Histoire de la grenouille (Le Cadet n° 62)

La maquette 1/1 de l’avion de combat qui sera au centre du Système de combat aérien futur, a été dévoilée au Bourget. Première constatation, il ne ressemble à rien, et certainement pas à un avion. Peut-être un air de famille avec le J-20 chinois, copie du F-22 américain.

Il parait que c’est la firme Dassault, qui dessina naguère le Mystère et le Mirage, qui en est l’auteur. Mais leur génial créateur ne disait-il pas qu’un bon avion est un bel avion, et réciproquement ? On peut déjà être certain que, à l’image du F-35, l’aéronef volera mieux qu’un aspirateur mais moins bien qu’une planche à repasser. Seconde évidence : là où soixante-quinze ans d’art aéronautique français ont marié grâce et légèreté, ce machin est beaucoup trop lourd. On nous dit qu’il devra emporter ses bombes en soute, c’est le miracle de la furtivité. Comme l’a toutefois rappelé récemment le CEMAA, « c’est furtif quand on est en face-à-face, mais quand on arrive à passer à l’arrière, on est toujours capable de récupérer la chaleur et donc la signature infrarouge. »

Mais comme en 1940, l’ennemi n’a pas à faire ce qu’on n’a pas prévu qu’il fasse. Il nous faudra surtout un porte-avions de 20 000 tonnes de plus que le Charles-de-Gaulle, avec des catapultes magnétiques encore en développement et des chaudières nucléaires gonflées en conséquence, pour au final ne délivrer par frappe qu’à peine plus que ce que projettent les Rafale.

« Envieuse sétend, et senfle, et se travaille. »

Le fiasco de l’A-400 M n’a pas servi de leçon. La DGA vient de réceptionner le quinzième appareil et le compte n’y est toujours pas. « Les capacités tactiques de cet aéronef illustrent le chemin récemment parcouru vers le standard cible », souligne la DGA avec un art consommé de l’euphémisme qui semble étranger au CEMAT : « Je ne suis pas content de la transition entre le Transall et l’A-400M pour une raison simple : s’il est un avion exceptionnel en termes de transport logistique, il ne l’est pas du tout en termes de transport tactique ».

« Senfla si bien quelle creva. »

Et il y a notre matériel roulant, passé du roues-canon léger au standard OTAN. Un A-400 M pourrait aérotransporter trois VAB-NG, il ne projettera qu’un seul VBCI, VBRM ou EBCR, lesquels ne rentrent pas dans nos derniers Transall. « Nous allons équiper nos hommes, et non recruter pour notre équipement », disait un général des US Marines. Trop tard : voilà vingt ans que les ingénieurs n’en font qu’à leur tête et que les chefs d’état-major parlent dans le vide. « Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages. » La Fontaine, reviens, ils sont devenus fous !

Le Cadet (n° 62)

Source image

La Vigie n° 120 : L’atout maritime | Belgique : combien de divisions ? | Lorgnette : Ormuz juin 2019

Lettre de La Vigie du 19 juin 2019

L’atout maritime

L’actualité maritime commande et montre que le fait maritime entre en force dans l’équation de la stratégie d’une économie mondialisée. Il est un atout majeur pour ceux qui savent le développer et un espace de prédation lucrative pour ceux qui veulent le criminaliser. Il porte aussi une logique coopérative qui pèse sur la gouvernance mondiale. La France pourtant bien placée tarde à en prendre la vraie mesure.

Pour lire l’article, cliquez ici

Belgique : combien de divisions ?

Le 26 mai dernier se tenaient en Belgique non seulement des élections européennes mais aussi des élections législatives. À force de parler de Bruxelles pour désigner l’Europe, on oublie qu’elle est la capitale d’un royaume indépendant depuis 1830. Or ces élections sont inquiétantes car elles confirment que le processus d’agonie du pays se poursuit, sans que personne n’y prenne garde. Voilà un autre symptôme de la grave épidémie politique européenne.

