La République de Centrafrique peut-elle se passer de la France (et inversement) ? (C. Glock)

La Vigie est heureuse d’ouvrir ses colloques à de jeunes plumes. Cynthia Glock nous propose ici de faire le point sur la Centrafrique et ses relations avec la France. Merci à elle. JDOK.

Le 31 octobre 2016, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian annonçait la fin de l’opération militaire Sangaris en Centrafrique. Après trois ans d’intervention et malgré un début de stabilisation, la situation sécuritaire de cet Etat failli, plongé dans une crise économique chronique sur fond de tensions ethnico-religieuses, ne s’est pourtant pas franchement améliorée…

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Début décembre 2013, alors que la République de Centrafrique (RCA) est à l’aube de sa troisième guerre civile en moins de dix ans (2004-2007, 2012-2013 puis 2013-2014) [1], la France alerte ses partenaires des Nations-Unies – jusqu’ici peu concernés – sur l’urgence de la situation. Alors qu’elle-même déploie déjà près de 4000 militaires au Mali dans le cadre de l’opération Serval, la France fait voter la résolution 2127 le 5 décembre 2013, qui permet la mise en place de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique[2] (Misca) et son appui par le lancement de l’opération française Sangaris.

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N°64 : Défense en campagne | Après l’EI

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Défense en campagne

Ledébat présidentiel 2017 est préempté depuis près de deux mois par des priorités médiatico-judiciaires sur lesquelles il y aurait à dire si La Vigie avait vocation à aborder les questions politiques sensibles. Le résultat de cette situation inédite est que les questions de fond qui nous concernent sont éclipsées : quelle sécurité pour les Français, quelle Défense pour la France, quelles relations avec nos voisins, quelle politique extérieure et quelle participation de la France à l’ordre et à la paix internationale ? La Défense est comme toujours le parent pauvre de la présidentielle tant il est admis qu’elle fait consensus et n’est pas clivante. On entend même en cette fin de législature que c’est le secteur le plus épargné par les critiques, voire que ce ministre de la Défense est le plus performant de la Vè République ! Alors, de dépit face à ce débat avorté, nous tenterons de remplir le vide en répondant à deux questions : d’abord, à quoi sert une plateforme présidentielle de défense (ce numéro) ; puis quelles sont les briques d’un programme de défense pour la France aujourd’hui ? (les prochains, LV 65 et 66).  […].

Après la chute de l’EI

L’État Islamique (EI) recule partout. Il a été chassé de Syrte en Libye, a disparu d’Alep et de la Syrie occidentale, a perdu son contrôle de la Syrie du nord et notamment le chef-lieu d’Al-Bab mais aussi Palmyre, tandis que les Kurdes, appuyés par les Américains, progressent vers le sud en direction de Raqqa, la capitale de l’émirat. En Irak, il a perdu ses positions au centre et chacun observe la bataille de Mossoul qui voit, inexorablement, les forces « irakiennes » appuyées par la coalition progresser désormais sur la rive droite du Tigre. Au Nigéria, Boko Haram voit sa zone de contrôle également réduite. Autrement dit, la partie est perdue pour l’EI qui a également égaré la magie médiatique qui avait été l’autre composante de son succès. On sait en effet que le flux des combattants s’est drastiquement tari, ne serait-ce que parce qu’il n’y a plus de voie d’accès. L’EI est assiégé et est voué à disparaître. Il faut dès lors penser la suite, selon trois directions : l’avenir de la région, la question des hommes (revenants et réfugiés), enfin la pérennité de son idéologie. […].

Lorgnette : Djihad et Sahel

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Le monde se fragmente : que faire ? (M. le PM Moussa Mara)

Nous sommes heureux d’accueillir ce texte de M. Moussa Mara, ancien Premier Ministre du Mali. Il témoigne d’une vision certaine et d’un intérêt évident pour l’analyse stratégique. JDOK

Tout observateur de la vie internationale remarquera que l’évolution de notre planète présente de réels signes d’inquiétudes. Dans de nombreux pays importants, on voit progresser le sentiment du repli sur soi, le populisme triomphant et la promotion des idées radicales et de confrontations. On est également témoin de l’essor des mouvements intégristes, partisans de la confrontation des idéologies et des civilisations. Les positions dominantes semblent orientées sur le repli sur soi voir le chacun pour soi. Ici ou là, on voit les frontières se fermer alors que jamais, notamment grâce aux technologies, le monde n’a été aussi intégré, l’information et les savoirs aussi partagés !

