La Vigie 132 : AMR : Bilan du monde qui vient | L’Europe et l’est | Lorgnette : Rêve de Noël

Lettre de La Vigie du 25 décembre 2019

AMR 2019 : Bilan du monde qui vient

Notre annuel aide-mémoire au roi reprend l’année, un voisinage en crise, surtout au sud, une ceinture de conflits au-delà, la fin de l’Occident et donc de la notion d’ordre du monde, une rivalité prégnante entre les États-Unis et la Chine, le maintien des transversalités (nucléaire, terrorisme, criminalité armée) et la naissance de nouvelles (peuples en éveil), une Europe passive coincée entre UE et OTAN, et une France à l’orée des clarifications qu’il faut désormais poursuivre et ambition, pour réaliser notre ambition.

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L’Europe et l’est

La relation entre l’Europe et l’Est est largement déterminée par la relation entre l’Europe et la Russie. Si les spectres du XXe siècle empoisonnent aujourd’hui encore cette relation, une inversion des perspectives permettra peut-être d’aboutir à une relation constructive gagnant-gagnant.

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Lorgnette : Rêve de Noël

La période de Noël est souvent l’occasion d’une trêve des confiseurs. Cette année, la trêve cédera le pas à la grève. Faisons alors un rêve : celui d’un pays qui mettrait en vigueur sa devise. La liberté dans tous les sens du termes (liberté de circuler comme liberté de faire grève ou de manifester, les deux devant être conciliées) ; l’égalité (mais, si nous avons bien compris, c’est l’objet du débat sous-jacent à la réforme des retraites) ; et surtout la fraternité, dont nous faisions le vœu en janvier dernier (LV 108).

Or, les peuples qui se réveillent réclament tous la fraternité, sous leurs appels à la justice et à l’équité. C’est elle qui soude la communauté, fait de l’autre un semblable malgré ses différences, l’égal d’un frère avec qui se partage l’envie de vivre ensemble, en société organisée, pour vivre une communauté de destin. Cet inconnu que je croise dans la rue, mendiant ou rupin, est également ce frère.

Au fond, la fraternité est un regard, non une revendication ; un préalable, non un objectif. Dans cette période de Noël, que vous soyez en famille ou en mission, chez vous ou à l’étranger, nous vous souhaitons de vivre une belle fraternité apaisante.

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Crédit photo : Can Pac Swire on VisualHunt / CC BY-NC

AMR 2019 : Bilan d’un monde qui vient (LV 132)

Notre annuel aide-mémoire au roi reprend l’année, un voisinage en crise, surtout au sud, une ceinture de conflits au-delà, la fin de l’Occident et donc de la notion d’ordre du monde, une rivalité prégnante entre les États-Unis et la Chine, le maintien des transversalités (nucléaire, terrorisme, criminalité armée) et la naissance de nouvelles (peuples en éveil), une Europe passive coincée entre UE et OTAN, et une France à l’orée des clarifications qu’il faut désormais poursuivre et ambition, pour réaliser notre ambition.

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L’Europe et l’Est (LV 132)

La relation entre l’Europe et l’Est est largement déterminée par la relation entre l’Europe et la Russie. Si les spectres du XXe siècle empoisonnent aujourd’hui encore cette relation, une inversion des perspectives permettra peut-être d’aboutir à une relation constructive gagnant-gagnant.

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Je te ferai dire (Le Cadet n° 66)

Certes, l’Amérique a ceci de singulier qu’on ne cesse de la découvrir, elle qui pourtant n’a pas changé depuis deux siècles et demi, qui se vit tout à la fois premier matin du monde et empire des temps derniers. L’OTAN est à son image, un machin bureaucratique poussiéreux et soviétisant qui n’a jamais été une machine à faire la guerre mais à désarmer l’Europe. Quand la France reprit son strapontin dans le commandement intégré, qui crut qu’elle allait pouvoir réveiller ce dragon dormant ? Personne, du moins est-on en droit d’espérer que pas un de nos diplomates ou militaires ne se prit pour Siegfried. Pourquoi alors faire semblant de découvrir un état de mort cérébrale déjà autopsié il y a un demi-siècle par le dénommé Charles de Gaulle ? Pourquoi énerver nos alliés, qui n’étaient pas demandeurs de notre retour, en dénonçant une situation connue dès l’origine, et qui commanda notre premier départ comme notre improbable retour ? Pourquoi s’acharner également sur cette lubie récurrente d’armée européenne, sur ce fantasme d’un rééquilibrage dont personne ne veut sur le continent ?