Pour lire l’article, cliquez ici

Lorgnette : Ormuz, juin 2019

Des trous dans la coque, des tankers en feu. On menace l’artère par laquelle sort du golfe arabo-persique le tiers des hydrocarbures mondiaux et le tiers de l’approvisionnement en pétrole de la Chine. D’où vient le coup ? À qui profite l’affaire ? Est-ce un jeu, du bluff ? Est-ce sérieux ? L’équation est complexe. Au départ, l’accord JCPoA de 2015 qu’a signé le Président Obama avec l’Iran et qu’honnit le président Trump qui le dénonce donc. Pour mieux négocier, il exerce une pression maximale sur ce pays que n’aiment ni les Américains, ni les Saoudiens. Derrière le rideau, Israël et son Premier ministre aux abois judiciaires veulent faire diversion. Dans les salles de marché, le cours du pétrole, les producteurs de gaz de schiste.

Et puis il y a les boutefeux, les duettistes américains Pompéo et Bolton prêts à tout pour faire plier l’Iran et lui barrer la route nucléaire, comme à la Corée du Nord. Des boutefeux aussi chez les Pasdarans qui perdent patience. On tire mais à blanc. Les Européens ébahis regardent un blocus, véritable acte de guerre, s’installer. Chinois, Japonais, Turcs et Russes comptent les coups et les rodomontades et pensent à un monde sans Américains. La France est au piquet à Abou Dhabi, impuissante.

JDOK

Abonnés : cliquez directement sur les liens pour lire en ligne ou téléchargez le numéro pdf (ici), toujours avec votre identifiant/mot de passe. Nouveau lecteur : lisez l’article au numéro, en cliquant sur chaque article (2,5 €), ou alors en vous abonnant (abo découverte 17 €, abo annuel 70 €, abo. orga 300 € HT) : ici, les différentes formules.

Crédit photo : digitaledinges on VisualHunt.com / CC BY-NC-ND

L’atout maritime (LV 120)

L’actualité maritime commande et montre que le fait maritime entre en force dans l’équation de la stratégie d’une économie mondialisée. Il est un atout majeur pour ceux qui savent le développer et un espace de prédation lucrative pour ceux qui veulent le criminaliser. Il porte aussi une logique coopérative qui pèse sur la gouvernance mondiale. La France pourtant bien placée tarde à en prendre la vraie mesure.

Cette page est réservée aux abonnées Membre Abonné (3 mois) et Membre Abonné (1 an).
Se connecter S’inscrire

Belgique : combien de divisions ? (LV 120)

Le 26 mai dernier se tenaient en Belgique non seulement des élections européennes mais aussi des élections législatives. À force de parler de Bruxelles pour désigner l’Europe, on oublie qu’elle est la capitale d’un royaume indépendant depuis 1830. Or ces élections sont inquiétantes car elles confirment que le processus d’agonie du pays se poursuit, sans que personne n’y prenne garde. Voilà un autre symptôme de la grave épidémie politique européenne.

Cette page est réservée aux abonnées Membre Abonné (3 mois) et Membre Abonné (1 an).
Se connecter S’inscrire

Tensions au Soudan

Un de nos correspondants, connaissant bien la région, nous envoie cette analyse que nous trouvons très pertinente . Merci à lui. JDOK

Source

Comme à chaque fois en Afrique, c’est l’envolée du prix du pain et de l’essence couplé à un chômage et une corruption étatique qui aura mis le feu aux poudres. Cette fois-ci c’est au Soudan, troisième plus grand pays d’Afrique à la triste et violente histoire.

Continue reading “Tensions au Soudan”

La Vigie n° 119 : Innovation et Prospective | Armée européenne ? | Lorgnette : Changement d’ère au Japon

Lettre de La Vigie du 5 juin 2019

Innovation et prospective

Innovation et prospective sont deux méthodes pour appréhender le futur. Elles contribuent à la stratégie, de façon différente. Elles ne sont pas exclusivement technologiques, contrairement à une perception courante. Utiles, elles doivent aussi laisser la place à un changement d’approche de la pensée stratégique : une innovation, au fond.

Armée européenne ?

L’armée européenne intéresse de nouveau même si elle reste une conjecture bien à l’étroit entre Otan et UE. Malgré de multiples tentatives, elle ne pourra sans doute émerger que d’une réflexion approfondie sur l’espace géostratégique européen. Mais elle pourrait déjà s’amorcer par une coordination de voisinage sécuritaire local dans le cadre souple d’une garde européenne.