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Micmacs au pays du cacao: 2 mauvaises raisons de ne pas s’inquiéter et 1 bonne de s’alarmer

La Côte d’Ivoire a récemment connu une mutinerie à Bouaké. Près de 15 ans après le début de la guerre civile, cet événement n’est-il qu’un incident dans la normalisation conduite par A. Ouatarra, ou est-ce un signe annonciateur de quelque chose de plus grave  ? J. M. Lavoizard, notre correspondant, nous donne son éclairage. Merci à lui. La Vigie

Mutinerie Bouaké

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Issu du néerlandais muyte maken qui signifie faire une émeute, micmac décrit bien la situation politico-militaire actuelle en Côte d’Ivoire.

Ceux qui s’inquiètent de possibles conséquences économiques négatives des mutineries suspendues au règlement sonnant et trébuchant des engagements de la politique du chéquier peuvent se rassurer à bon compte, rien ne changera à court terme au plan économique. Pour les deux raisons suivantes : Continue reading « Micmacs au pays du cacao: 2 mauvaises raisons de ne pas s’inquiéter et 1 bonne de s’alarmer »

Étude stratégique n° 5 (gratuit): La régionalisation de la sécurité en Afrique, le cas du Sahel

J. Dufourcq vient de publier dans le dernier hors série de Res militaris un article sur La régionalisation de la sécurité en Afrique, l’exemple du Sahel. Res Militaris est une revue en ligne de sciences sociales consacrée aux questions militaires et de sécurité. Ce HS, paru en décembre 2016, est dirigé par Martine Cuttier, de la faculté de Toulouse, est intitulé :  « France : opérations récentes, enjeux futurs« . Vous pouvez le lire gratuitement ici.

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Résumé

Les questions de sécurité en Afrique ont, comme partout, des racines socio-économiques et ethno-politiques. La géographie les a compliquées dans la zone de transition sahélienne entre Afrique blanche méditerranéenne et Afrique noire subsaharienne. Les pays riverains du Sahel qui ont hérité de l’histoire des comportements économiques et des réflexes sécuritaires de coopération-compétition sont aujourd’hui soumis à un faisceau de menaces qu’ils ont bien du mal à traiter collectivement. Longtemps ingouverné, le Sahel s’est en fait constitué en terrain de chasse libre depuis une vingtaine d’années et est soumis aujourd’hui à des tensions multiples. Il pourrait aussi devenir une sorte de laboratoire d’une coopération vertueuse de la dizaine de pays que leur périphérie saharienne préoccupe. Pour la France qui y entretient un réseau de bases et y conduit des opérations militaires souvent à son corps défendant, faire en permanence la pesée des risques africains et agir sans relâche pour le développement sécurisé et durable du Sahel sont deux obligations de sécurité nationale.

Introduction                                                                                                      p. 2

I . Contrastes africains                                                                                  p. 2

II . Problématique sécuritaire de la frontière en espace complexe : le Sahel p.6

III. Sahel, ravage sud du Sahara, nœud régional                              p. 6

IV. Dix riverains autour d’un même espace : retour théorique   p. 9

V. La sécurité des Etats à façade sahélienne : bilan sécuritaire  p. 10

VI. Sécurité et développement durable du Sahara : propositions p. 11

Pour finir                                                                                                               p. 12

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N° 59 : Stratégie 2017 (1/2) | L’Afrique arc-en-ciel

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Stratégie en 2017 (1/2)

Au seuil de 2017, il est utile de faire le point stratégique : selon l’usage, nous verrons d’ici un an si nos prévisions se confirment. Mais au fond, peu importe : le plus utile dans l’exercice consiste à se projeter, à tenter d’anticiper demain, seul diagnostic nécessaire car préalable à la décision stratégique. Si 2016 fut un tournant stratégique majeur (LV 33 et 58), nul doute que 2017 favorisera des mouvements rendus possibles par l’ouverture du jeu et la fluidité de ce qui n’est plus un « système international ». Ce premier article évoquera le diagnostic géopolitique, la vision stratégique étant développée dans 15 jours. […]