Même pas peur ! On sent pourtant une urgence, de la fébrilité. C’est vrai que plus rien ne marche, ni en Syrie ni dans le Sahel. C’est vrai que le coût humain de nos expéditions apparaîtra un matin insupportable à la Nation. C’est vrai que notre nouveau matériel est trop lourd, trop sophistiqué pour l’art français de la guerre et pour les motos qui sont devenues l’engin de projection des Djihadistes (quatre-vingts ans après, la défaite asymétrique de 1940 n’a toujours pas été comprise), que nos hélicoptères sont toujours aveugles les nuits sans lune dans la poussière de sable, et que nos alliés nous décomptent chichement une logistique censée être mutualisée, en un mot que nous sommes désormais engoncés dans une pensée stratégique toute pourrite. C’est vrai enfin que la France n’a plus les moyens financiers, industriels et humains d’une puissance interventionniste. Mais ça on le savait déjà en 2009, on l’avait écrit dans les revues de l’Armée.

On savait qu’une intervention en Libye allait engendrer des répliques, le Cadet l’avait même deviné en juin 2011, ce qui lui avait valu la critique d’un officier général qui trouvait ces objections scandaleuses. Ledit officier est depuis devenu depuis chef d’état-major de son armée. Après Serval, on savait que le déploiement pérenne dans le Sahel conduirait à l’impasse, pour des raisons qui se sont vérifiées. Les Américains eux-mêmes avaient prévenu, et la Rand l’avait déjà écrit dès cette date. Quelle crédibilité peuvent avoir nos stratèges de cour de récréation qui, ayant sous les yeux ces avis circonstanciés, nous ont tout de même mis dans la nasse et se récrient à la découverte de leur inconséquence ? OK les gars, nous disent les Américains, cassez-vous une nouvelle fois, de l’OTAN et du Sahel, ou alors encaissez ces coups de pied bien mérités. Alors on crâne en se frottant le derrière : même pas mal !

Source photo : https://www.menadefense.net/afric/attentat-kamikaze-contre-des-blindes-de-barkhane-a-gao/

Le Cadet (n° 66)

LV 131 : Sahel : juste avant les décombres | Médor et gaz | Lorgnette : défis de la DG Défense

Lettre de La Vigie du 11 décembre 2019

Sahel : juste avant les décombres

Les motifs avancés par les uns (intérêts économiques) ou les autres (lutte contre le terrorisme) peinent à convaincre de la stratégie française au Sahel. Du coup, parce que nous définissons mal l’ennemi, nous piétinons, sachant que les autorités de la région n’ont pas les mêmes priorités que la France. Cette addition de mauvaises perceptions, de faux semblants, de mauvais calculs et de quiproquos entrave beaucoup d’initiatives. Il est temps de reposer un vrai diagnostic et de repartir du bas.

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Médor et gaz

La géopolitique de la Méditerranée orientale est aujourd’hui stimulée par l’abondance du gaz naturel qu’on a récemment trouvé dans ses fonds marins. Les équilibres de la région en sont d’autant plus modifiés que la liquéfaction en GNL de ce gaz permet désormais sa production, sa diffusion et son stockage in situ, moyennant certes de lourds investissements. Cette évolution rapide crée une dynamique stratégique de compétitions, d’alliances et de coopération qui a un fort impact non seulement sur les riverains mais aussi sur la région proche du Levant voire sur l’économie verte dont elle modifie la donne régionale.

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Lorgnette : défis de la DG défense

La nouvelle Commission européenne enfin installée présente ses innovations. Parmi celles-ci, une « DG industrie de la défense et de l’espace », baptisée Défis (Defense Industry & Space) et déjà nommée « DG Défense » comme la PECSD qui fut vite érigée en défense européenne. Mais la défense collective relève toujours de l’Otan pour la plupart des États membres de l’UE (LV 129), ce qu’a rappelé la présidente de la Commission.

Issue de la partition de la DG Industrie, cette DG sera pour les industriels de défense de l’UE un stimulant et un arbitre. On la voit comme le fer de lance d’une reconquête par les Européens de leur autonomie stratégique, une étape décisive sur la route d’une Union de sécurité et de défense, bien évidemment complémentaire de l’Otan. Avec la Coopération structurée permanente des 25/27, le FEDEF de 13 G€ sur 7 ans et Galileo, on aura ainsi un catalogue de structures qui viendront compléter le COPS, l’EMUE, l’AED et préparer l’armée européenne que certains voient se profiler.

Pour contrer la menace russe et relever le défi chinois ? On jugera sur pièce. Mais ce qui a manqué jusqu’ici, ce sont la volonté et la stratégie ; les structures ne les remplaceront pas.

