L'expérience combattante

Un totem surestimé ? Est-elle finalemnt un atout si improtant pour se préparer à al nouvelle forme de guerre qui, par définition, va surprendre et innover ? Au contraire, les grognards consevrteurs ne sont-ils pas un frein au succès, malgré leur gloire passée ?
L'expérience combattante
Photo by Ryan Hoffman / Unsplash

« T’as gagné exactement le même nombre de matchs que les Yankees, mais les Yankees ont dépensé 1,4 million par victoire, et toi 260 000. (…) Le premier qui traverse le mur se fait toujours ouvrir, toujours. Dans leur esprit, ta méthode menace non seulement une manière de travailler, mais le jeu lui-même. Mais ce que ça menace vraiment, c’est leur gagne-pain. Ça menace leurs jobs, leur façon de faire. Et à chaque fois que ça arrive — que ce soit dans un gouvernement, dans un business, ou dans n’importe quel autre domaine — ceux qui tiennent les rênes, ceux qui ont la main sur l’interrupteur, deviennent complètement dingues. »[1]

Aussi simpliste qu’il paraisse, le préjugé selon lequel l’expérience est l’unique mesure de la compétence reste largement répandu chez les militaires. Dans les Armées, l’expérience combattante appartient au domaine du sacré. Elle est une preuve de statut, parfois récompensée de stigmates visibles : la Croix de la Valeur militaire, dont on compte jalousement les étoiles lors des prises d’armes. L’onction s’étend même aux unités, réputées meilleures pour avoir participé à tel ou tel épisode fameux d’une guerre passée. Cette dimension folklorique est inoffensive, voire bénéfique, lorsqu’elle relève de l’estime naturelle entre combattants ou renforce la cohésion par l’entretien d’une identité collective.

Toutefois, elle devient nuisible lorsqu’elle s’érige en seul référentiel de légitimité : « j’ai combattu donc je sais ». Le glissement est d’autant plus facile dans des structures qui valorisent historiquement des qualités dont le combat est le cadre d’expression ultime : courage, détermination, sang-froid. Matériau intellectuel précieux, l’expérience combattante peut alors devenir un bouclier protégeant des rentes statutaires hostiles au changement, voire couvrant de véritables citadelles de médiocrité. Même minoritaires, ces tumeurs paralysent une organisation : par leur seule existence, elles signalent que l’inertie y est tolérée. Il n’en faut pas davantage pour qu’elle devienne une norme implicite, très difficile à combattre.

La thèse n’est pas nouvelle. Dans un article s’appuyant sur Moneyball, Yves Trotignon évoquait déjà ce « choc en apparence culturel, mais qui est en réalité méthodologique »[2]. Il ne s’agit pas de disqualifier l’expérience, mais de la remettre à sa place : une ressource contextuelle, précieuse mais limitée, qui ne vaut qu’en la confrontant à un corpus plus vaste — analyse comparative, histoire, technique. L’enjeu principal est ailleurs : comment une armée prépare-t-elle, en temps de paix, sa doctrine et son système de forces ? La réponse tient moins dans les parcours individuels que dans l’aptitude à convertir le réel — expérience, mais aussi entraînement et données — en architecture intellectuelle et matérielle.

Des limites naturelles. L’expérience du combat est, par nature, contextuelle et rapidement périssable. Hervé Coutau-Bégarie le rappelle : la pensée militaire classique s’est paradoxalement construite contre l’illusion selon laquelle l’expérience brute suffirait à penser ou préparer la guerre[3]. Ses bénéfices se concentrent au niveau tactique, où la proximité de la violence façonne le plus directement les réflexes et les savoir-faire. Même à ce niveau, elle peut être rapidement dépassée par les évolutions internes d’un même conflit. La guerre en Ukraine l’illustre : la façon dont elle était conduite en 2022 est aujourd’hui largement caduque, tandis que certains domaines évoluent à un rythme effréné. Michel Goya formule directement le problème : les évolutions sont désormais si rapides que l’expérience risque de nourrir « la préparation perpétuelle de la guerre précédente »[4].