L’Afrique arc-en-ciel

Commencer l’année en regardant où en est l’Afrique, c’est bien évidemment reconnaître son poids dans l’équation stratégique de 2017. Regardons l’Afrique comme l’un des foyers de développement actif de la planète et non comme un pôle de puissance car l’Afrique n’a toujours pas fait son unité géopolitique. On le sait (cf. LV 19), elle est lestée de ses quatre handicaps structurels : l’État-nation comme modèle politique, le libéralisme comme doctrine économique, les guerres inter-ethniques comme legs du passé et un modèle d’Union mal adapté à ses réalités. Elle est confrontée à deux difficiles dilemmes : politique pour asseoir une identité étatique authentiquement africaine, et sécuritaire pour faciliter un développement vraiment durable. […]

Lorgnette : Fin de règne et déni moral

Source image :  Steve Crane via Visual Hunt / CC BY-NC-ND

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Etudes Stratégique n° 4 : La France vue par ses proches

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La France est-elle intimidante, résolue, respectable, aimable, cohérente, fiable ? Comment est-elle perçue à l’extérieur ?

Ces questions, avec d’autres, (Quels sont les atouts stratégiques de la France ? Quels sont ses défauts et limites ? Quels accords stratégiques ou quels projets faudrait-il développer en commun ?), nous les avons posées à des chercheurs de pays proches de la France, voisins et partenaires.

 Cityscape with Eiffel Tower

Tous ont répondu sans fard, signe que la France continue de ne pas laisser indifférent, au plan stratégique. Elle demeure donc un acteur qui compte. Nous déplorons toutefois que les chercheurs américains sollicités, trop occupés par la force des débats de l’élection présidentielle américaine, aient passé leur tour : faut-il y voir un désintérêt pour la France ou l’habituel américano-centrisme ?

On lira ci-dessous ces contributions diffusées au premier semestre 2016 comme un large tour d’horizon des regards portés sur la France par des proches. On découvrira avec une certaine surprise que la principale pétition qui se dégage de ces propos parfois lapidaires est que, dans le désordre actuel, la France doit d’abord être la France, autonome, lucide, engagée et impartiale, ce qu’elle n’est sans doute plus assez.

Ainsi, pour reprendre les trois questions proposées, la plupart des auteurs reconnaissent à la France d’être la première puissance militaire européenne et qu’elle est quasiment la seule nation européenne à avoir un rôle à l’échelle du monde. A contrario, le principal reproche qu’on lui fait est de ne pas assez coopérer ou, plus exactement, de se comporter de façon unilatérale (et non intergouvernementale). La plupart des auteurs répondent enfin qu’il y a des espaces de coopération entre leur pays et la France : ici, la diversité des demandes empêche d’identifier un axe clair, ce qui suggère que la ligne stratégique de la France doit être multiple et s’orienter selon plusieurs axes (européen, africain, mondial par exemple).

Il sera bon de s’en souvenir à la relève de législature en mai 2017.

Notons enfin que chacune de ces analyses, publiées dans La Vigie au premier semestre 2016, doit être lue en conservant à l’esprit sa date de parution et les événements qui faisaient alors l’actualité. Parfois, cela peut éclairer le propos.

Bonne lecture. JDOK

La France stratégique vue de :

 

  1. Tunis (Abderaouf Ounaies)-                                     6 janvier 2016
  2. Grande-Bretagne (Julian Lindley-French)-          20 janvier 2016
  3. Madrid (Felix Arteaga)-                                            3 février 2016
  4. Rome (Ferdinando San Felice di Monteforte)-    17 février 2016
  5. Belgique (André Dumoulin)-                                    2 mars 2016
  6. Bucarest (Gheorge Ciascai)-                                     16 mars 2016
  7. Rabat (Jawad Kerdoudi)-                                          30 mars 2016
  8. Varsovie (Andrzej Szeptycki)-                                  13 avril 2016
  9. Stockholm (Lars Wedin)-                                          27 avril 2016
  10. Beyrouth (Georges Corm)-                                        11 mai 2016
  11. Bamako (Moussa Mara)-                                           25 mai 2016
  12. Berne (Alexandre Vautravers)-                                 8 juin 2016
  13. Moscou (Anna Dudar)-                                              22 juin 2016
  14. Berlin (Detlef Puhl)-                                                   6 juillet 2016
  15. Alger (Abdennour Benantar)-                                  20 juillet 2016
  16. Zagreb (Jugo Joz)-                                                      Inédit

Photo via Rob Potvin via VisualHunt.com

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N° 43 : Éloge du débat stratégique en France | Priorités à l’Est de l’Europe | Stratégie 2017 : vu de Bamako

