alliance atlantique.

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N° 76 – 30 août 2017 : Libye, l’horizon s’éclaircit | Questions atlantiques | Trump et l’Afghanistan

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Libye : l’horizon s’éclaircit

La Libye a brièvement occupé les manchettes en juillet, à l’occasion d’une rencontre organisée à Paris entre deux des principaux protagonistes de la scène politique libyenne. Un peu plus tard, les opérations de sauvetage en Méditerranée centrale ont également suscité l’attention, avec le code de bonne conduite imposé par les autorités italiennes aux ONG secourant les migrants. À terre comme en mer, on commence à deviner quelques éclaircies.  […]

Questions atlantiques

Couvrant à peu près le cinquième de la planète (par la surface et la population riveraine), largement ouvert sur les deux hémisphères, le théâtre atlantique a connu de fortes tensions stratégiques au XXe siècle pour la sûreté de la navigation dans sa partie nord. D’abord pour assurer le ravitaillement intensif de l’Europe pendant la Première Guerre mondiale, puis gagner la bataille de l’approvisionnement stratégique de l’Angleterre et de l’URSS pendant la Seconde ; enfin, pour garantir pendant la guerre froide les « reinforcement /replenishment », les ReRe, ce lien transatlantique vital pour la sécurité de l’Europe. À la fin de la guerre froide, la disparition de l’URSS lui a fait perdre son caractère essentiel et le centre de gravité stratégique de l’Atlantique s’est déplacé au Sud, vers l’ouvert de Gibraltar et les zones troublées du Golfe de Guinée.    […].

Lorgnette : Trump et l’Afghanistan

JDOK

Sourceimage :Fotografik33 - www.fotografik33.com via VisualHunt.com / CC BY-NC-ND

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