Lorgnette : nouvelle ère au Japon

Un calendrier constitue aussi une représentation du monde. Les musulmans datent leurs années de l’Hégire, les Japonais parlent en ères… Ainsi, le Japon vient de changer d’ère impériale à l’occasion de l‘avènement du nouvel empereur, Naruhito, qui succède à son père Akihito. Le pays du soleil levant passe donc de l’ère Heisei à l’ère Reiwa, que l’on peut traduire par « belle harmonie », qui se veut annonciatrice d’un nouveau printemps.

Pourtant, ce changement constitue toujours un défi, tant le Japon paraît immuable. Devenu le pont entre l’Extrême-Orient et l’Occident, ancré dans le camp occidental, rétrogradé en 3me puissance économique mondiale (montée de la Chine et 30 ans de conjoncture défavorable), le conservatisme dirigeant maintient la société japonaise très loin des standards occidentaux.

Paradoxalement, elle se retrouve à l’unisson de la nouvelle humeur internationale qui est indubitablement très attentive aux racines à préserver face à l’uniformisation de la mondialisation. Cette permanence va de pair avec la technologie de pointe et une certaine économie de marché. Une formule à observer car elle annonce peut-être le printemps.

Abonnés : cliquez directement sur les liens pour lire en ligne ou téléchargez le numéro pdf (ici), toujours avec votre identifiant/mot de passe. Nouveau lecteur : lisez l’article au numéro, en cliquant sur chaque article (2,5 €), ou alors en vous abonnant (abo découverte 17 €, abo annuel 70 €, abo. orga 300 € HT) : ici, les différentes formules.

Crédit photo :saigneurdeguerre on Visual hunt / CC BY-NC-SA

JDOK

Innovation et prospective (LV 119)

Innovation et prospective sont deux méthodes pour appréhender le futur. Elles contribuent à la stratégie, de façon différente. Elles ne sont pas exclusivement technologiques, contrairement à une perception courante. Utiles, elles doivent aussi laisser la place à un changement d’approche de la pensée stratégique : une innovation, au fond.

§§§

Innovation and prospective studies are two methods to understand the future. They contribute to the strategy in a different way. They are not exclusively technological, contrary to a common perception. Useful, they must also give way to a change in approach to strategic thinking: an innovation, in essence.

Cette page est réservée aux abonnées Membre Abonné (3 mois) et Membre Abonné (1 an).
Se connecter S’inscrire

Armée européenne ? (LV 119)

L’armée européenne intéresse de nouveau même si elle reste une conjecture bien à l’étroit entre Otan et UE. Malgré de multiples tentatives, elle ne pourra sans doute émerger que d’une réflexion approfondie sur l’espace géostratégique européen. Mais elle pourrait déjà s’amorcer par une coordination de voisinage sécuritaire local dans le cadre souple d’une garde européenne.

§§§

The European army generates interest again even if it remains a tight conjecture between NATO and EU. Despite multiple attempts, it will probably emerge only from a deep reflection on the European geostrategic space. But it could already begin with a local security neighborhood coordination within the flexible framework of a European guard.

Cette page est réservée aux abonnées Membre Abonné (3 mois) et Membre Abonné (1 an).
Se connecter S’inscrire

Dossier n° 11 : L’Algérie, le hirak et la France (gratuit)

La Vigie est heureuse de vous présenter son dossier stratégique n° 11  : L’Algérie, le hirak et la France (daté du 30 mai 2019). En effet, La Vigie suit attentivement le dossier maghrébin depuis de nombreuses années. Au centre du Maghreb et dans une relation ancienne à la France, il y a l’Algérie. Ce pays…

Cette page est réservée aux abonnées Membre Abonné (3 mois), Membre Abonné (1 an) et Membre Non-Abonné.
Se connecter S’inscrire

Quel projet pour l’UE ? (parution)

La Vigie est heureuse d’annoncer la parution d’un ouvrage auquel ses deux membres fondateurs ont contribué. Jean Dufourcq y signe un texte sur “Quelles options, demain, pour l’Union européenne en suspens ?“. Olivier Kempf propose un texte sur “L’évolution de l’OTAN : des fins de l’Alliance à la fin de l’Alliance“. Vous trouverez ci-dessous les détails de cet ouvrage et de ses nombreux contributeurs.