Les armées sont par ailleurs des organisations complexes, qui ne se résument pas à un modèle unique. Être compétent dans une spécialité ne garantit pas de l’être dans une autre : à chacun son métier. Surtout, les niveaux de responsabilité ne sont pas de simples degrés hiérarchiques. Ils correspondent à des fonctions distinctes, qui mobilisent des capacités différentes et entretiennent un rapport propre au temps, à l’espace, aux ressources et à l’information. C’est tout le principe des académies militaires et des formations d’état-major : un bon chef de section ne devient pas mécaniquement un bon planificateur opératif.

Ces réserves s’appliquent à nos opérations les plus récentes. Elles nous confèrent une expérience réelle, parfois durement acquise, mais très spécifique : formats expéditionnaires, adversaires tactiquement inférieurs, supériorité technique et matérielle, combats localisés, pertes faibles. La France a perdu moins d’hommes en une décennie au Sahel que l’armée ukrainienne n’en perd en quelques jours face à la Russie. On comprend donc que nos voisins européens aient jugé que ces opérations ne nous conféraient aucune légitimité particulière pour préparer la défense du continent européen. La conclusion s’imposait d’autant plus que, malgré des succès tactiques, ces conflits se sont soldés par des échecs stratégiques.

« Il y a, dans ce sport, une incapacité générale à comprendre ce qui se passe réellement. Et cette incapacité conduit ceux qui dirigent les équipes de Major League Baseball à mal évaluer leurs joueurs et à mal gérer leurs équipes. »[5]

Convertir le réel — la capacité d’apprentissage. Une armée peut aussi capter l’expérience des autres : conflits contemporains, guerres du passé. C’est l’ambition de la lecture des « grands capitaines », inscrite par Coutau-Bégarie dans une longue tradition : chez eux, « la lecture et l’étude précédaient la guerre et les y préparaient »[6]. L’écueil est immédiat. Olivier Schmitt le rappelle fréquemment[7] : l’histoire militaire peut conduire à reconstruire a posteriori des rationalités peu évidentes au moment des faits, à isoler quelques facteurs commodes, puis à transformer une expérience datée en leçon générale. Il ne s’agit donc pas de chercher dans le passé des recettes applicables, mais de pénétrer certains cheminements intellectuels. Les fameux principes de la guerre n’ont alors de valeur que comme instruments de discipline intellectuelle : ils simplifient les données de la décision et accélèrent, s’ils sont maîtrisés, la boucle entre prise en compte d’une situation, élaboration d’une idée de manœuvre et diffusion des ordres[8]. Foch ne dit rien d’autre : on n’y cherchera pas « un exposé complet, méthodique, encore moins académique de l’art de la guerre, mais l’orientation à donner à l’esprit pour qu’il conçoive toujours une manœuvre rationnelle »[9].

Une seconde difficulté tient à la mise à l’échelle des innovations. La capacité d’apprentissage institutionnel ne se mesure pas tant aux adaptations locales qu’à leur traduction doctrinale, organique et capacitaire. Le cas ukrainien le révèle. Rob Lee et Dmytro Putiata expliquent ainsi comment les Russes ont acquis un avantage relatif, au moins temporaire, dans l’emploi des UAS à grande échelle[10]. Si les Ukrainiens ont innové les premiers pour compenser leur infériorité humaine et matérielle, les Russes ont partiellement réduit leur désavantage initial en industrialisant le procédé : là où les Ukrainiens se sont longtemps concentrés sur l’attrition en première ligne, les Russes ont mis en place une organisation — secteurs, échelons, volume et type d’UAS — leur permettant de frapper méthodiquement les moyens ukrainiens dans la profondeur. Ainsi, les meilleures innovations tactiques ne produisent un avantage durable que lorsqu’elles sont standardisées et articulées à grande échelle, en cohérence avec un objectif opératif et une véritable stratégie des moyens.