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

Éloge du débat stratégique en France

A quoi servent les militaires, sinon à protéger notre pays des guerres et, quand elles sont là, à les gagner ? À quoi sert le débat stratégique, sinon à placer les intérêts et les responsabilités de sécurité de la France sur l’échiquier de la conflictualité actuelle pour faciliter la compréhension, la décision et l’allocation des ressources nécessaires à nos engagements au service de la défense du pays, de la paix et de la sécurité internationale ? Mais, il est vrai que, fatiguée de grandeur, la France demande plus de sécurité, moins d’initiatives, de responsabilités, moins d’aventures, ce que diagnostiquait Chaunu, il y a 20 ans déjà. Aussi le débat stratégique est-il atone comme si on renonçait à en faire dépendre notre sécurité et à mobiliser les Français. […]

Priorités à l’est de l’Europe

Les priorités stratégiques françaises sont bien connues : cadre européen réaffirmé, lutte contre le jihadisme, action en Afrique, présence active au Moyen-Orient, influence dans nos zones d’intérêt (océan Indien, Polynésie, Caraïbes). Mais à l’heure où les programmes des divers candidats à la présidentielle donnent tous la primauté à l’Europe, nul ne relève que les Européens de l’Est ont des perceptions différentes des nôtres. Or il n’y a pas de stratégie européenne possible sans politique russe. […]

Lorgnette : Tournant tunisien

Stratégie 2017 : vu de Bamako (Moussa Mara)

Le principal atout de la posture stratégique de la France aujourd’hui est son influence culturelle dans notre espace, qui est véhiculé par la langue, les pratiques administratives et étatiques et la devise de la République qui fait encore écho en Afrique francophone.  […]

Source image : Peer.Gynt via Visual Hunt / CC BY-NC-SA

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La force multinationale mixte de la CBLT et l’imbroglio Boko Haram : entre ambiguïtés, réticences et opportunités (R. Nana Ngassam)

A l’heure où le président Hollande a annoncé le renforcement de la coopération avec le Nigeria pour lutter contre Boko-Haram, il nous a paru important de faire un point sur l’organisation jihadiste. Nous remercions pour cela Rodrigue Nana Ngassam, doctorant à l’université de Douala, qui nous livre un bel article. Merci à lui. JDOK

source

Résumé :

Aux confins du bassin du lac Tchad, Boko Haram s’enracine. La secte islamiste multiplie depuis ce sanctuaire quasi-inexpugnable des actions violentes tant à l’égard des populations que des forces de sécurité qui la combattent. Devant l’acuité de ses actions, les États de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et le Bénin ont décidé de mettre sur pied une force multinationale mixte chargée de l’anéantir. Approuvé début mars 2015 par le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) et opérationnel depuis juillet 2015, cet outil militaire suscite des questions quant à l’éradication prochaine de Boko Haram. Le présent article propose un état des lieux de cette force et les opportunités à saisir, face à la réalité de la menace de cette nébuleuse islamiste.

 

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La Vigie n° 28 : RCA, Burkina, Mali: transitions difficiles | Enjeux climatiques

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Extrait des articles présents dans cette lettre :

RCA, Burkina, Mali : transitions difficiles

Trois crises perdurent dans des pays emblématiques « du champ », qui furent (et demeurent) sous influence française. Plutôt que de faire l’éternel procès de la Françafrique, profitons des derniers rebondissements pour poser les questions récurrentes des élites, de l’obsession pour la lustration et des transitions politiques.

La RCA ou la faillite des élites. Ce pays est le prototype de l’État failli, au point que la communauté nationale ne s’y reconnaît même plus comme telle. La faillite dépasse une simple guerre civile qui verrait s’opposer un camp contre l’autre.

[…]

Enjeux climatiques

Difficile d’échapper à la COP 21 tant le battage est intense. C’est que cette 21ème rencontre à Paris des signataires de la « Convention des Nations unies sur le changement climatique » n’est pas ordinaire. D’abord parce que la France l’a quasi « privatisée », on l’a dit, mais aussi parce que l’intensité ressentie du dérèglement climatique et l’affluence des délégations font de ce « sommet de Paris » un moment critique, sorte de dernière chance de sagesse collective.

Laissons à d’autres le soin de gloser sur l’ampleur de l’engagement à prendre (1°, 1.5° ou 2°c), de la différenciation à opérer

[…]

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