QUEL PROJET DEMAIN POUR L’UNION EUROPÉENNE D’AUJOURD’HUI ?

Sous la direction de Pierre Pascallon

« Notre monde est-il au bord du gouffre ? » On a pu montrer que le monde des années 2010-2015 n’était plus celui de « la mondialisation heureuse » (A. Minc) marqué par « la fin de l’Histoire » (F. Fukuyama), mais le monde d’une « mondialisation dure ». Force est de reconnaître que ces dernières années ont confirmé ce désordre grandissant : on en vient à parler de « l’affolement du monde » (Th. Gomart). On ne s’étonnera donc pas qu’à l’heure du redéploiement des cartes de la puissance mondiale, l’Union européenne nous montre aujourd’hui le visage d’un vieux continent en plein doute qui doit à nouveau s’interroger sur ses contenus et finalités, à l’horizon 2030-35.

 

Ont contribué à cet ouvrage : Ludmila CHERENKO, le général (2S) Etienne COPEL, l’Amiral (2S) Jean DUFOURQ, le Recteur Gérard-François DUMONT, Jean-Claude EMPEREUR, Jean-Marc FERRY, le général (2S) Gilles GALLET, Thierry GARCIN, Pascale JOANNIN, Philippe MOREAU-DEFARGES, le général (2S) Olivier KEMPF, Hartmut MARHOLD, Sylvie MATELLY, Jacques MYARD, Pierre PASCALLON, Charles SAINT-PROT, Jacques SAPIR, Irnério SEMINATORE, Hans STARK, Pierre-Emmanuel THOMANN, Alexandre VAUTRAVERS, le Recteur Charles ZORGBIBE. Continue reading “Quel projet pour l’UE ? (parution)”

Héros ( Le Cadet n° 61)

J’avais accompagné mon père lors d’une mission commerciale dans une île de l’Océan Indien, qui tentait de vendre le téléphone numérique français à une toute jeune république. Le marché avait été remporté non sans qu’il faille convaincre le ministre de tutelle. Mon père m’avait alors expliqué comment sont versées les commissions, pourquoi il faudrait aller voir au retour deux hauts fonctionnaires de la rue de Rivoli (on était du temps du contrôle des changes). Le jour de la signature je me trouve à la réception, sur une île au milieu du lagon, à l’écart des grandes personnes.

Source

Le ministre vient s’assoir à côté de moi, et on parle. Je ne sais pas comment la discussion est arrivée sur le Débarquement, il m’écoute et finit par dire sans forfanterie aucune : « Mais j’y étais dans les planeurs en bois de la 6th Airborne, tout jeune sujet de Sa Gracieuse Majesté… ! On s’est crashé juste à l’entrée du Pegasus Bridge, ça a été si violent qu’on s’est retrouvé les fers en l’air ou à quatre pattes. Et puis on est sortis, je n’y voyais rien, tout le monde tirait sur tout le monde. J’ai traversé le pont et je suis allé me planquer derrière un parapet. Et puis j’ai attendu, jusqu’à l’aube. » Ce type, qui se préparait une retraite confortable même si c’était pour le plus grand bénéfice de la balance commerciale française, venait de passer du statut de ripoux à celui de héros.

D’abord qu’est-ce que c’est, un héros ? Pas un saint, mon ministre ne l’était pas. Un type bien, avec ses faiblesses, un type qui fait le job au mieux, sans se poser de questions quand il faut y aller. Les questions il se les pose avant, pas pendant. Et quand il ne revient pas, nous nous les posons à sa place. Mais un héros ne se bat pas pour mourir, sa destinée n’est pas de se sacrifier pour rien : un héros se bat pour gagner. Un héros n’est pas héroïque, il est courageux, mais il ne le sait pas. Il vous raconte qu’il a couru pour aller se planquer des tirs croisés, alors qu’en fait il a repris le pont aux Allemands. Ou alors il cabotine pour minimiser son geste, comme Roger Stéphane qui racontait comment, à la Libération, il prit l’Hôtel de ville dans un costume de Jean Marais beaucoup trop grand pour lui, et qu’il répondit à Georges Bidault, qui s’étonnait qu’il n’ait réclamé que quatre mitraillettes, que l’Hôtel de ville n’avait après tout que quatre côtés.