La Première Guerre mondiale offre un parallèle utile, en raison du blocage tactique sur un front continu. Confrontés au même phénomène et riches d’une expérience comparable, les deux camps n’en tirent pourtant pas les mêmes leçons. Les Allemands cherchent la rupture en un point par l’amélioration tactique d’unités spécialisées, les troupes d’assaut. Les Français, refusant une armée à deux vitesses, élèvent le niveau général et multiplient les offensives aux objectifs limités, pour exercer une pression parallèle sur l’ensemble du dispositif ennemi jusqu’à ce qu’il cède[11]. Cette approche, combinée à une stratégie des moyens performante, contribue à emporter la décision. Le même phénomène apparaît en Ukraine. Au sein même de l’armée ukrainienne, les interprétations divergent : pour les uns, les conditions techniques du combat ont tué la manœuvre[12] ; pour les autres, elle reste possible mais est mise en échec moins par l’ennemi que par l’insuffisance des moyens, du C2 et du niveau général de la troupe. Il ne s’agit pas de trancher, mais de constater qu’une même expérience produit, d’ores et déjà, des conclusions divergentes.

Le véritable rôle d’une doctrine : préserver des options. Une fois reconnues les limites de l’expérience et la difficulté de sa conversion en apprentissage collectif, la doctrine redevient centrale. Elle traduit des choix d’organisation et de méthode. Mais la tentation est constante d’en faire une recette : un ensemble de réponses applicables par défaut, validées par l’expérience et l’institution. Or une doctrine utile n’est pas un manuel. Elle vaut comme cadre analytique : loin de figer l’interprétation du réel, elle doit favoriser l’émergence des adaptations, hiérarchiser les besoins et arbitrer dans le sens de l’efficacité militaire. Loin de clore le débat, elle doit en être l’architecture, la boîte à outils permettant de confronter les options, pour faire émerger la meilleure, quand le choc adviendra.

 À cet égard, le récent numéro de DSI consacré à la manœuvre comporte, outre ses analyses techniques sur le blocage tactique en Ukraine, deux avertissements essentiels. Le premier, formulé par Joseph Henrotin, est que la manœuvre ne peut être un choix par défaut : elle est « une opportunité qui se mérite » face à l’adversaire[13]. Le second, développé par Benoist Bihan, en découle : face à l’inconnu du conflit futur, la doctrine française et son niveau opératif sont trop souvent ravalés à « une instance de déploiement de schémas préconçus » sur lesquels on greffe une dimension interarmées[14]. Illustrant son propos, il montre que la Russie ne joue pas tant sur les procédés tactiques — comparables de part et d’autre — que sur une stratégie d’usure cohérente, qui transforme certaines positions clés du dispositif ukrainien en abcès de fixation. Chaque offensive crée les conditions de la suivante, quel que soit le résultat local. Cette logique cumulative, rendue possible par le différentiel de potentiel de mobilisation, ne vise pas la conquête immédiate, mais l’épuisement progressif et, in fine, l’effondrement de l’appareil militaire ukrainien.

La critique vaut pour notre propre système de forces. Robert-Henri Berger rappelle, dans Le Grand Continent, que l’armée française s’est, depuis trente ans, moins construite à partir d’une anticipation raisonnée des conditions du combat moderne qu’en fonction de fragiles équilibres organiques, industriels et budgétaires sans cesse reconduits[15]. En dépit des nombreuses initiatives à l’œuvre, le débat reste par ailleurs polarisé sur le micro-tactique : quels équipements ou modes d’action permettent de l’emporter localement ? Or les marges de manœuvre se trouvent au niveau opératif, lorsqu’on pense l’action à grande échelle, dans le temps et l’espace. C’est en ce sens que les coûts d’opportunité de certains grands programmes interrogent[16]. Ces avatars d’une ultime optimisation de l’existant présentent des atouts indéniables ; certains sont sans doute indispensables. À ressources constantes, il n’en demeure pas moins légitime de se demander s’ils ne nous privent pas, mécaniquement, de l’adoption plus rapide, et surtout plus massive, des matériels et procédés permis par les nouvelles conditions technologiques.

