N° 73 : Point sur la Chine | Afghanistan : toujours plus confus | Loyauté et réserve

Abonné ? Téléchargez directement la lettre en cliquant sur ce lien !

Extrait des articles présents dans cette lettre :

Un point sur la Chine à l’été 2017

Au loin, la Chine joue un rôle clé dans nos représentations stratégiques, comme on l’a exposé en détail en 2015 (cf. LV 14).

Une puissance déconcertante. Souvent perçue comme une énigme, la Chine focalise les peurs d’un Occident qui subit sa relativisation et tente d’échapper au changement de paradigme stratégique (cf. LV 58 et 61). Civilisation résurgente, masse hors normes, vaste espace souvent illisible -mais désormais au premier rang économique mondial-, elle apparaît comme une puissance déconcertante qui esquive les rapports de force. Et elle semble se dérober, sinon au pouvoir, du moins à la puissance selon les canons occidentaux. Si elle veut prendre le meilleur de l’Occident, elle entend bien garder le meilleur de la Chine. Elle parle plus volontiers de développement pacifique, de coopération et d’harmonie que de conflit et préfère la compétition agile à la confrontation directe. Trop bouger, c’est nuire à l’harmonie des choses. Elle privilégie donc les jeux ouverts  […]

Afghanistan, toujours plus confus

Qui s’intéresse encore à l’Afghanistan ? La dernière fois que la France l’a fait, c’était au moment de l’élection présidentielle de 2012 : autant dire, une éternité ! À l’époque, il s’agissait juste de savoir si on allait retirer tout de suite les troupes françaises de la Force Internationale d’Assistance et de Sécurité (FIAS, sous direction de l’OTAN) ou si on attendrait la fin de l’année. Depuis, ce pays trop complexe a été vite oublié.

Pourtant, voici un des champs d’opérations sur lequel la guerre se déroule continûment depuis des décennies. Alors que les stratégistes sont attentifs à l’Irak et à la Syrie, observent de loin ce qui se passe en Libye ou dans la bande sahélo-saharienne, savent bien qu’un massacre se déroule au Yémen, rares sont ceux qui surveillent encore l’Asie centrale. Or, le sujet risque de revenir rapidement au premier plan […].

Lorgnette : Loyauté et réserve

Sourceimage :Fenners1984 via Visualhunt / CC BY-NC-ND

Pour lire les articles en entier, connectez-vous ou achetez le numéro dans la boutique !

 

Attention, vous devez avoir le logiciel Acrobat Reader installé sur votre poste pour lire notre lettre (format .pdf).

 

N°64 : Défense en campagne | Après l’EI

Abonné ? Téléchargez directement la lettre en cliquant sur ce lien !

Extrait des articles présents dans cette lettre :

Défense en campagne

Ledébat présidentiel 2017 est préempté depuis près de deux mois par des priorités médiatico-judiciaires sur lesquelles il y aurait à dire si La Vigie avait vocation à aborder les questions politiques sensibles. Le résultat de cette situation inédite est que les questions de fond qui nous concernent sont éclipsées : quelle sécurité pour les Français, quelle Défense pour la France, quelles relations avec nos voisins, quelle politique extérieure et quelle participation de la France à l’ordre et à la paix internationale ? La Défense est comme toujours le parent pauvre de la présidentielle tant il est admis qu’elle fait consensus et n’est pas clivante. On entend même en cette fin de législature que c’est le secteur le plus épargné par les critiques, voire que ce ministre de la Défense est le plus performant de la Vè République ! Alors, de dépit face à ce débat avorté, nous tenterons de remplir le vide en répondant à deux questions : d’abord, à quoi sert une plateforme présidentielle de défense (ce numéro) ; puis quelles sont les briques d’un programme de défense pour la France aujourd’hui ? (les prochains, LV 65 et 66).  […].

Après la chute de l’EI

L’État Islamique (EI) recule partout. Il a été chassé de Syrte en Libye, a disparu d’Alep et de la Syrie occidentale, a perdu son contrôle de la Syrie du nord et notamment le chef-lieu d’Al-Bab mais aussi Palmyre, tandis que les Kurdes, appuyés par les Américains, progressent vers le sud en direction de Raqqa, la capitale de l’émirat. En Irak, il a perdu ses positions au centre et chacun observe la bataille de Mossoul qui voit, inexorablement, les forces « irakiennes » appuyées par la coalition progresser désormais sur la rive droite du Tigre. Au Nigéria, Boko Haram voit sa zone de contrôle également réduite. Autrement dit, la partie est perdue pour l’EI qui a également égaré la magie médiatique qui avait été l’autre composante de son succès. On sait en effet que le flux des combattants s’est drastiquement tari, ne serait-ce que parce qu’il n’y a plus de voie d’accès. L’EI est assiégé et est voué à disparaître. Il faut dès lors penser la suite, selon trois directions : l’avenir de la région, la question des hommes (revenants et réfugiés), enfin la pérennité de son idéologie. […].

Lorgnette : Djihad et Sahel

Pour lire les articles en entier, connectez-vous ou achetez le numéro dans la boutique !

Source image : Jordi Bernabeu via Visual Hunt / CC BY

 Attention, vous devez avoir le logiciel Acrobat Reader installé sur votre poste pour lire notre lettre (format .pdf).