La Vigie n°1 – 13 Octobre 2014

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La Vigie n°1 – 13 octobre 2014

  • Les ennemis de mes ennemis sont mes ennemis
  • Fatigue stratégique

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Description

Lettre La Vigie du 13 Octobre 2014

Extrait des articles présents dans cette lettre :

Les ennemis de mes ennemis sont mes ennemis

Le Groupe État islamique (GEI) a réussi une performance absolument remarquable, exceptionnelle à ce point dans l’histoire : être ennemi avec tout le monde, sans exception, et n’avoir aucun allié. Ainsi, le GEI fait aussi la guerre aux jihadistes syriens du Front Al Nusrah alors qu’on aurait attendu un certain ménagement tactique. Une position aussi dure et radicale  devrait logiquement susciter la coalition  de tous ses ennemis, qui devraient normalement s’unir pour l’abattre. Or, la coalition réunie par les Américains paraît bien maigrichonne puisque ne sont disposés à frapper réellement que Français, Canadiens, Néo-zélandais et désormais Anglais et Danois. Il se dit que quelques avions du Golfe ont participé, saoudiens ou émiratis. Mais si l’on compare avec les coalitions précédentes assemblées à l’occasion de la Première Guerre du Golfe et de la Deuxième, le résultat fait peine à voir.

[…]

Fatigue stratégique

Faut-il l’exprimer clairement ? Une véritable fatigue stratégique a gagné la France et ses voisins européens. Après les opérations d’Afghanistan, du Liban, de Côte d’Ivoire, de Libye, du Mali, celles contre la piraterie, l’opération Sangaris en RCA a paru à certains comme l’opération de trop. Et nous avons été bien seuls ou presque dans ces derniers combats.

Pour bien des puissances anciennes, une ère historique d’intervention semble s’achever, dans les soubresauts militaires de la première décennie du XXIe siècle. Certes les engagements sont aussi durs qu’hier mais ils sont moins décisifs ; les champs de bataille se sont déplacés à mesure que les causes des conflits se diluaient et que les acteurs de la violence se diversifiaient. La grammaire stratégique jusqu’ici en vigueur, avec sa rhétorique de duels armés, son cadre juridique et sa boîte à outils technico-opérationnelle, semble s’être périmée depuis la fin de la guerre froide. Non que les tensions entre les peuples ne puissent plus être régulées par les armes mais parce que les tensions intra étatiques ont pris le pas sur les guerres interétatiques et que la géo-économie prévaut sur la géostratégie. Des guerres civiles aux guerres nationales, des guerres idéologiques aux guerres économiques, le temps semble s’être emballé. Le succès, la victoire, les gains et les pertes se pèsent désormais sur d’autres trébuchets et s’analysent avec d’autres critères.

[…]

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