Conclusion : ne rien s’interdire. Ce problème a été récemment formulé par l’amiral Pierre Vandier : le RETEX demeure un « actif stratégique largement sous-exploité »[17]. Il en tire une conclusion sans détour : nos défaillances ne seront pas résolues par de simples lignes budgétaires. Dans le contexte actuel de hausse parallèle des budgets et des menaces, allouer toujours plus de ressources à des modèles de combat dont les rendements s’épuisent reviendrait à « optimiser l’obsolescence »[18]. Cette exigence est d’autant plus pressante que la résistance ukrainienne est trop souvent analysée comme une anomalie produite par un Petit Poucet militaire. Or l’Ukraine disposait d’un héritage matériel massif — un parc actif de chars comparable, en volume, à celui de plusieurs grandes armées terrestres d’Europe occidentale réunies — et a bénéficié, depuis 2014, de l’afflux de centaines de milliers de réservistes, volontaires et associations civiles. Penser que nos modèles de forces réduits pourraient, dans les mêmes conditions, tenir un choc comparable est une illusion. Privés de nos facteurs de supériorité traditionnels, condamnés à subir une attrition lourde, nous pourrions être très rapidement mis hors de combat ou, du moins, subir des dommages tels qu’ils forceraient notre capitulation politique.

Il faut donc faire de l’apprentissage une véritable fonction stratégique permanente, dotée de moyens et de structures comparables à celles du renseignement militaire. Au-delà de nos partenariats traditionnels, organisés par la réassurance diplomatique, le prépositionnement ou l’interopérabilité, nous devrions disposer de « groupes avancés d’observation »[19] capables, partout où c’est réalisable, d’analyser au plus près, en véritables observateurs-participants[20], l’évolution des conflits contemporains. Observer, expérimenter et écrire au contact, en associant historiens, industriels et praticiens, dans une chaîne de production continue. Comme pour les intelligences artificielles, le combat se fera aussi pour le « contexte »[21] : il faut alimenter nos systèmes numériques et institutionnels en données — spectre électromagnétique, imagerie, pertes, consommations, délais, signatures, brouillage, efficacité réelle des contre-mesures, adaptations adverses — qui viennent nourrir les intelligences artificielles et collectives. Mouad Mghari[22], CEO d’Harmattan AI, rappelle ainsi que plusieurs alliés de l’Ukraine — États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne — ont cherché à capter ces données via des data deals, tandis que la France ne dispose, à ce jour, d’aucun équivalent.

Toutes ces exigences supposent une grande sincérité humaine et institutionnelle. Les exercices ne peuvent pas devenir des mises en scène jouées d’avance. S’il est compréhensible qu’un exercice majeur ne soit pas interrompu dès lors que la force bleue est théoriquement mise hors de combat, il n’est pas acceptable d’en arriver à modifier régulièrement les conventions d’entraînement et à brider ceux qui jouent nos adversaires pour valider des scénarios préconçus. C’est, sans doute, un signal d’alerte[23]. L’apprentissage institutionnel implique également des espaces d’expression libre. Dans Moneyball, Peter Brand comprend que le système dominant se trompe, mais ne peut le dire sans risquer l’ostracisme. Et comme l’analyse Yves Trotignon, Billy Beane ne réussit pas seulement parce qu’il a raison : il réussit parce qu’il assume la direction choisie, tient bon contre les résistances internes et impose une cohérence d’ensemble, malgré les revers initiaux. Interrogé dans le film par l’un de ses recruteurs, excédé de le voir balayer « cent cinquante ans de pratiques » établies — y compris les siennes —, Billy Beane n’a qu’une réponse, qu’il faut plus que jamais méditer : « S’adapter ou mourir. »

R. Jordan


[1] Bennett Miller (réal.), Moneyball [Le Stratège], scénario de Steven Zaillian et Aaron Sorkin, d’après Moneyball: The Art of Winning an Unfair Game de Michael Lewis, Columbia Pictures / Scott Rudin Productions / Michael De Luca Productions / Rachael Horovitz Productions / Plan B Entertainment, États-Unis, 2011, 133 min.