JOCV

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Source photo : Hibr on Visual hunt / CC BY-NC-SA

Sahel : juste avant les décombres (LV 131)

Les motifs avancés par les uns (intérêts économiques) ou les autres (lutte contre le terrorisme) peinent à convaincre de la stratégie française au Sahel. Du coup, parce que nous définissons mal l’ennemi, nous piétinons, sachant que les autorités de la région n’ont pas les mêmes priorités que la France. Cette addition de mauvaises perceptions, de faux semblants, de mauvais calculs et de quiproquos entrave beaucoup d’initiatives. Il est temps de reposer un vrai diagnostic et de repartir du bas.

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Médor et gaz (LV 131)

La géopolitique de la Méditerranée orientale est aujourd’hui stimulée par l’abondance du gaz naturel qu’on a récemment trouvé dans ses fonds marins. Les équilibres de la région en sont d’autant plus modifiés que la liquéfaction en GNL de ce gaz permet désormais sa production, sa diffusion et son stockage in situ, moyennant certes de lourds investissements. Cette évolution rapide crée une dynamique stratégique de compétitions, d’alliances et de coopération qui a un fort impact non seulement sur les riverains mais aussi sur la région proche du Levant voire sur l’économie verte dont elle modifie la donne régionale.

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Géopolitique de la Russie (Pinot & Réveillard)

Souvent, les ouvrages collectifs sont peu considérés : ils souffrent généralement de deux défauts. Le premier, c’est une dispersion des thème d’étude et donc un assemblage de chapitres moyennement reliés au sujet principal ; Le second, c’est une qualité inégale des contributions. D’ailleurs, les deux défauts sont régulièrement liés.

Tel n’est pas le cas de cet ouvrage que nous vous présentons aujourd’hui : au contraire, il nous a réellement conquis par sa qualité, réunissant aussi bien la cohérence du discours que le niveau des contributions. Voici pourtant un sujet qui n’est pas inconnu, car le thème de la Russie (et de sa géopolitique) est régulièrement analysé par les spécialistes, qu’ils soient de Relations Internationales, de diplomatie ou de géopolitique. Il paraît donc difficile de réaliser un ouvrage actualisé de synthèse qui permette réellement de faire le point et de donner des précisions heureuses que, bizarrement, on lit peu dans les articles spécialisés, et qui évite le piège de la banalité. Continue reading “Géopolitique de la Russie (Pinot & Réveillard)”

Bye-bye Brexit ? (Le Cadet 65)

Il n’aura fallu qu’un week-end de la Toussaint pour que les Brexiters les plus intransigeants, ceux prêts à se sacrifier pour la cause jusqu’au dernier Écossais, opèrent un spectaculaire empannage au lendemain d’une interview du président américain, le temps de prendre la mesure de l’amitié toute philanthropique que portent à l’Angleterre ses anciens colonists : si elle ne rompt pas totalement avec le Vieux Continent, avertit Trump, elle trouvera porte close et devra se passer d’un accord de libre-échange. La révélation récente des exigences américaines – que le Royaume Uni mette tout sur la table des négociations y compris le système de santé – a de quoi faire réfléchir les plus américanophiles – et contrairement aux idées reçues, les sujets de Sa Majesté en comptent assez peu. Plus question de jouer l’UE contre les USA et de faire monter les enchères. Mais entre se faire tondre comme un mouton des Shetland et que mort s’ensuive, ouse faire dévorer immédiatement par le loup, Londres a choisi la leçon de Brassens, de mourir pour une idée mais de mort lente. Vive l’Europe quand même, un pied dedans un pied dehors certes, mais plus question de No Deal.

D’autant que tout comme l’Écosse n’a aucune envie de se retrouver de nouveau seule dans son face à face pluriséculaire avec la paix des Gallois et celle des rois d’Angleterre, comme chantait de son côté Sardou, de même aucun insulaire n’a intérêt à discuter avec Trump sans solution de repli, ni envie de voir pillés les derniers atouts qui restent d’un demi-siècle de désindustrialisation. Il y a la City, me direz-vous. Mais combien de temps tiendra-t-elle face au rouleau compresseur américain, et aux appétits d’ogre d’une puissance improductive qui se sait en déclin. Répétition, qui plus est, d’une situation déjà vécue : la dernière fois que l’Angleterre s’est trouvée seule, à l’été 1940, elle dut se dépouiller au titre du Cash & Carry de tout son or, de la plupart de ses actifs coloniaux et d’une partie de ses confettis impériaux, avant que l’Amérique ne consente à l’aider dans son combat contre le nazisme, après huit longs mois de palinodies et de dérobades. Les mémoires de Churchill en témoignent amèrement.