Il y a ceux qui minorent leur courage, soit par humilité soit par dandysme, mais tous prétextent qu’ils n’avaient pas le choix, qu’ils n’ont pas réfléchi, qu’ils ne voient pas ce qu’ils auraient pu faire d’autre : mais on a toujours le choix. Pourquoi un général de brigade reconnu de ses pairs, catholique pratiquant et modérément républicain, part-il à Londres relever la Gueuse ? A l’inverse, à Stéphane qui lui suggérait un jour que lui-même était résistant parce que juif, communiste et homosexuel, de Gaulle rétorqua : Oh Stéphane ! Vous ne croyez pas que vous exagérez tout de même un peu ?

Le Cadet

La Vigie n° 118 : La France et son armée nouvelle | Trump et le Moyen-Orient | Déception sud-africaine

Lettre de La Vigie du 22 mai 2019

 

La France et son armée nouvelle

La relation entre la France et ses forces armées évolue. Une armée globale émerge, intégrée, combattante, interarmisée, servie par un haut commandement expérimenté soutenant une politique dont la centralisation présidentielle est contrainte à la courte vue par un mandat court. La préservation des éco-systèmes des différentes armées est essentielle pour alimenter cette nouvelle armée tout comme l’entretien d’un écosystème stratégique militaire de niveau stratégique pour préserver la posture militaire de la France sur le long terme.

Lien vers l’article pour lire en ligne

Trump et le Moyen-Orient

Certains battent les tambours de guerre à Washington contre l’Iran. Est-ce à dire que le conflit est inéluctable ? Probablement pas pour deux raisons : d’abord, D. Trump n’est pas partisan des engagements militaires : s’il est brutal, ce n’est pas un faucon à la différence de beaucoup dans l’établissement. Au fond, il veut faire monter les enchères pour pousser les Iraniens à négocier en position de faiblesse un nouvel accord. Pas sûr que ceux-ci tombent dans le piège… Car Trump devient prévisible…

Lien vers l’article pour lire en ligne

Lorgnette : Déception sud-africaine

Vingt-cinq ans après la fin de l‘Apartheid en 1994, l’Afrique du sud a connu de nouvelles élections, marquées par une victoire attendue mais décevante de l’ANC, le parti héritier de N. Mandela. Il obtient certes 57 % des voix (en baisse de 4,5 %) mais il s’agit plus d’un vote d’habitude que de conviction, encore moins de résultats.

Le résultat a été accueilli par une gêne discrète et silencieuse : voici en effet la première puissance d’Afrique qui s’écroule lentement dans tous les domaines, notamment économique avec un taux de chômage « officiel » de 28 % et un PIB en chute libre. Le pays n’a pas procédé aux investissements nécessaires pour entretenir son parc industriel et minier et la sécurité est une des pires d’Afrique, continent qui a pourtant des références en la matière.

Certes, le nouveau dirigeant, C. Ramaphosa qui a succédé dans l’urgence en 2018 à Jacob Zuma a réussi à passer sous silence l’énorme scandale de corruption qui touchait ce dernier. La nouvelle élite s’est plus montrée prédatrice que réformatrice. La réforme annoncée de la terre risque de casser le dernier secteur fonctionnant encore un peu. Derrière la déception pointe l’inquiétude. Peu le disent…

Abonnés : cliquez directement sur les liens pour lire en ligne ou téléchargez le numéro pdf (ici), toujours avec votre identifiant/mot de passe. Nouveau lecteur : lisez l’article au numéro, en cliquant sur chaque article (2,5 €), ou alors en vous abonnant (abo découverte 17 €, abo annuel 70 €, abo. orga 300 € HT) : ici, les différentes formules.

Crédit photo : Ministère des armées (ici)

JDOK