[2] Jacques Raillane, « Le renseignement à l’écran : enquêteurs, exploitants et analystes (2) », Le blog d’Abou Djaffar, 2 septembre 2023, mis à jour le 19 avril 2026, consulté le 14 mai 2026.

[3] Hervé Coutau-Bégarie, Traité de stratégie, 7e éd., Paris, Économica, coll. « Bibliothèque stratégique », 2011.

[4] Michel Goya, Théorie du combattant, Paris, Perrin, 2025, p. 115.

[5] Moneyball, Ibid.

[6] Hervé Coutau-Bégarie, Ibid.

[7] Voir notamment : Olivier Schmitt, Préparer la guerre. Stratégie, innovation et puissance militaire à l’époque contemporaine, Paris, Presses universitaires de France, 2024.

[8] Robert Jordan, « La bataille du Lubero : le primat de la manœuvre et de l’étude théorique », Défense & Sécurité Internationale, n°180, novembre-décembre 2025.

[9] Ferdinand Foch, De la guerre, texte présenté et annoté par Martin Motte, préface du général Benoît Durieux, Paris, Tallandier / Ministère des Armées, 2023, p. 20.

[10] Rob Lee et Dmytro Putiata, « Russia’s Drone Line Experiment », Two Marines, 3 avril 2026.

[11] Ce thème est notamment développé dans : Guy Hubin, La Guerre : une vision française, préface du général d’armée Jean‑Marie Faugère, collection « Bibliothèque stratégique », Paris, Economica, 2012.

[12] Voir notamment : Valerii Zaluzhnyi, « The evolving nature of warfare has redefined the fundamental principles of global security: the Ukrainian experience and the emerging world order », Ukrainska Pravda, 25 avril 2025.

[13] Joseph Henrotin, « Le retour à la manœuvre ? Le tourment des débats doctrinaux américains, 1976-1991 », dans Face au blocage tactique : réinventer la manœuvre, Défense & Sécurité Internationale, hors-série n°104, 2026.

[14] Benoist Bihan, « Concevoir en stratèges, exécuter en tacticiens : les clés de l’art opératif », dans Face au blocage tactique : réinventer la manœuvre, Défense & Sécurité Internationale, hors-série n°104, 2026.

[15] Robert-Henri Berger, « Notes pour une armée nouvelle », Le Grand Continent, 21 mars 2025.

[16] Florent de Saint-Victor, « LPM - Modèle de forces et anti-agilité », Mars Attaque, 13 mai 2026.

[17] Pierre Vandier, « La vitesse est la matrice de la nouvelle puissance », Le Grand Continent, 28 avril 2026.

[18] Pierre Vandier, Ibid.

[19] Robert Jordan, « Forward Observations Group : repenser notre culture militaire », Défense & Sécurité Internationale, n°181, janvier-février 2026.

[20] Le terme renvoie à une méthode d’enquête consistant, pour l’observateur, à prendre part au milieu étudié afin d’en saisir les pratiques, les contraintes et les logiques internes, tout en conservant une distance analytique. Gérard Chaliand revendiquait, par exemple, cette posture dans son étude des guérillas. Voir par exemple : Georges Lapassade, « Observation participante », dans Jacqueline Barus-Michel, Eugène Enriquez et André Lévy (dir.), Vocabulaire de psychosociologie, Toulouse, Érès, coll. « Hors collection », 2002.

[21] Pour l’IA générative, le contexte désigne l’ensemble des informations accessibles au modèle au moment de produire sa réponse — prompt, documents, historique, données externes, outils ou bases connectées — qui conditionnent sa compréhension de la tâche et la pertinence de sa sortie. Les approches de type MCP visent précisément à standardiser l’accès des modèles à ce contexte externe : fichiers, bases de données, outils, workflows. Voir par exemple : Anthropic, « Introducing the Model Context Protocol », 25 novembre 2024.

[22] Mouad Mghari, entretien avec Le Grand Continent, « Drones, Harmattan AI : “La véritable arme stratégique, c’est l’IA” », Le Grand Continent, 15 février 2026.

[23] Florent de Saint-Victor, Ibid.

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