Mais mauvais calcul également pour l’Amérique : à quoi, une fois quelle serait ravalée non pas simplement au rang de 51ème état mais à celui de 14ème colonie, pourrait bien lui servir la vieille Angleterre ? Les États-Unis ont d’autres affidés sur le continent surtout dans sa partie orientale, dans ces marches toujours dans la soumission à l’empire, qu’il souffle du Levant ou du Ponant. Ils n’ont pas davantage besoin de chevaux de Troie pour couler nos entreprises et siphonner nos brevets, Alstom hier, Latécoère demain. De leur côté les Anglais tiennent autant à leur Fish & Chips que les Écossais à leur panse de brebis farcie, et ni les uns ni les autres ne sont disposés à troquer nos bœufs de Salers contre du poulet chloré de Virginie. Le Grand Large n’est pas pour demain.

Le Cadet (n° 65)

LV 130 : Peuples en mouvement | Europe-Asie : mêmes équations ? | Lorgnette : Pape et nucléaire

Lettre de La Vigie du 27 novembre 2019

Peuples en mouvement

Cet automne a vu des manifestations massives d’un bout à l’autre de la planète : en Amérique Latine, en Afrique du nord, au Proche Orient, en Europe mais aussi en Asie. Que signifie ce phénomène mondial et simultané, quand l’analyse de chaque mouvement suggère des facteurs contingents et locaux ? Malgré les différences (objet, durée, motivation sociale ou politique), ils partagent la déception envers les pouvoirs en place. Surtout, ils apparaissent comme une conséquence nouvelle de la mondialisation, aussi paradoxale que semble cette conclusion.

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Europe-Asie : mêmes équations ?

En vingt ans, la France et le Japon sont devenus des partenaires stratégiques du XXIème siècle rétablissant un niveau de relations que les deux pays n’avaient pas connu depuis l’avènement de l’ère Meiji, contribuant à l’ouverture de l’archipel à la modernité à la fin du XIXème siècle. Au fil du XXème, après avoir été alliés lors du premier conflit mondial, ils sont devenus des alliés des États-Unis après 1945. Dotés de cultures stratégiques différentes qui rendent compte de leurs histoires distinctes, leur autonomie stratégique et leurs postures d’alliance à l’égard de Washington comportent aujourd’hui des points communs qu’il est intéressant de relever à l’approche du prochain sommet de l’Otan.

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Lorgnette : Pape et nucléaire

Le discours du pape François à Nagasaki (ici) constitue un revirement de jurisprudence notable. En effet, l’Église catholique n’a jamais caché son opposition à l’arme nucléaire. Mais après de nombreux débats, elle s’était résolue, en France, à admettre le principe de la dissuasion (texte de la conférence épiscopale de 1983). La dissuasion avait été reconnue comme un mal nécessaire. Mais pour le Pape François, elle est « perverse » : « La paix et la stabilité internationales sont incompatibles avec toute tentative de compter sur la peur de la destruction réciproque ou sur une menace d’anéantissement total ». Quant à l’arme nucléaire, si son usage avait toujours été condamné, l’Église ne disait rien de sa possession. L’avoir ou la fabriquer est désormais condamné : « l’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est aujourd’hui, plus que jamais, un crime. C’est immoral ».

Le Pape lance un appel à une négociation internationale, notamment autour du TIAN (LV 87). C’est le seul moment où la morale rejoint la réalité. Car force est de constater qu’aujourd’hui, malgré les objectifs affirmés par le TNP, on ne se dirige pas vers un monde sans armes nucléaires. Au contraire.

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Peuples en mouvement (LV 130)

Cet automne a vu des manifestations massives d’un bout à l’autre de la planète : en Amérique Latine, en Afrique du nord, au Proche Orient, en Europe mais aussi en Asie. Que signifie ce phénomène mondial et simultané, quand l’analyse de chaque mouvement suggère des facteurs contingents et locaux ? Malgré les différences (objet, durée, motivation sociale ou politique), ils partagent la déception envers les pouvoirs en place. Surtout, ils apparaissent comme une conséquence nouvelle de la mondialisation, aussi paradoxale que semble cette conclusion.

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Europe-Asie : mêmes équations ? (LV 130)

En vingt ans, la France et le Japon sont devenus des partenaires stratégiques du XXIème siècle rétablissant un niveau de relations que les deux pays n’avaient pas connu depuis l’avènement de l’ère Meiji, contribuant à l’ouverture de l’archipel à la modernité à la fin du XIXème siècle. Au fil du XXème, après avoir été alliés lors du premier conflit mondial, ils sont devenus des alliés des États-Unis après 1945. Dotés de cultures stratégiques différentes qui rendent compte de leurs histoires distinctes, leur autonomie stratégique et leurs postures d’alliance à l’égard de Washington comportent aujourd’hui des points communs qu’il est intéressant de relever à l’approche du prochain sommet de l’Otan.

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